Caterpillar : les 4 cadres libérés © TF1/LCIDirection et syndicats se parlent. Depuis le milieu de l'après-midi, des négociations ont été entamées à la direction départementale du travail de Grenoble entre les dirigeants de Caterpillar France - dont les quatre cadres séquestrés puis libérés - et les élus du comité d'entreprise.
Au coeur des pourparlers : l'avenir du site de Grenoble et des 733 emplois menacés dans le groupe. Avant d'entrer en réunion, le secrétaire du CE, Robert Gamez (FO), a espéré une "sortie de crise". Ce site grenoblois "a besoin de vivre, on a besoin que les emplois soient préservés et que les gens, qui partent dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi, partent avec le maximum d'avantages", a-t-il expliqué. Les syndicats souhaitent notamment soulever la question d'une réduction du nombre de suppressions d'emploi, d'une augmentation de l'enveloppe globale affectée au plan de sauvetage afin d'augmenter notamment les planchers liés aux primes de départs. "On n'a pas le choix, il faut sortir de cette crise. Ni la direction, ni nous n'avons le choix", a ajouté le secrétaire du CE. Cette réunion n'est que la première d'une série de négociations qui doivent se poursuivre pendant une semaine.
Paiement des jours de grève
Elle intervient quelques heures après la fin de séquestration de quatre dirigeants, qui ont passé la nuit dans leur bureau sous la bonne garde d'une cinquantaine de salariés. Ils avaient quitté le site dans la matinée, en voiture, sous les huées et les sifflets des 400 salariés présents, certains leur criant "démission". Dans la matinée, le directeur général du site, Nicolas Polutnik, avait accepté certaines revendications, notamment le paiement des trois jours de grève. Il avait toutefois ajouté, "il y a une contrepartie : que le site soit évacué pour que nous soyons libres de nos mouvements et que le mouvement soit suspendu pour que nous nous installions dans les négociations".
L'intersyndicale FO-CFDT-CGT-CFTC avait lancé plus tôt un "appel solennel" à Nicolas Sarkozy et aux parlementaires européens pour qu'ils débloquent des fonds européens afin de soutenir l'entreprise. Ce fonds dispose d'une réserve provisionnée à hauteur de 500 millions d'euros par an pour "les victimes de licenciements", a souligné le délégué, en lisant la déclaration de l'intersyndicale. Ce déblocage vise à "répondre à l'énorme attente sociale liée aux revendications des salariés et d'autre part soutenir la possibilité d'un redémarrage rapide de notre entreprise et de nos sous-traitants. S'il y a de l'argent pour sauver les banques et la finance vous devez en trouver pour sauver les entreprises", a-t-il conclu.
Nicolas Sarkozy avait réagi sur Europe 1 aux demandes de l'intersyndicale. "Caterpillar, c'est une entreprise qui fabrique des engins de terrassement et qui travaille notamment pour les Etats-Unis, la chute de la demande est de 80%", a expliqué le chef de l'Etat. "Je vais sauver le site, je recevrai cette intersyndicale puisqu'ils m'ont appelé au secours d'après ce que je comprends, et on ne les laissera pas tomber", a-t-il affirmé.
Celanese : la maire de Pau va faire la grève de la faim |
La députée-maire de Pau Martine Lignières-Cassou participera à une grève de la faim tournante entamée samedi par les salariés de l'usine chimique Celanese à Pardies. L'élue socialiste cessera de s'alimenter pendant 24 heures pour protester contre la fermeture de ce site, annoncée la semaine dernière. "Il s'agit de m'inscrire dans une démarche collective, de participer à cette action de solidarité", a déclaré Martine Lignières-Cassou. Acetex Chimie, filiale du groupe chimique américain Celanese, a annoncé le 23 mars dernier la fermeture de cette unité qui emploie environ 350 personnes, considérant qu'elle "n'est plus viable économiquement". |
D'après agence
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