Le 31 mars, les salariés de Caterpillar à Grenoble avaient séquestré quatre cadres durant 24 heures. © REUTERS![]() |
| Sarkozy sur les séquestrations |
Alors que 300 personnes s'étaient rassemblées mardi près de la gare de Gardanne, à l'appel de la CGT, pour dénoncer "la politique anti-sociale" du gouvernement, à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy dans les Bouches-du-Rhône, celui-ci a fait savoir qu'il n'appréciait pas certaines manières de faire de salariés en colère. Le chef de l'Etat a ainsi affirmé qu'il ne "laissera pas faire" les salariés qui séquestrent les dirigeants d'entreprises pour protester contre les suppressions d'emplois.
"Qu'est ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer les gens ? On est dans un Etat de droit, je ne laisserai pas faire les choses comme ça", a déclaré le président de la République lors d'une table-ronde sur la recherche à Venelles. "Dans un Etat de droit, la loi doit être respectée. On peut comprendre la colère des gens, mais la colère des gens, elle sera apaisée par des réponses et par des résultats, pas en aggravant les choses en faisant des choses qui sont contraires à la loi", a-t-il ajouté. "Il y a des comportements d'un certain nombre de patrons qui sont inadmissibles, mais l'immense majorité des chefs d'entreprise souffre de la crise et se comporte formidablement bien", a estimé le chef de l'Etat.
Royal accusée
La condamnation de Nicolas Sarkozy intervient après la séquestration la semaine dernière pendant plus de 24 heures de quatre cadres du site du constructeur américain d'engins de chantier Caterpillar à Grenoble, par des salariés qui dénonçaient la décision de leur direction de supprimer le site. Elle suit également une polémique sur des propos de Ségolène Royal, accusée par la majorité de justifier, voire d'encourager ces pratiques. Pourtant, l'opinion publique, si elle ne semble pas prête à l'accepter, juge cette pratique avec moins de sévérité. Selon un sondage CSA publié mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, 50% des Français jugent que cette méthode d'action n'est "pas acceptable" contre 45% qui la jugent "acceptable". Et d'après un sondage Ifop-Paris Match, publié mardi sur le site du magazine, 63% des personnes interrogées disent "comprendre mais ne pas approuver" ce type d'action, 30% les approuver et 7% les "condamner".
| Les salariés de Caterpillar refusent d'aller à l'Elysée |
Les salariés du constructeur américain d'engins de chantiers Caterpillar ont annoncé mercredi refuser l'invitation à rencontrer jeudi à l'Elysée Nicolas Sarkozy, réclamant que ce dernier se rende sur place. "On n'accepte pas de passer pour des voyous, on n'ira pas le voir, il n'a qu'à venir ici", a déclaré à l'AFP Pierre Piccarreta, délégué CGT, à l'issue d'un vote à l'unanimité en assemblée générale devant le comité d'entreprise de Caterpillar, où quelque 300 manifestants étaient massés à la mi-journée. Les salariés ont été informés mardi soir qu'ils étaient attendus à l'Elysée jeudi à 16 heures. Les salariés de Caterpillar ont notamment critiqué les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la séquestration des patrons, disant qu'il ne "laisserait pas faire" les salariés séquestrant des dirigeants pour dénoncer les plans sociaux. |
Retour MYTF1

Chargement en cours...





