Vanne de gaz © TF1/LCIIls réclament des hausses de salaire de 5%, une prime de 1500 euros ainsi que l'arrêt de projets d'externalisation d'emplois. En grève depuis la fin du mois de mars, certains salariés d'ERDF et GrDF n'hésitent pas à employer la méthode forte pour se faire entendre : couper les vannes. En début de semaine notamment, 13.000 foyers avaient ainsi été privés de gaz dans le département de l'Essonne. Cette fois, c'est au tour de Paris, où 7500 foyers sont privés de gaz depuis vendredi soir, dans les 9e et 18e arrondissements. A l'origine de la coupure, la fermeture d'une vanne, sans doute par des salariés grévistes.
Samedi, la société GrDF, filiale GDF Suez qui s'occupe de la distribution de gaz, a annoncé qu'elle portera plainte contre X "à la suite d'un acte de malfaisance". Selon un porte-parole de GrDF, le gaz devait être rétabli samedi soir pour le 18ème arrondissement et "dans la journée de dimanche pour le 9ème", la société mobilisant "80 agents d'astreinte pour passer chez chaque client opérer le rétablissement". "Il ne faut surtout pas que le client tente de se réalimenter tout seul", a-t-il souligné. Parmi les clients figurent indifféremment des particuliers et des sociétés, dont des restaurateurs, qui ont besoin de gaz pour leur cuisine.
"Il y a des coupures depuis quinze jours, mais celle-ci est la plus grosse depuis le début du conflit, après celle qui a touché Corbeil la semaine dernière, également en raison d'un acte de malveillance, et dont 12.000 clients ont été victime. Les autres coupures ont en général touché environ un millier de clients", a dit le porte-parole. Selon lui il s'agit de la première coupure de gaz dans Paris intra-muros depuis le début du conflit mais pas la première de l'histoire.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





