La dépression reconnue comme maladie professionnelle

le 16 avril 2009 à 07h39 , mis à jour le 16 avril 2009 à 09h08

La dépression d'un employé de la centrale nucléaire de Chinon, qui l'a conduit à se jeter sous un train, a été reconnue comme maladie professionnelle.

LCI-TF1, logo edflogo edf © LCI

La décision du tribunal des affaires de sécurité sociale de Tours est une première en France. Contrairement à ce que soutenait EDF, il a conclu que le suicide d'un technicien de la centrale nucléaire de Chinon en 2004 était bel et bien dû au travail. L'employé avait pourtant commis le geste fatal en-dehors de l'enceinte de l'entreprise, en se jetant sous un train.

  • Des pulsions électriques pour guérir la dépression

    Selon une étude américaine, des pulsions électriques quotidiennes sur une zone particulière du cerveau, peuvent guérir des personnes souffrant de dépression mêmes celles ayant déjà essayé plusieurs antidépresseurs.

    Publié le 04/05/2010 Des pulsions électriques pour guérir la dépression
  • Les omegas 3, arme anti-blues : c'est prouvé !

    Selon Le Parisien, deux chercheurs français viennent de démontrer les bienfaits des Omégas 3 pour lutter contre la dépression et les troubles de l'humeur.

    Publié le 27/01/2010 Les omegas 3, arme anti-blues : c'est prouvé !
Plus d'infos

 

Guy Cléraux, secrétaire général CGT à Chinon, se félicite de cette décision : "Pour une fois, un tribunal a reconnu comme maladie professionnelle la dépression qui a conduit le salarié au suicide", a-t-il souligné. "Le Tass s'est basé sur les conclusions de deux comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles, celui du Centre et celui des Pays de Loire, qui ont étudié le cas de ce suicide" et ont établi des conclusions identiques allant dans ce sens, a précisé le syndicaliste.

 

Les enfants du technicien attaquent EDF

 

La Caisse primaire d'assurance maladie de Tours avait décidé en 2005 que le suicide de Dominique Peutevynck, 49 ans, technicien supérieur à la centrale nucléaire de Chinon, serait pris en charge comme un décès lié à une maladie professionnelle car il avait "un lien direct et essentiel avec l'activité professionnelle" de l'employé. Mais EDF avait alors saisi le Tass de cette décision. Le groupe a désormais quinze jours pour faire appel. Les enfants du technicien ont décidé pour leur part d'attaquer EDF "pour faute inexcusable". Ils reprochent à l'entreprise "de n'avoir rien fait" pour améliorer la situation de leur père.

 

Ce cas pourrait faire tache d'huile. Cette affaire a été examinée alors que trois autres employés de la centrale de Chinon se sont suicidés entre 2005 et 2007, selon la CGT qui évoque une "surcharge de travail". EDF, pour sa part, a annoncé en avril 2007 la création d'un observatoire national de la qualité de vie au travail, et sa volonté de prendre des mesures pour lutter contre le mal-être et le suicide au travail.

 

D'après agence

le 16 avril 2009 à 07:39
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

10 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • BL, le 15/10/2009 à 12h45

    Je suis en arrêt maladie depuis six mois suite à la dépression qui m'entraîne dans des situation morale de détresse. J'ai réellement perdu mes cxapacités de concentration et de mémorisation. Je suis constamment à la recherche de mes simples papiers et je n'arrive plus à communiquer même avecmes enfants. Je suis tombé malade suite à l'harcellement moral que j'ai vécu pendant une longue durée de la part des collègues de travail. Je ne veux pas tracer ici tous les détails, mais je veux témoigner d'un malaise collectif grave et couteux qui détruit de nombreuses familles. Je me soigne et je souhaite m'en sortir.

  • Gene, le 30/08/2009 à 12h53

    Mon mari a mis fin a ses jours devant le bureau du chef,28 jours après je reçois un courrier disant que l'enquête est terminée, affaire classée sans suite. Que penser de tout cela.

  • Mathilde, le 25/04/2009 à 23h28

    Enfin une bonne nouvelle.Je rappèle que le suicide est une complication de cette maladie très mal soignée en France:la dépression.Au travail :une bouffée délirante pour en finir avec la souffrance.La dépression entraine aussi des soucis de concentration.Des pertes de mémoires;une anxiété permanente qui paralyse.Veuve d'un fonctionnaire de 47 ans qui s'est pendu sur son lieu de travail .Je suis devenue curieuse sur le sujet :comme une thérapie pour comprendre.Mon mari :victime de burn out et de harcèlement moral.27 ans de tavail dans la même commune.L'employeur n'a pas fait de déclaration d'at.J'ai pris un avocat pour le faire reconnâitre en accident du travail.Dans le Dalloz du droit administratif ,il est écrit:sacrifié pour les besoins de la collectivité.Pour lui ,pour les autres ,leur famille :il faut briser la loi du silence .Et prévenir pour guérir :je recommande la lecture du livre de Dominique Huez (médecin du travail)souffrir au travail.Il faut manger des légumes et des fruits pour être en bonne santé;Et bien la bonne santé mentale se garde avec un bon management des gestions des personnels.Donc il y a des responsables pour ces homicides involontaires.A eux d'être inquiêter :les lois et jurisprudences devraient les faire réfléchir même si c'est déjà trops tard pour des milliers de famille.!!!

  • Yves, le 18/04/2009 à 12h03

    Je suis d'accord avec cette décision, la charge et le harcèlement au travail sont parfois très dur et les "chefs" sont souvent trop c.... Mais ce n'est pas une raison pour laisser derrière soi des enfants et une famille dans la douleur. Au lieu de se suicider, mieux vaut démissionner, vous n'avez plus de travail, mais au moins vous êtes vivants et avec vos proches. La vie n'a pas de prix ...

  • Cemoi, le 18/04/2009 à 11h01

    Décision politique catastrophique. si un salarié est dépressif, il y a le congé maladie. si la dépression provient du harcèlement patronal, il y a la procédure judiciaire. l'employeur s'il n'est pas fautif ne peut être rendu responsable de la faiblesse morale d'un employé; faiblesse qui peut prendre sa source dans sa vie privée mais révélée sur son lieu de travail. comment le prouver?

  • Remi, le 16/04/2009 à 11h57

    Si des Francais sont en surcharge de travail, je me demande ce qu'il en est des autres pays du monde... A force de dire qux gens que 35 heures c'est beaucoup, tout le monde s'en persuade.

  • Dan, le 16/04/2009 à 10h21

    La France, avec le Japon a le plus haut taux de consommation de neyroleptiques, et ce sont aussi les deux pays ou les gens sont deconsideres et traites comme "de la merde" au boulot.

  • RICOUTE, le 16/04/2009 à 09h49

    C est une tres bonne decision ayant ete dans le meme cas a la poste ou on vous pressait sans arret avec les objectifs de travail .j ai ete hospitalise pendant 2 ans dans un hopital psychiatrique ou on m a sauve du suicide. enfin de la reconnaissance

  • Mam04, le 16/04/2009 à 09h11

    Ce serait bien qu'ils s'occupent des agents tout de suite, un membre de ma famille travail pour EDF est sous anti dépresseur, mais comme elle est toujours fidele au poste personne ne se pose de question et j'espère qu'elle n'en arrivera jamais à passer à l'acte à cause d'eux ! Dépécher vous de regarder au cas par cas avant qu'il en ai d'autre c'est urgent !!

  • Angélique, le 16/04/2009 à 08h50

    Enfin on reconnaît le stress au travail ! quand je pense à tous ces employés qui vont au travail à reculons parce que leurs conditions d'emploi sont difficilement supportables. Il faut bien gagner sa vie pour payer ses factures, et c'est certains qu'il y a également des métiers plus difficiles que d'autres, mais on ne peut quand même pas tout supporter. tant mieux si un pas en avant est effectuer, maintenant, reste à ne pas reculer.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience