Chalutier participant au blocage du port de Calais (14 avril 2009) © D. Martinez / Reuters
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| Les quotas de la discorde |
Les ports de Calais et de Dunkerque sont débloqués... provisoirement du moins, et pour permettre aux pêcheurs en grève d'assister aux assemblées générales. Une goulée d'air pour le trafic transmanche, paralysé depuis mardi, dont une partie pourrait s'écouler aujourd'hui. Au port de Boulogne-sur-mer en revanche, le blocage persiste. Les grévistes doivent décider ce jeudi, vers 10 heures à Dunkerque et 13 heures à Calais, de la suite à donner à leur mouvement, après la réunion de mercredi soir au ministère de la Pêche à Paris.
Les pêcheurs du Nord/Pas-de-Calais réclament toujours des augmentations de leurs quotas de capture de cabillaud et de sole, pour la plupart déjà épuisés pour 2009. Une demande restée insatisfaite après la rencontre avec Michel Barnier. A l'issue de la réunion, le ministre de la Pêche a certes annoncé un "plan d'accompagnement" comprenant "une enveloppe de 4 millions d'euros" pour 2009, qui sera débloquée d'ici le 30 juin. Mais il a tenu à souligner que les quotas de pêche ne seront pas modifiés en 2009, rappelant que la Commission européenne y était opposée. Il a toutefois annoncé une rencontre avec le commissaire européen à la Pêche Joe Borg, qu'il espère voir se tenir "dans une quinzaine de jours".
Les syndicats de ferries donnent de la voix
Le déblocage de ce jeudi pourrait donc bien n'être qu'une pause dans la crise, alors qu'avant même d'entamer la réunion avec le ministre, les pêcheurs s'étaient déclarés "fermes et déterminés" à obtenir des quotas supplémentaires et avaient affirmé "ne pas vouloir d'argent", en allusion aux mesures d'accompagnement proposées par le gouvernement.
Mais la justice s'en mêle : le tribunal de Boulogne-sur-Mer a enjoint les grévistes de cesser leur action sous peine d'astreintes, suite à des requêtes déposées par les compagnies de ferries LD Lines, à Boulogne, et P&O, à Calais, dont les bateaux étaient bloqués à quai, au détriment des touristes, notamment britanniques. Une requête similaire aurait également été déposée par la chambre de commerce de Calais. P&O envisage par ailleurs de réclamer des compensations aux autorités françaises pour la baisse de ses activités, engendrée par le blocage.
Du côté des syndicats de ferries, quelques voix solidaires se sont manifestées, comme celle de la CFDT de SeaFrance, qui a menacé de bloquer le tunnel sous la Manche à partir de jeudi matin, "s'ils n'obtiennent pas un accord avec le gouvernement et si le port est encore paralysé".
D'après agences
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