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| Les quotas de la discorde |
Ils sont "fermes" et "déterminés". Les marins-pêcheurs ont affirmé mercredi qu'ils ne lèveraient pas les barrages dans les ports de la Côte d'Opale, en dépit d'une décision de justice qui ordonne leur déblocage.
"On ne lève rien du tout. On reste en place", a déclaré le président du comité local des pêches de Boulogne-sur-mer, Marc Perrot (CFTC), peu avant la réunion avec une dizaine d'autres représentants des pêcheurs du Nord/Pas-de-Calais avec ministre de la Pêche Michel Barnier pour trouver une issue au conflit. Entamées en début de soirée, les discussions se poursuivaient à 22 heures. "On va négocier des quotas supplémentaires" de pêche "et on ne veut pas d'argent", a ajouté le syndicaliste dans une allusion aux mesures "d'accompagnement économique" proposées par le gouvernement qui écarte toute remise en cause des quotas.
"On a toujours trouvé des accords"
"Nous ne voulons pas d'argent, nous voulons travailler", a renchéri José Huleux, président du groupement des artisans pêcheurs de Calais, rappelant que les pêcheurs réclamaient une hausse des quotas de capture de cabillauds et de soles. "C'est pas normal que sur nos zones de pêche, il y ait les Belges et les Hollandais qui viennent travailler", a-t-il ajouté. Avec le système de quotas actuel, les Hollandais ont le droit de pêcher jusqu'à 10.000 tonnes de soles, "alors que nous n'avons droit dans le nord qu'à 77 tonnes", a-t-il expliqué. Il s'est toutefois déclaré confiant sur l'issue des discussions: "on a toujours trouvé des accords. Je ne vois pas pourquoi aujourd'hui, on n'en trouverait pas".
Il en a appelé au président Sarkozy, qui avait reconnu "qu'on avait un problème de quotas" et s'était engagé à "remettre le problème à plat lors de la présidence française de l'Union européenne". "Cela n'a pas été fait, mais nous le rappellerons ce soir au ministre", a-t-il assuré.
Depuis mardi, les pêcheurs paralysent les ports de Calais, Dunkerque et Boulogne-sur-mer. Ce mouvement de protestation bloque le trafic transmanche. La justice française, saisie par les compagnies de ferries LD Lines et P&O, a ordonné mercredi aux pêcheurs de cesser les blocages des ports sous peine d'amendes.
(D'après agence)
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