Image d'archives © REUTERSIls sont remontés. Quelque 200 salariés ont interrompu lundi en début d'après-midi une assemblée générale des salariés du constructeur américain d'engins de chantiers Caterpillar en Isère. Après avoir interrompu l'AG, qui se déroulait dans les locaux du comité d'entreprise (CE), entre 200 et 250 salariés ont pris la décision de se rendre à la direction départementale du travail (DDT), afin de bloquer les négociations sur le plan de sauvegarde de l'emploi, en cours.
Les "Caterpillar" veulent se battre jusqu'au bout
Malgré la condamnation du tribunal correctionnel de Grenoble, les salariés de Caterpillar continuent à camper sur le site d'Echirolles. La reprise est prévue lundi pour 2000 salariés en chômage partiel.
Publié le 17/04/2009
"Il y a trop d'avis divergents", a déclaré à l'AFP l'un des salariés, sous couvert de l'anonymat, avant de prendre le chemin de la DDT, dont l'entrée était bloquée par la police, et devant laquelle les manifestants ont chanté "aux armes, nous sommes les salariés, nous sommes en colère, on va gagner, et Cater' va devoir payer".
"C'est nous les ouvriers qui décidons"
Les négociations, qui devaient reprendre à 15 heures, portent sur le livret III et le livret IV (bien-fondé des licenciements, accompagnement volontaire des ouvriers licenciés) du PSE, selon Pierre Piccarreta, délégué CGT.
"Maintenant, c'est nous les ouvriers qui décidons, ce ne sont plus les délégués" syndicaux, a déclaré à l'AFP Jamel Kheddache, l'un des manifestants, qui exigent que les négociations reprennent dans les locaux de l'usine de Grenoble et non à la DDT.
L'AG interrompue devait permettre aux délégués syndicaux de faire connaître aux salariés les termes de l'accord conclu dimanche soir à Paris avec la direction de Caterpillar au ministère de l'Economie, après neuf heures de discussions et deux mois de de conflit. Cet accord prévoit que la direction s'engage à assurer la pérennité des sites de Grenoble et Echirolles. Il confirme que le nombre de suppressions de postes est ramené de 733 à 600. Une partie des 2.000 salariés de Grenoble et Echirolles, au chômage partiel, ont repris le travail lundi matin.
(D'après agence)
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