Blocage des ports : les pêcheurs reçus au ministère

le 15 avril 2009 à 15h50 , mis à jour le 15 avril 2009 à 15h55

Michel Barnier propose aux pêcheurs une réunion jeudi pour discuter de mesures d'aide économique mais refuse de revenir sur les quotas de pêche.

pêche pêcheurs filet poissons bateau chalutier © Médiathèque de la Commission européenne

Une délégation d'une dizaine de personnes représentant les pêcheurs du Nord/Pas-de-Calais qui bloquent les ports de Calais, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque depuis mardi, sera finalement reçue ce mercredi à 19 heures à Paris au ministère de la Pêche. Selon un marin-pêcheur de Dunkerque (Nord), membre de la délégation, celle-ci devrait être reçue par le directeur de cabinet du ministre Michel Barnier.

Plus d'infos

 
Mercredi matin, les pêcheurs avaient pourtant refusé la proposition de Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, qui les invitait à une réunion jeudi. Mardi, au déclenchement du conflit, le ministre s'était en effet dit prêt au "dialogue" sur des mesures "d'accompagnement économique" pour les entreprises de pêche en difficulté, mais avait écarté toute remise en cause des quotas, ce qui avait motivé le refus des pêcheurs.

 

Bruxelles refuse de revenir sur les quotas

 

Ces derniers ont donc changé leur fusil d'épaule : "On y va dans l'espoir de renégocier les quotas de prises. On ne veut pas de l'argent public, on veut travailler. Le blocus est maintenu, on verra ce qu'il en sera après la réunion", à déclaré à la presse Jacques Pinto, représentant de la CFDT à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). "On va revendiquer notre droit au travail et nous notre travail c'est de pêcher les poissons et de les vendre, donc il faut des quotas", a ajouté M. Pinto.
 
Depuis mardi après-midi, une centaine de bateaux de la Côte d'Opale, représentant plus de 500 pêcheurs, bloquent les ports de Dunkerque, Boulogne-sur-Mer et Calais, paralysant le trafic des ferries vers l'Angleterre, pour obtenir une hausse des quotas de cabillaud, sole et autres. Michel Barnier s'est dit prêt au "dialogue" sur des mesures "d'accompagnement économique" des entreprises de pêche en difficulté. Bruxelles a répété mercredi qu'il n'y avait aucune possibilité de relever les quotas de pêche adoptés en décembre et que la France "faisait son devoir" en les appliquant.

 

(D'après agence)

le 15 avril 2009 à 15:50
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