Les cadres séquestrés portent plainte... contre X

le 24 avril 2009 à 07h30 , mis à jour le 24 avril 2009 à 13h32

Les quatre cadres retenus plusieurs heures fin mars au siège de l'entreprise à Grenoble souhaitent par ce biais ne pas fournir les identités des salariés qui les retenaient.

CaterpillarImage d'archives © REUTERS

Ils étaient restés deux jours et une nuit dans leur bureau, retenus par leurs salariés. Les quatre cadres de Caterpillar, séquestrés 24  heures fin mars au siège de l'entreprise à Grenoble, ont déposé  plainte contre X pour séquestration, la première rendue publique en France depuis le début de la crise économique et sociale. Les plaintes ont été déposées mercredi auprès du commissariat de police de Grenoble, précise le Dauphiné libéré qui révèle l'information dans son édition de vendredi.

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    Publié le 17/04/2009 Les "Caterpillar" veulent se battre jusqu'au bout
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"Ces cadres ont déposé plainte contre X car ils n'ont pas souhaité fournir  les identités des salariés qui les retenaient dans leur bureau, ni le constat  d'huissier", a souligné une source judiciaire ajoutant que la plainte était en  cours d'instruction. De son côté, un connaisseur du dossier, cité par le Dauphiné libéré se montrait dubitatif quant à l'aboutissement des poursuites, soulignant que les cadres ayant pu maintenir un contact téléphonique avec l'extérieur, ne pouvaient  être juridiquement considérés comme séquestrés.
 
Le plan social devant la justice
 
En outre, les cadres retenus, parmi lesquels le directeur général de Caterpillar France, Nicolas Polutnik, n'avaient pas souhaité l'intervention des forces de l'ordre, avant d'être libérés par les salariés au bout de 24 heures,  le 1er avril. Les salariés protestaient contre le plan social qui prévoit 733 licenciements, et qui a été débattu vendredi lors d'une audience au tribunal de grande instance de Grenoble, où la direction de Caterpillar a assigné le comité d'entreprise, suite au blocage des négociations. Le juge des référés rendra sa décision lundi.
 
Aucune des récentes séquestrations qui ont eu lieu notamment à Sony, Scapa, 3M ou Molex n'a officiellement pour l'heure donné lieu à des poursuites pénales, malgré les appels du patronat à étudier au cas par cas des possibilités de  plainte. Avant le début de la crise, d'autres séquestrations de cadres notamment à  l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) en février 2008 ou de trois  dirigeants d'EDF Guyane en 2007 avaient fait l'objet de plaintes. La première a été classée sans suite et la deuxième a débouché sur des condamnations.
 
D'après agence

le 24 avril 2009 à 07:30
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15 Commentaires

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  • Philippe, le 24/04/2009 à 19h55

    Je suis degoute de voir que les francais commencent a etre aussi passibles et abrutis que les americains. Intolerables de prendre en otages des patrons qui ne pensent qu'a l'argent et leurs actionnaires, mais ok pour des familles d'etre bien amochees par la perte d'un boulot a vomir

  • Fab, le 24/04/2009 à 17h44

    Ils sont désespérés pas des voyoux !

  • Mz, le 24/04/2009 à 17h35

    Espérons que tous les auteurs de séquestrations et destructions de biens seront jugés et lourdement condamnés

  • Jim, le 24/04/2009 à 15h11

    Un dépot de plainte? Je suis surpris que l'on puisse être surpris. Il y a des lois et des règles dans ce pays. Pour tous, pour les patrons comme pour les employés, pour les chefs d'établissements comme pour ls responsables du CE ou les responsables syndicaux. S'il faut modifer les règles du jeux, il faut changer les lois, pourquoi pas! Mais tant que les lois n'ont pas changées les règles s'appliquent. Les ouvriers qui "séquestrent", tout comme pour ceux qui "mettent à sac" une sous-préfecture ou un atelier, s'exposent aux sanctions définies par la faute - car il y a faute. Je connais plusieurs employés de Cater dont le job est sur le fil du rasoir. Je les plains et je compatis. Je n'excuse pour autant pas les débodements engendrés par les plus "désespérés" (ou faut-il dire les plus "jusqu'auboutistes"?) car il n'y a pas que la casse pour faire bouger les choses. Ceux qui perdent leur travail sous couvert d'un plan social valent mieux que les casseurs de fin de cortège syndical, encore faut-il qu'ils aient des méthodes qui ne prêtent pas à confusion.

  • Alex, le 24/04/2009 à 14h12

    Definition sequestration : Action de priver une personne de sa liberté en la maintenant enfermée, isolée du monde extérieur. Otage:Personne dont on s'est emparé et qui est utilisée comme moyen de pression, de chantage Sequestration n'est pas le mot mais il faut utiliser le mot OTAGE. en moi messieurs les media utiliser les bon mots mais il vrais qu'a premiere vue sequestration moin fort qu 'otage et pourtant c'est sensiblement la meme chose

  • Liberte, le 24/04/2009 à 13h21

    Honte a toi Bertrand de Paris.

  • Baron von bubba, le 24/04/2009 à 13h05

    Ben alors pourquoi quand la police leurs a demander s'ils pouvaient 'intervenir pour empêcher la séquestration ils ont demandés à la police de ne pas le faire ? ( les CRS et les RG étaient sur place a cote des bureaux ).

  • MAO, le 24/04/2009 à 10h05

    Donc le terrorisme des syndicats continue. Au gouvernement de supprimer toute espèce d'aide aux entreprises où il y a eu prise d'otages ou blocage des locaux. Il faut que les petits voyous qui se livrent à ce genre d'agression soient sanctionnés et ceux qui ne les ont pas empêchés aussi !

  • Cmoi, le 24/04/2009 à 10h01

    Normal et encore, moi j'aurais dit les noms ! Je suis choqué des réactions syndicales vues à la télévision. Cela devient une habitude de sequestrer même les patrons qui tentent de sauver qqchose. En tant que salarié, je peux vous dire qu'il y a des patrons corrects et qui ne rigolent pas tous les jours pour faire marcher la boite.

  • Chapuis, le 24/04/2009 à 10h00

    ANALYSE COTE SALARIES En parallèle, les Partenaires sociaux doivent jouer le jeu en acceptant et respectant leur responsabilité qui ne se limite pas à uniquement remonter et amplifier ce que la majorité des salariés pensent avec un porte voix, mais qui doit être une force de proposition et doit être également capable d'expliquer une décision aux salariés. Ils ont également un pouvoir et un devoir d'information (qui ne se limite pas à inscrire tel ou tel salarié sur un stage syndical quelconque et dispensé en Centrale). En outre, si les Partenaires sociaux veulent être réellement acteurs et travaillés bien en amont, il faut qu'ils se crédibilisent. En Allemagne, par exemple, il n'est pas rare de voire un représentant du syndicat assister aux réunions de CoDir dans les usines...et pourquoi pas en France? Ils sont ainsi au courant en même temps qu'un codir, sont capable de comprendre la genèse d'une décision, montrer leur point de vue, trouver des solutions alternatives AVEC le codir, et cela, à l'étape du projet, donc, sans beaucoup d'émotions........Dans ce but, la réorganisation et remise en cause des différents syndicat doit être de grande ampleur!!!!!!!!!CECI EST ÉGALEMENT POSSIBLE CAR LES CENTRALE SYNDICALES ESSAIENT DE FAIRE ÉVOLUER LEURS SYNDICATS DANS CE SENS....sans grands résultats toutefois. Conclusion, il faut que patrons et syndicats remettent franchement en cause leurs manières de travailler et on évitera ainsi des situations comme celle ci.

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