24h de grève de la faim pour 2 députés

Par F.B, le 14 avril 2009 à 09h19 , mis à jour le 14 avril 2009 à 14h32

David Habib et Martine Lignières-Cassou, ont participé lundi à une grève de la faim "tournante" avec les salariés de l'usine Celanese menacée de fermeture. "Nous les avons rejoints en fin d'après-midi mais avons commencé notre jeûne de 24 heures lundi matin", a expliqué David Habib.

[Expiré] [Expiré] David Habib et Martine Lignières-Cassou © AFP

Des élus en grève de la faim. Deux députés PS des Pyrénées-Atlantiques, David Habib et Martine Lignières-Cassou, ont pris part lundi à la grève de la faim "tournante" des salariés de l'usine Celanese à Pardies, dont la fermeture a été annoncée par le groupe chimique. Les deux élus ont passé la nuit de dimanche à lundi dans le local syndical de l'usine, où quelque 350 emplois sont menacés de perdre leur emploi. "Nous les avons rejoints en fin d'après-midi (dimanche, Ndlr) mais avons commencé notre jeûne de 24 heures lundi matin", a expliqué David Habib, député-maire de Mourenx, commune où est implantée l'unité de Pardies. 


Les salariés, eux, ont entamé cette grève de la faim "tournante" depuis le 28 mars. Le principe de cette grève : toutes les 24 heures, des salariés se relayent  par groupes de deux à quatre. Une "tournante" à laquelle ils ont convié les deux élus PS David Habib et Martine Lignières-Cassou afin "d'apporter leur contribution aux organisations syndicales" et "pour que l'on parle de la Celanese et de la nécessité de trouver un repreneur". David Habib avait indiqué le 25 mars qu'un repreneur potentiel de l'usine de Pardies s'était heurté à un refus de  vente, Celanese cherchant, selon lui, à "assécher le marché" à son profit. Le groupe a affirmé n'avoir reçu aucune offre de reprise pour cette usine dont elle assure qu'elle "n'est plus viable économiquement" en raison de ses "coûts très élevés".

 

Deux jour plus tôt,  la direction de l'usine avait annoncé la fermeture du site, qui représente 1.500 emplois indirects. "Ce jour-là, elle avait indiqué la fermeture de l'usine  dans les 3 à 7 prochains mois mais, depuis, nous n'avons aucune nouvelle", a  déclaré Alain Masse, délégué CGT. Des représentants syndicaux ont évoqué le devenir du site le 10 avril, avec le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez et, le 11 avril, avec le préfet des Pyrénées-Atlantiques. "Des sociétés sont intéressées par la reprise mais tout le monde reste prudent", a expliqué le délégué CGT, en soulignant que "malheureusement personne ne  peut empêcher un refus de vente du groupe chimique américain".

Par F.B le 14 avril 2009 à 09:19
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4 Commentaires

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  • Elisa, le 23/04/2009 à 15h27

    C'est honteux d'utiliser cette méthode grève de la faim alors qu'il existe des personnes ici en France peut être même votre voisin qui eux n'pnt pas le choix de " faire la grève de la faim" puisqu'ils n'ont rien à manger.

  • Orphee, le 14/04/2009 à 20h58

    Quel coup de pub!!!! C'est pas ça qui va les faire maigrir, ils ne vont rien perdre de leurs revenus de députés et ce n'est pas ça non plus qui aura aidé le personnel de Celanese.Si lé députés se contentaient de faire leur travaille de députés : à savoir siéger quand il le faut et comme il le faut. Tous les même ces politicards ils font leur pub et ils se tirent sans regarder derrière eux.

  • MARCOU, le 14/04/2009 à 18h24

    De la démago, que de la démago,rien que de la démago

  • Michel, le 14/04/2009 à 11h32

    Déjà que les députés du PS sont en manque d'idées, s'ils font la grève de la faim, où va t-on ? C'est ce que l'on appelle tourner les projecteurs sur soi. BIDON.

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