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Soirée de séquestration pour des cadres de Faurecia

le 10 avril 2009 à 07h09, mis à jour le 10 avril 2009 à 09:19

Après Sony, 3M, Caterpillar ou encore Scapa, c'est l'équipementier automobile Faurecia, où un plan social est annoncé, qui a vu jeudi des salariés séquestrer trois cadres pendant cinq heures.

Salariés de Faurecia lors d'une soirée de séquestration de cadres dirigeants de leur entreprise (9 avril 2009)Salariés de Faurecia lors d'une soirée de séquestration de cadres dirigeants de leur entreprise (9 avril 2009) © TF1/LCI

La tension aura duré cinq heures chez Faurecia, jeudi soir ; cinq heures au cours desquelles des salariés menacés par le plan social annoncé au sein de l'équipementier automobile, filiale à 70% du groupe PSA Peugeot Citroën, auront retenu trois cadres de l'entreprise. Entamée à 18 heures, cette action aura pris fin à 23 heures sans déboucher sur des évolutions concrètes. Les cadres retenus étaient ceux-là mêmes qui avaient été chargés de présenter les modalités financières du plan social devant le comité central d'entreprise. 

 

Faurecia, premier équipementier automobile français qui a essuyé une perte de 547,8 millions d'euros en 2008, avait annoncé le 11 décembre un plan de réduction de 1215 emplois en France entre 2009 et 2011, afin de réduire ses coûts. Jeudi soir, les salariés réclamaient l'annulation du plan social, ou un plan qui soit "digne de ce nom", et non "au rabais". En vain : "Nous n'avons obtenu aucune avancée", la réunion est suspendue et reprendra le 28 avril, a déclaré à la presse, au terme de cette soirée agitée, Emmanuel Pioche, délégué CFDT et secrétaire du Comité central d'entreprise. Les dirigeants sont partis discrètement, tandis que des cadres des ressources humaines sont sortis sans faire de déclaration à la presse.

 

Accusations de "délocalisation" de la matière grise

 

Le site Faurecia de Brières-les-Scellés est constitué essentiellement de bureaux d'études et emploie un millier de "cols blancs", ingénieurs, techniciens et agents administratifs. Quelque 360 emplois doivent disparaître sur ce site, les syndicats dénonçant à l'époque de l'annonce du plan social une "délocalisation" de la matière grise, avec le transfert prévu de plusieurs activités de Recherche et développement vers la Pologne, l'Inde, la Chine et le Brésil. "Il est primordial que le gouvernement s'intéresse à notre cas", a estimé Emmanuel Pioche. 

 

Outre le directeur du site de l'Essonne, Jean-François Loyau, étaient "retenus" Bruno Siret, directeur des Ressources humaines Monde pour la recherche-développement, et Franck Chiezal, directeur des Affaires sociales. "Ça s'est passé de façon un peu tendue, mais on n'était pas dans un schéma de séquestration forte, mais de discussion un peu tangente", a estimé Jean-Marc Judic, un autre délégué CFDT.

 

D'après agence

le 10 avril 2009 à 07:09
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