"On va gagner, et Cater' va devoir payer"

le 20 avril 2009 à 15h27 , mis à jour le 20 avril 2009 à 16h17

Une réunion des salariés du constructeur américain d'engins de chantiers a été interrompue lundi en début d'après-midi, par quelque 200 salariés en colère.

CaterpillarImage d'archives © REUTERS

Ils sont remontés. Quelque 200 salariés ont interrompu lundi en début d'après-midi une assemblée générale des salariés du constructeur américain d'engins de chantiers Caterpillar en Isère. Après avoir interrompu l'AG, qui se déroulait dans les locaux du comité d'entreprise (CE), entre 200 et 250 salariés ont pris la décision de se rendre à la direction départementale du travail (DDT), afin de bloquer les négociations sur le plan de sauvegarde de l'emploi, en cours.

  • Les "Caterpillar" veulent se battre jusqu'au bout

    Malgré la condamnation du tribunal correctionnel de Grenoble, les salariés de Caterpillar continuent à camper sur le site d'Echirolles. La reprise est prévue lundi pour 2000 salariés en chômage partiel.

    Publié le 17/04/2009 Les "Caterpillar" veulent se battre jusqu'au bout
Plus d'infos

 
"Il y a trop d'avis divergents", a déclaré à l'AFP l'un des salariés, sous couvert de l'anonymat, avant de prendre le chemin de la DDT, dont l'entrée était bloquée par la police, et devant laquelle les manifestants ont chanté "aux armes, nous sommes les salariés, nous sommes en colère, on va gagner, et Cater' va devoir payer".

"C'est nous les ouvriers qui décidons"
 
Les négociations, qui devaient reprendre à 15 heures, portent sur le livret III et le livret IV (bien-fondé des licenciements, accompagnement volontaire des ouvriers licenciés) du PSE, selon Pierre Piccarreta, délégué CGT.
 
"Maintenant, c'est nous les ouvriers qui décidons, ce ne sont plus les délégués" syndicaux, a déclaré à l'AFP Jamel Kheddache, l'un des manifestants, qui exigent que les négociations reprennent dans les locaux de l'usine de Grenoble et non à la DDT.
 
L'AG interrompue devait permettre aux délégués syndicaux de faire connaître aux salariés les termes de l'accord conclu dimanche soir à Paris avec la direction de Caterpillar au ministère de l'Economie, après neuf heures de discussions et deux mois de de conflit. Cet accord prévoit que la direction s'engage à assurer la pérennité des sites de Grenoble et Echirolles. Il confirme que le nombre de suppressions de postes est ramené de 733 à 600. Une partie des 2.000 salariés de Grenoble et Echirolles, au chômage partiel, ont repris le travail lundi matin.
 

(D'après agence)

le 20 avril 2009 à 15:27
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11 Commentaires

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  • Byebye, le 21/04/2009 à 18h06

    Courte vue Qui veut parier que dans 2/3 ans, ce ne seront ni 600 ni 733 emplois qui seront supprimés par Caterpillar en France mais bien plus ?

  • Remi, le 21/04/2009 à 12h12

    Et une entrprise de plus qui n'invistira plus jamais en France a l'avenir a cause de quelques energumenes. Oui, Jack est violent dans ses propos, mais que dit'il de mensonger? Plus personne ne voudra embaucher des gens qui le jour ou il n''y a plus de travail crachent sur ceux qui leur en ont donne pendant de nombreuses annees. Les roles sont inverses, ce n'est pas l'ouvrier qui est gentil de travaille rpour l'entreprise, mais l'entreprise qui est gentille de donner du travail a l'ouvrier Francais. Que propose le PS dans ce genre de situation au fait?

  • Jean, le 20/04/2009 à 23h11

    Vous l'Anonyme ,c'est comme les cagoules il faut se découvrir ,facilede parler sous l'anonyma ,facile de dire vous les casseurs d'entreprise..... ,soit que vous soyer un fontionnaire ou alors une personne qui roule sur l'or Mefffff Villepin à raison ....la révolution arrive ,ouvrez les yeux.........

  • Christian, le 20/04/2009 à 23h07

    Comment accepter des arguments telque jack .Moi monsieur je suis un leve tot comme dirait votre cher president depuis plus de trente trois ans pour un salaire mensuel avoisinant les 1800 euros je ne pense pas etre un nanti (d'ailleurs pour avoir un raisonnement tel le votre vous devez gagner beucoup plus ayez le courage de l'ecrire) traite des salaries de voyous et certainement bientot de voleurs puisqu'ils veulent etres payes a rien foutre ceci m'est intolerable sachez monsieur avec de tel ecrits vous attisez la haine excusez moi du peu mais je pense sincerement et je resterais poli car il pourrait y avoir un simple mot ; je vous dirais simplement vous n'etes vraiment pas intelligent .Comment insulte des salaries qui n'ont que leurs forces de travail pour vivre et que ce sont ceux a qui ils la vendent , oui monsieur que cela vous plaise ou pas notre travail est une marchandise qui engraissent ceux qui nous ont mis dans la situation que nous connaissons ce sont eux qui ont boursticotter ,creer les stocks options ,les parachutes dores ,le bouclier fiscal ce sont eux les voleurs,les faineants,les nantis oui monsieur la crise elle a bon dos .A LCI SI ma reponse a ce monsieur n'est pas publier je l'enverrai ainsi son commantaire a certaines presses ecrites ce n'est pas du chantage car ce serait de la pure censure .Car aujourd'hui on nous parles de violence mais le commantairede ce monsieur envers des salaries est d'une extreme violence cela entraine obligatoirement d'autres violences

  • Jack, le 20/04/2009 à 19h23

    "on va gagner" ? a court terme car personne ne va vouloir reprendre ces voyous dans la region de grenobe et caterpillar va tout faire pour, a terme, arreter de travailler avecv cette france de nanti. Caterpillar ne vend plus d'engins Cette société ne va pas payer de gens a ne rien faire !! oui, c'est malheureux mais c'est comme ca partout ailleurs et même pire dans certains pays. Il vaut mieux que ces voyous pensent à la suite et essais de se recycler. Ils font tout simplement honte à notre france de faignants.

  • Fabrice, le 20/04/2009 à 18h45

    Bien sûr que la situation des salariés ici, comme dans de nombreuses sociétés en France et dans le monde, est aujourd'hui dramatique. Il est insupportable de vivre avec cette menace de perte d'emploi permanente et des salaires qui ne permettent pas de vivre dignement. Mais il ne fait pas se tromper de cible. Si la France n'avait pas une fiscalité et des charges sociales si lourdes (destinées notamment à financer le train de vie de l'Etat), les entreprises ne chercheraient pas, dès que c'est possible, à réduire la toile en France.

  • Pierre, le 20/04/2009 à 18h30

    L'histoire a Coluche: pendant ce temps la, on ecoule les stocks. Les salaires ne seront pas payes,tout benef. c'est une boite americaine qui protege les emplois aux US.

  • Anonyme, le 20/04/2009 à 17h36

    Ajourd'hui a cause d'une petite minorite comme decrit ci-dessus, c'est maintenant 2600 emplois qui risquent d'etre menaces.....C'est une honte alors que le PSE propose semble acceptable et supporte par la plus part des employes.....En fait cette minorite ne regarde que leur probleme personnel sans se soucier des autres....Ils ne defendent pas les salaries, ils les detruisent.....Je suis contre ce mouvement....

  • Riri, le 20/04/2009 à 17h07

    Comment voulez vous que des ouvriers reprennent le travail, sachant que 600 d'entre eux vont perdre leur emploi, moi je pense que l'on fait de la division on est en train de mettre les uns contre les autres ( individualisme).

  • Jean, le 20/04/2009 à 16h43

    En bout de ligne ce qui va arriver: caterpillar va se tanner et ils vont renterer chez eux... et dune maniere ou d autre caterpillar va supprimer ses unsines en france, merci pour l image que vous donnez aux gens qui aureient eventuellement l intention d investir dans ce pays

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