Caterpillar : les 4 cadres libérés © TF1/LCILa direction du constructeur américain d'engins de chantiers Caterpillar a annoncé mardi qu'elle avait proposé "sous conditions" aux syndicats de réduire le nombre de licenciements prévus en France de 733 postes à 600. Selon la direction, ces conditions portent notamment sur la flexibilité ainsi que sur l'indemnisation du chômage partiel.
"Les objectifs de l'organisation du travail et de l'aménagement du temps de travail devront être acté d'ici au vendredi 10 avril. La signature définitive devra intervenir au plus tard le 1er octobre", a prévenu la direction dans un communiqué. "Concernant l'aménagement du temps de travail nous avons des propositions qui ne sont pas celles de la direction. L'annualisation du temps de travail, les horaires tournants, la suppression des 35 heures, les salariés n'en veulent pas", a rétorqué à la sortie des négociations Nicolas Benoît, délégué CGT et membre du comité d'entreprise de Caterpillar.
250 salariés s'étaient réunis devant la DDT
La direction a par ailleurs proposé un accroissement de l'enveloppe destinée au Plan social pour l'emploi, portant son montant à 50 millions d'euros, au lieu des 48,5 millions d'euros initialement prévus : "Il s'agit d'une avancée substantielle et la dernière possible de la direction de Caterpillar. Au-delà, la pérennité des deux usines de Grenoble et d'Echirolles serait sérieusement compromise. Un refus de ces propositions serait de nature à mettre l'emploi de plus de 2000 personnes en péril". Le membre du comité d'entreprise a pour sa part estimé qu'il y avait encore "des choses que l'on pouvait négocier pour diminuer l'impact des licenciements et augmenter l'enveloppe".
Toutes ces propositions ont été faites lors d'une réunion mardi à la direction départementale du travail de l'Isère, décidée après que des cadres de l'entreprise aient été retenus la semaine dernière pendant une journée dans leurs locaux. La réunion s'est faite elle-même dans une atmosphère lourde de tension : dès le début de l'après-midi, environ 250 salariés s'étaient réunis devant la DDT. Les différentes entrées de l'établissement avaient rapidement été bloquées par les manifestants qui se disaient "prêts à aller jusqu'au bout", alors que, dans la matinée, les salariés avaient organisé une opération péage gratuit à Voreppe près de Grenoble.
D'après agence
| Les salariés de Caterpillar refusent d'aller à l'Elysée |
Les salariés du constructeur américain d'engins de chantiers Caterpillar ont annoncé mercredi refuser l'invitation à rencontrer jeudi à l'Elysée Nicolas Sarkozy, réclamant que ce dernier se rende sur place. "On n'accepte pas de passer pour des voyous, on n'ira pas le voir, il n'a qu'à venir ici", a déclaré Pierre Piccarreta, délégué CGT, à l'issue d'un vote à l'unanimité en assemblée générale devant le comité d'entreprise de Caterpillar. Les salariés ont été informés mardi soir qu'ils étaient attendus à l'Elysée jeudi à 16 heures. Les salariés de Caterpillar ont notamment critiqué les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la séquestration des patrons, disant qu'il ne "laisserait pas faire" les salariés séquestrant des dirigeants pour dénoncer les plans sociaux. |
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