© TF1/LCILe conflit va-t-il s'aggraver ? Les négociations entre les directions d'ERDF (distribution d'électricité, filiale d'EDF) et GrDF (distribution de gaz, filiale de GDF Suez) et les syndicats ont achoppé une nouvelle fois lundi à la veille d'une nouvelle journée d'action. Mardi, les syndicats n'ont pas exclu que de nouvelles coupures de courant et de gaz soient décidées lors des assemblées générales des salariés, tout en précisant qu'ils souhaitaient "élargir" la mobilisation par des actions plus "populaires", comme le passage des compteurs en heures creuses, ou la remise du courant pour les plus démunis. Chose faite mardi matin. D'après la CGT, 350.000 clients d'EDF en région parisienne étaient ainsi en tarif heures creuses. Interrogée par l'AFP, la direction d'ERDF n'a pas été en mesure de confirmer ou d'infirmer cette information et ne pourra le faire avant plusieurs jours.
Selon les directions, 12% des quelque 46.000 salariés des deux sociétés étaient en grève à la mi-journée, contre une environ 13% le 16 avril au même moment. Pour sa part, la CFTC a estimé qu'une "radicalisation du mouvement est prévisible" mardi.
"Négociations interrompues"
Depuis plusieurs semaines, une partie des salariés d'ERDF et GrDF sont en grève et provoquent notamment des coupures d'électricité et de gaz pour obtenir des augmentations salariales et l'arrêt de projets d'externalisation d'emplois. Des négociations ont déjà échoué à plusieurs reprises, et les cinq syndicats de l'énergie (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC) ont appelé les salariés des industries électriques et gazières à deux nouveaux "temps forts nationaux coordonnés" de mobilisation, mardi et jeudi. Lundi, "la négociation s'est mal passée, les directions ont affirmé au bout d'une heure de réunion qu'elles n'iraient pas plus loin", a précisé la CGT.
La Direction de GrDF a précisé que la réunion avait été interrompue parce qu'une cinquantaine de salariés avaient envahi la salle de réunion. "Les négociations sont provisoirement interrompues et reprendront en milieu de semaine", a-t-on précisé. Selon la direction, ses propositions portent sur "le volume des augmentations individuelles", "le supplément d'intéressement 2008 (qui sera versé en 2009)", et "l'amélioration du pouvoir d'achat par un accord d'intéressement revu pour les années à venir". A titre d'exemple, "l'intéressement moyen est de 1.500 euros, abondé à 100% par l'entreprise", précise-t-on de même source. Les syndicats réclament notamment une prime de 1.500 euros pour tous et une augmentation mensuelle de 5%.
(D'après agence)
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