Le campement des salariés de Caterpillar à Echirolles (avril 2009) © TF1/LCIUn protocole de fin de conflit était sur le point d'être trouvé dimanche soir au ministère de l'Economie, où les syndicats et la direction de Caterpillar étaient réunis depuis le début d'après-midi. Selon Pierre Piccarreta, délégué CGT, le texte, dont le contenu n'est pour l'heure pas connu, sera soumis aux salariés de l'entreprise dans les 48 heures par un référendum à bulletin secret, organisé par les syndicats. Une assemblée générale d'information sera également organisée lundi à 6 heures du matin sur le site d'Echirolles, en Isère, pour les salariés présents.
Les "Caterpillar" veulent se battre jusqu'au bout
Malgré la condamnation du tribunal correctionnel de Grenoble, les salariés de Caterpillar continuent à camper sur le site d'Echirolles. La reprise est prévue lundi pour 2000 salariés en chômage partiel.
Publié le 17/04/2009
Dimanche, syndicats et direction de Caterpillar, reçus par le directeur adjoint du cabinet de Christine Lagarde, Philippe Gustin, étaient réunis pour jeter les bases d'une reprise des négociations autour de Plan de Sauvegarde de l'Emploi, qui prévoit en l'état des centaines de suppressions d'emploi. L'objectif de l'intersyndicale était de "réduire encore le nombre de suppressions de postes", a indiqué Pierre Piccarreta, évoquant le chiffre de 450. La semaine dernière déjà, les salariés des deux sites de Caterpillar dans l'Isère, à Grenoble et Echirolles, avaient obtenu une baisse de nombre de suppressions d'emploi prévues, de 733 à 600, ainsi que l'augmentation de l'enveloppe globale du plan, de 48,5 millions d'euros à 50 millions d'euros. En contrepartie, la direction avait exigé un aménagement du temps de travail et une convention de chômage partiel garanti sur quatre ans.
La question des sanctions contre les grévistes
"Pour reprendre les négociations, nous posons deux préalables : il faut que la direction lève toutes les sanctions contre les grévistes et qu'elle renonce à demander des aménagements du temps de travail dans le cadre du PSE", avait expliqué par ailleurs l'un des membres de l'intersyndicale, Nicolas Benoît, de la CGT.
Depuis l'annonce, le 17 février, par la direction de Caterpillar France, de sa volonté de supprimer 733 des 2800 emplois à Echirolles et Grenoble, pour cause de crise économique mondiale, les salariés ont multiplié les actions : manifestations, blocages des sites, et même séquestration de quatre cadres de l'entreprise, dont le directeur général de Caterpillar, Nicolas Polutnik. Ils ont été libérés après 24 heures, le 1er avril, alors que le président Nicolas Sarkozy s'est engagé à "sauver le site" et a affirmé qu'il recevrait l'intersyndicale. Mais conviés quelques jours plus tard à l'Elysée, les salariés ont refusé d'honorer l'invitation, réclamant que ce dernier se rende sur place. L'affaire a égalemnt pris un tour judiciaire, le tribunal de grande instance de Grenoble ayant ordonné vendredi à 19 salariés de Caterpillar, assignés pour occupation illicite et entrave à la liberté de travailler, de laisser libre accès aux usines de Grenoble et Echirolles sous peine de payer 200 euros chacun par jour.
(D'après agence)
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