Affiche devant l'usine Molex de Villemur en décembre 2008 © TF1/LCITemps mort dans le conflit chez Molex. Mercredi matin, l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), où deux dirigeants ont été séquestrés lundi et mardi, a été fermée pour raisons de sécurité. Mardi soir, les salariés de l'équipementier automobile américain Molex étaient sortis très déçus de leur réunion de négociation,à Toulouse, avec les deux dirigeants de la société libérés quelques heures plus tôt,.
Mercredi matin, les membres de la délégation se sont expliqué lors d'une assemblée générale à l'usine, située à 30 km de Toulouse, de la décision prise la veille : la libération des deux membres de la direction de Molex en échange d'une proposition de dialogue qui s'est avérée selon eux stérile. "On pensait que la direction avait des propositions, mais ils ne veulent strictement rien lâcher", a déclaré Denis Parise, secrétaire CGT du comité d'entreprise, qui conduisait la délégation des salariés de l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). "Tout ça pour ça. Mais nous n'avions pas le choix. Si on ne les libérait pas, ils auraient envoyé les CRS". La direction de Molex a "demandé au gouvernement de favoriser la médiation" mercredi dans un communiqué.
Vers un plan social
Alors que les salariés sont arrivés à la préfecture en espérant parler de maintien de l'activité et du rapatriement d'un stock de pièces produites à Villemur actuellement aux Pays-Bas, la direction orientait les débats vers l'organisation d'un plan social, selon l'avocat des salariés. "Nous avons réitéré nos revendications, raconte le secrétaire du CE mais il n'est pas question pour eux de rapatrier le stock des Pays-Bas. Alors nous avons demandé que la valeur de ce stock revienne aux salariés, de même qu'une quote-part de la valeur de l'outillage". La direction répondra à ces propositions vendredi lors de la prochaine réunion de négociations.
En attendant, le co-gérant du site Molex de Villemur Marcus Kerriou et la directrice des ressources humaines Coline Colboc, qui ont été retenus pendant un peu plus de 24 heures dans un bureau de l'usine, sont sortis sans faire de déclaration et se sont engouffrés dans une voiture, sous la protection de gardes du corps. Plus tôt, l'avocat de Molex avait annoncé que son client "était prêt à négocier sur tout" en échange de la libération des deux cadres.
Molex a annoncé en octobre 2008 la fermeture de son usine de Villemur, qui emploie près de 300 personnes, au 30 juin 2009. Elle fabrique des pièces détachées pour l'industrie automobile, notamment pour le groupe PSA (Peugeot-Citroën) et aussi pour Renault.
| Un cadre de France Télécom retenu quelques heures par des salariés à Rennes |
Entre 100 et 130 salariés de France Télécom ont retenu pendant plusieurs heures mercredi le directeur des services techniques de France Télécom Bretagne à Rennes pour protester contre 46 suppressions d'emplois, a-t-on appris de sources syndicales et auprès de la direction. Les salariés d'un des services techniques, qui compte 266 salariés, ont investi la salle du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et empêché sa réunion, du milieu de la matinée au milieu de l'après-midi. |
(D'après agence)
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