Image d'archives © REUTERSIls étaient restés deux jours et une nuit dans leur bureau, retenus par leurs salariés. Les quatre cadres de Caterpillar, séquestrés 24 heures fin mars au siège de l'entreprise à Grenoble, ont déposé plainte contre X pour séquestration, la première rendue publique en France depuis le début de la crise économique et sociale. Les plaintes ont été déposées mercredi auprès du commissariat de police de Grenoble, précise le Dauphiné libéré qui révèle l'information dans son édition de vendredi.
Les "Caterpillar" veulent se battre jusqu'au bout
Malgré la condamnation du tribunal correctionnel de Grenoble, les salariés de Caterpillar continuent à camper sur le site d'Echirolles. La reprise est prévue lundi pour 2000 salariés en chômage partiel.
Publié le 17/04/2009
"Ces cadres ont déposé plainte contre X car ils n'ont pas souhaité fournir les identités des salariés qui les retenaient dans leur bureau, ni le constat d'huissier", a souligné une source judiciaire ajoutant que la plainte était en cours d'instruction. De son côté, un connaisseur du dossier, cité par le Dauphiné libéré se montrait dubitatif quant à l'aboutissement des poursuites, soulignant que les cadres ayant pu maintenir un contact téléphonique avec l'extérieur, ne pouvaient être juridiquement considérés comme séquestrés.
Le plan social devant la justice
En outre, les cadres retenus, parmi lesquels le directeur général de Caterpillar France, Nicolas Polutnik, n'avaient pas souhaité l'intervention des forces de l'ordre, avant d'être libérés par les salariés au bout de 24 heures, le 1er avril. Les salariés protestaient contre le plan social qui prévoit 733 licenciements, et qui a été débattu vendredi lors d'une audience au tribunal de grande instance de Grenoble, où la direction de Caterpillar a assigné le comité d'entreprise, suite au blocage des négociations. Le juge des référés rendra sa décision lundi.
Aucune des récentes séquestrations qui ont eu lieu notamment à Sony, Scapa, 3M ou Molex n'a officiellement pour l'heure donné lieu à des poursuites pénales, malgré les appels du patronat à étudier au cas par cas des possibilités de plainte. Avant le début de la crise, d'autres séquestrations de cadres notamment à l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) en février 2008 ou de trois dirigeants d'EDF Guyane en 2007 avaient fait l'objet de plaintes. La première a été classée sans suite et la deuxième a débouché sur des condamnations.
D'après agence
Retour MYTF1

Chargement en cours...





