En 2009, une embauche sur quatre remise en cause

le 10 avril 2009 à 12h27 , mis à jour le 10 avril 2009 à 12h30

Pour cette année, le nombre d'intentions d'embauche est en baisse de 24%. Toutes les familles de métiers sont concernées.

femme bureau travail ordinateur égalité boulot © TF1-LCI

Les intentions d'embauche des entreprises françaises chutent de près de 24% cette année par rapport à 2008 à moins d'un million, selon une enquête annuelle réalisée par Pôle Emploi et le Credoc sur les besoins de main d'oeuvre. Seulement 16,9% des établissements du secteur privé envisagent de recruter en 2009 ; l'enquête fait état de 989.400 projets de recrutement, soit 308.800 de moins qu'en 2008 et le plus bas niveau enregistré depuis son origine en 2002.

 

La dégradation des perspectives d'embauche concerne toutes les familles de métiers mais affecte en premier lieu les ouvriers du BTP et de l'industrie du fait de la chute d'activité dans ces deux secteurs. Par rapport à l'année dernière, les intentions d'embauche chutent de 49% pour les ouvriers du BTP et de 44% pour les ouvriers de l'industrie. Les fonctions sanitaires et sociales semblent mieux résister au recul des intentions d'embauche, avec une baisse de 6,2%. Elle est de 13% pour les fonctions liées à la vente, au tourisme et aux services et de 19% pour les fonctions d'encadrement.

 

4 embauches sur 10 réalisées en interne

 

En termes de secteur d'activité, les services bénéficient d'une moindre dégradation des perspectives de recrutement (-14,3%), en particulier dans l'hôtellerie-restauration qui concentre le plus grand nombre d'intentions d'embauche (165.233, en baisse de 8%). A l'inverse, les intentions d'embauche diminuent de près de moitié dans l'industrie manufacturière et la construction (respectivement -47,9% et -46,8%). Les projets de recrutement demeurent largement concentrés dans les zones à forte densité économique, les cinq premières régions françaises (Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Aquitaine, Pays de Loire) concentrant plus de la moitié (55,5%) du total.

 

Sur 10 embauches réalisées par les entreprises, quatre le sont en interne, trois par appel à des candidats débauchés dans une autre entreprise, deux viennent diminuer les rangs des chômeurs ou des inactifs et une correspond à un "primo arrivant" sur le marché du travail.  

 

D'après agence

le 10 avril 2009 à 12:27
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

3 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Patibulaire, le 10/04/2009 à 17h20

    Quand vous êtes chomeur comme moi depuis deux ans , vous avez beau élargir vos recherches, augmenter la distance kms, finir par ce que vous vouliez plus faire, car c'est pas possible de changer d'orientation, il faut encore que les employeurs vous réppondent! moi j'ai 57 ans en juin je n'ai plus droit à rien car j'ai été commerçante pendant les 10 dernières années et j'ai l'impression que je n'ai plus qu'à disparaitre et personne ne s'en appercevra! dommage en france quand on a eu le culot de s'installer on est vraiment mis à l'écart malgré tout ça j'ai quand même 160 trimestres de ss mais l'allocation retraite est disparue depuis janvier 2009 dommage! et riien d'autre en remplacement voilà ce n'est que mon cas mais c'est bien triste d'être sénior à notreépoque demander à Monsieur le Président de ce pencher sur le cas des seniors et des retraites je suis sûre qu'il ne sais pas du tout nos problèmes merci cela fait du bien de parler PATIBULAIRE

  • Boost21, le 10/04/2009 à 14h34

    Oui ca me parait assez vrai comme statistique moi meme ma boite a deposer le bilan et j ai eu la chance de me faire embaucher directement derriere dans une plus grosse boite et je souhaite bonne chance a tout les chomeurs et futur chomeur

  • Michel, le 10/04/2009 à 14h17

    C'est hélas évident et incomplet; pour 2010 et les années à suivre. Actuellement face à la crise, sur les personnels licenciés, seulement 1 sur 2 retrouveront un emploi fixe en CDI. Plusieurs éléments rentrent en ligne; à savoir: en priorité il y a le coût du travail, les charges engendrées par l'embauche d'une personne au sein d'une entreprise, une législation sur le code du travail autant sur le plan juridique que social, législation lourde et obsolète, y compris les 35h. Voilà tout ces ingrédients qui vont développer les rangs de l'anpe, l'intérim et la délocalisation dans d'autres états de l'U.E. et l'étranger.Sans oublier maintenant cette nouvelle l'épidémie sur la séquèstration des patrons. Maintenant que fait-on ? Que proposent les politiques? Que proposent les syndicats ? Ceux sont eux les responsables et les coupables.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience