L'Américain Freescale veut fermer son usine de Toulouse

le 23 avril 2009 à 07h14 , mis à jour le 23 avril 2009 à 10h43

Le fabricant de composants électroniques a annoncé mercredi son intention de fermer d'ici la fin 2011 son site toulousain. En jeu, 1900 emplois.

FreescaleImage d'archives © TF1

L'hémorragie d'emplois ne semble pas près de la fin. Le fabricant américain de composants électroniques Freescale a annoncé mercredi son intention de fermer d'ici la fin 2011 son usine française de Toulouse, dans le cadre d'un programme de mise à l'arrêt de ses unités de production les moins modernes. En jeu, 1900 employés dont 700 ingénieurs et cadres.
 
"La société a débuté une consultation formelle des employés sur le site de Toulouse" en vue d'une fermeture, a-t-elle indiqué dans un communiqué posté sur son site internet. Il s'agit du seul site de production en France de Freescale, qui emploie également une cinquantaine de personnes à la direction des ventes à Saclay, en banlieue parisienne. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une restructuration prévoyant la suppression des sites produisant des tranches de silicium de 150 millimètres de diamètre, jugés trop peu économiques à fabriquer. Un autre site, situé à Sendai (nord du Japon), est également promis à l'arrêt.

 

L'annonce a suscité la colère des syndicats. "On nous a annoncé sèchement la fermeture presque totale de notre site. Huit cents salariés à la production, pour les semi-conducteurs, plus près de 250 pour la téléphonie mobile. C'est énorme", a ajouté Pascal Canizares, délégué central UNSA. Une réunion de négociations est programmée pour vendredi matin. Les syndicats promettent une "réaction". "L'annonce de cette fermeture est un coup de tonnerre auquel nous nous attendions un peu. Maintenant, nous sommes morts. On va se battre pour de l'argent face à des logiques financières qui ont tué la boîte", a déclaré de son côté Jean-Pierre Meertz, délégué UNSA de Freescale.

 

Economies annuelles de 100 millions de dollars 

 

Cette fermeture est annoncée alors que l'industrie française informatique est déjà lourdement touchée par la crise du secteur informatique. Le groupe de micro-électronique Atmel a mis en vente son site du Rousset, dans les Bouches du Rhône (sud), qui emploie 1300 salariés. IBM et Infineon doivent également se retirer de la société Altis-Semiconductors, qui produit des composants électroniques et emploie quelque 1500 salariés à Corbeil-Essonnes, en banlieue parisienne. Hewlett-Packard (HP) supprime 580 postes en France, dans le cadre d'un plan de restructuration annoncé en septembre et touchant 24.600 emplois dans le monde sur trois ans, alors que Texas Instruments  France, basé à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), est en train de licencier environ 130 salariés, sur les 305 suppressions de poste annoncées à l'automne 2008.
 
La société américaine Freescale, une ancienne filiale de l'équipementier télécom Motorola, continue de perdre de l'argent à l'opérationnel. Mais elle est revenue "dans le vert" au premier trimestre, à hauteur de 1,75 milliard de dollars, à la suite de gains exceptionnels enregistrés à l'occasion de la restructuration de sa dette financière, a-t-elle précisé. Freescale estime que la fermeture des deux sites devrait lui coûter 200 millions de dollars. Le groupe en attend des économies annuelles évaluées autour de 100 millions de dollars. D'autres mesures de restructuration sont également engagées, comme la sortie du marché des composants pour téléphones portables et une réorganisation de la recherche-développement.

 

(D'après agence)

le 23 avril 2009 à 07:14
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16 Commentaires

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  • Redtox, le 22/05/2009 à 12h42

    Déja quand MOTOROLA nous a vendu à Freescale en touchant je ne sais combien de million ? si il mainteneait l'emploi j'usqu'en 2011 , tous les employés savait ce qui allez arriver. bien sur il y à toujour eu des haut et des bas de façons cyclique, Mais aucun investissement pour suivre ou ce maintenir au niveau de la concurrence c'etait une maniere de sceller le cercueil. Par contre où sont passés les million ? de l'etat, de la region, de la ville ???

  • Logan31, le 23/04/2009 à 23h12

    C' est bien gentil de nous dire qu' on savait que ça nous pendait au nez, que la crise est mondiale et que y a peut-être des solutions de reclassement. Ce que je vois c' est que nous les employés ( oui nous car j' y bosse à Freescale ) depuis des années on nous demande des sacrifices, flexibilité d' équipe, gel des salaires et des promotions pour la production, chomage partiel ( on en est à 5 semaines depuis janvier ), plans de départs volontaires successifs depuis 4ans, prêt de personnels aux autres entreprises de Toulouse ( Thalès, Alcatel ... ) etc etc... Des chiffres sur les départs volontaires ? Car c' est aussi un moyen de dégraisser sans faire de vague : il y a 7ans, on était encore 2400, aujourd' hui 1700, et les emplois menacés sont donc les 800 de la production, la recherche et administration restera intouchée. Alors oui notre cas est moins médiatisé que Continental, Molex ou autre, mais ça fait une paye qu' on se fait saigner régulièrement, dans l' espoir que le site perdurera grâce à nos sacrifices, et là c' est un gros coup de massue... On l' a tous mauvaise, et tout le monde s' accorde à dire que ça risque de déraper...

  • Libdu35, le 23/04/2009 à 20h56

    Pour répondre à opérateur 31, je viens d'avoir mon meilleur ami au téléphone qui travaille chez freescale. Il m'a informé que déjà il n'y a pas 1.900 personnes qui travaillent sur le site de Toulouse, que la fermeture de l'usine, voilà des années qu'ils savent qu'elle va se faire, et que tout les emplois ne sont pas menacés car certains (c'est le cas de mon pote qui fait de la recherche) travaillent pour le siège aux Etats-Unis tout en ayant leur bureau à Toulouse car avec les technologies modernes y a plus forcement besoin d'être sur place. Ceux-là vont garder leur boulot.

  • Kiki, le 23/04/2009 à 15h52

    Une entrep americaine qui ferme on n est plus a 2000 chomeurs de plus ou de moins d ici la fin de l annee l 'estocade final fera tres mal

  • Opérateur31, le 23/04/2009 à 15h07

    Pour répondre à M Chapuis de Mespelbrunn : la transparence Freescale n'existe qu'au sein des hautes sphères et non pas des employés. Les opérateurs sont mis devant le fait accompli même si la production au plus bas est inquiétante mais dûe à la crise automobile (Toulouse fabrique à 90 % pour l'auto). Il y a déjà eu 2 PSE sur le site. Beaucoup de presssion. Les labos ont fermés les uns après les autres. S'ils prévoient la fermeture définitive d'ici 2001 c'est qu'ils ne peuvent pas déménager un fab du jour au lendement sinon ils l'auraient déjà fait. Quant aux départs les conditions ne sont pas encore établies !

  • Claude, le 23/04/2009 à 14h19

    Dans certaines mutinationales, notamment américaine, la consigne est donnée de fermer en priorité les filiales française et de ne plus en créer s'il n'y a pas à la clé une opportunité de racheter à bon compte un canard boîteux. La France est considérée comme peu fiable et cette réputation s'est agravée depuis la crise. On dit que les français savent qu'il y a une crise mais croient qu'il devraient être les seuls à ne pas en souffrir. Les prises d'otages et les destructions en tout genre ne font pas bon effet.

  • Clementine, le 23/04/2009 à 13h07

    Qui ferme les usines les unes après les autres : les américain et les anglais c'est simple comme ça . en espérant que cette fois on ne va pas encore me faire payer un peu plus d'impôt en cassant tout . le chômage est triste mais ce n'est pas la fin du monde je connais 11 mois ça a durer et j'ai appris que ce n'était pas en s'apitoyant sur son sort qu'on trouvait du travail mais plutôt en allant en cherchez ce n'est pas facile certes mais qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille. les usines étrangères profite largement de la crise pour fermer le scandale est là . le gouvernement ne peu pas faire grand chose. je remercie notre président pour son travail je ne suis pas toujours d'accord avec mais il se bouge et la crise passe beaucoup mieux chez nous et peu être plus vite si les banques jouait le jeu. j'ai confiance en notre président alors qu'un campagne de dénigrement c'est organiser contre lui ( moi aussi je connais mille personnes qui sont avec lui) au lieu de le laisser faire ce pourquoi il a été élu. a bon entendeur salut!

  • Vanina, le 23/04/2009 à 13h05

    C'est l'ancien motorola ?

  • Anne, le 23/04/2009 à 12h52

    Mais que vont devenir toutes ces personnes, nous vivons une véritable catastrophe. Et encoe je crois que nous sommes assis sur des bombes à retardement, tout ne nous a pas pété à la figure. Il faudrait que tout les salariès se rendent comptent qu'aujourd'hui tout le monde risque de se retrouver sans emploi. Assez les patrons voyous, il y en a marre, dans ce pays il n'y a plus de gauche ni de droite, ils vont au plus offrant, les convictions n'existent plus, la seule conviction qui guide nos hommes politiques c'est celle de leur porte monnaie et du pouvoir.

  • Fred, le 23/04/2009 à 12h08

    Travailler plus pour gagner plus.............. hi hi hi.... je pense que notre chere et tendre president devrait arreter de faire des blagues ca devient plus marrant..... bon courage a tous ceux qui subissent en plein fouet la crise courage....

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