© SXC.HUL'informatique fait le plus souvent des miracles mais le moindre bug peut coûter très cher. La Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV) l'a réalisé il y a bientôt trois mois. Selon les Echos, elle "a comptabilisé par erreur des trimestres d'activité au titre du chômage à une population que l'on peut estimer à plus de 1 million de salariés", dont près de 630.000 encore en activité. "L'erreur lui aurait déjà coûté 300 millions d'euros au total depuis 1984, et représenterait 0,04 % du coût des pensions versées l'an dernier (environ 40 millions)".
En cause, un bug qui remonte donc à l'automatisation de la procédure de décompte des trimestres... il y a vingt-cinq ans. "Normalement, pour avoir un trimestre comptabilisé, il faut avoir été indemnisé au moins 50 jours au titre du chômage", explique le quotidien économique mais à cause de "paramètres erronés", "cela a abouti, à partir de 1984, à compter un trimestre dès le premier jour d'indemnisation chômage au lieu du 50e".
La Cnav confirme
L'erreur concerne des personnes ayant validé des droits à retraite au titre du chômage, confirme-t-on à la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse). Des rectifications vont être opérées, mais elles ne concerneront pas les personnes déjà à la retraite ou sur le point de l'être, a souligné la Cnav. "La durée d'assurance des personnes ayant validé des périodes au titre du chômage a été dans certains cas surestimée", poursuit la Cnav, précisant que cette erreur est "favorable" aux assurés. Entre 1984 et 2008, l'impact financier cumulé sur les 25 ans est bien estimé à 300 millions d'euros sur les 1.300 milliards versés sur la même période, ce qui représente 0,02% des masses versées. "Il convient cependant de relativiser l'impact de cette anomalie: dans la très grande majorité des cas, elle n'excède pas un trimestre", ajoute la Cnav.
"Seuls les comptes des assurés nés après le premier janvier 1955 vont faire l'objet d'une rectification", indique la Cnav. "Les personnes déjà bénéficiaires d'une retraite ne sont pas concernées", précise-t-elle. "Avec le plein accord de ses ministères de tutelle, la Cnav a décidé de ne pas revenir sur la situation des assurés proches de leur âge d'ouverture des droits à retraite", indique la Cnav, qui assure qu'"aucun assuré ne sera lésé dans ses droits futurs à la retraite".
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