Les salariés de Caterpillar vont savoir

le 27 avril 2009 à 09h42 , mis à jour le 27 avril 2009 à 12h28

Le juge des référés doit se prononcer dans l'après-midi sur la validation du plan social prévoyant 733 licenciements.

CaterpillarImage d'archives © REUTERS

Dans quelques heures, les salariés de Continental seront fixés. Le juge des référés doit statuer lundi après-midi sur la demande de la direction de Caterpillar de valider le plan social prévoyant 733 licenciements. La décision est susceptible d'un appel non suspensif.

Dans le même temps, l'intersyndicale a lancé un appel à la mobilisation de l'ensemble des salariés des sites isérois. Une journée test pour ce conflit social débuté il y a  deux mois chez le constructeur américain d'engins de chantier, la majorité des  2551 salariés des sites de Grenoble et d'Echirolles reprenant le travail après  une période de chômage partiel. Selon les syndicats, environ 60% des 2 000 ouvriers de Caterpillar  qui devaient reprendre le travail lundi après plusieurs semaines de chômage  technique sont en grève.

A l'issue d'une assemblée générale qui a réuni environ 600 personnes selon  les syndicats, des salariés se sont rendus en cortège à la préfecture où une délégation a été reçue. Les représentants du personnel ont demandé la nomination d'un  médiateur afin de réouvrir avec la direction les négociations sur le plan social, à propos duquel la justice doit s'exprimer dans l'après-midi. "Il faut qu'on trouve rapidement une solution à ce conflit car il y a un  risque d'acte désespéré de la part des salariés", a estimé Pierre Piccarreta  (CGT), à la sortie de la préfecture.

De 733 à 600 licenciements ?
 
Le conflit a pris un tournant judiciaire la semaine dernière, la direction  de Caterpillar ayant en outre porté plainte contre X pour la séquestration de quatre cadres par les employés, fin mars et pris des mesures conservatoires à l'encontre de 22 salariés pour diverses actions jugées répréhensibles.
 
Vendredi, en raison du blocage des négociations depuis le 16 avril, elle avait assigné en justice le comité d'entreprise afin de valider le plan de sauvegarde de l'emploi, annoncé en février. La voie légale avait été choisie à la suite du rejet par les salariés d'un  plan de fin de conflit signé le 19 avril à Paris entre la direction et des élus  du CE, qui se sont par la suite rétractés. Ce plan ramenait notamment à 600 le nombre de licenciements en contrepartie  de la conclusion d'un accord sur l'aménagement du temps de travail.
 
D'après agence

le 27 avril 2009 à 09:42
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1 Commentaires

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  • Michel, le 27/04/2009 à 12h02

    Le problème c'est qu'avec ce qui c'est passé, les américains risquent de ne pas s'embarrasser d'une filiale française ? Attendre le verdict.

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