Comment Hortefeux veut faire passer la pilule

Par D'après agences, le 15 mai 2009 à 16h24 , mis à jour le 15 mai 2009 à 16h30

Le ministre du Travail a indiqué que le gouvernement prévoyait "de donner de nouvelles garanties aux salariés" en reformant le travail dominical.

Brice HortefeuxBrice Hortefeux © LCI

Le sujet est controversé, Brice Hortefeux tente donc des concessions. Le ministre du Travail a indiqué vendredi dans une interview aux Echos que le gouvernement prévoyait "de donner de nouvelles garanties aux salariés" dans la prochaine proposition de loi sur l'extension du travail dominical. "Le volontariat, le droit au refus, le paiement double : il me semble que ces garanties devront être apportées aux salariés ne travaillant pas aujourd'hui le dimanche et pouvant le faire demain, à titre dérogatoire, dans certaines zones", détaille-t-il. Ces garanties "seront précisées par la proposition de loi et le débat parlementaire", ajoute le ministre.
 
Sur les zones concernées par l'extension du travail du dimanche, il est "favorable à deux mesures équilibrées, cohérentes et limitées": "étendre l'ouverture des commerces, à l'exception des grandes surfaces, dans les zones touristiques et thermales, soit 400 communes sur 36.500", et autoriser "l'ouverture dans certaines zones des agglomérations de Paris, Marseille et Lille, où il y a une habitude de consommation de fin de semaine". "Partout ailleurs, nous n'irons pas au-delà des cinq dimanches du maire qui sont déjà autorisés", poursuit Brice Hortefeux.
 
"Voilà un texte qui était enterré"
 
Interrogé sur le fait que ces mesures seraient loin de la généralisation souhaitée par Nicolas Sarkozy, il rétorque que "c'est tout le contraire". "Voilà un texte qui était enterré et nous allons tout mettre en œuvre pour le faire aboutir, car il est utile pour l'emploi et cohérent avec les ambitions touristiques françaises", justifie-t-il.
 
"Si nous n'agissons pas, il y aura des licenciements dès cet été, notamment près de Marseille, à Plan-de-Campagne", redoute le ministre. La perte de la clientèle du dimanche pourrait entraîner des suppressions d'emplois dans des zones commerciales perdant actuellement leurs dérogations d'ouverture, selon les partisans de l'ouverture dominicale. Ses opposants ne manqueront pas d'y voir un chantage à l'emploi.

Par D'après agences le 15 mai 2009 à 16:24
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19 Commentaires

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  • France, le 16/08/2009 à 09h49

    Que PERSONNE n aille dans les magasins le dimanche et l histoire sera reglee!! jus qu a preuve du contraire on n a pas plus d argent a depenser !! y a pas encore une allocation a depenser les dimanche? pfffff y a deja pas de boulot pour bcp en semaine et on veut faire travailler plus ceux qui en ont!!!! et la famille dans tt ça? que devient elle????? c du grand n importe quoi!! BOYCOTEZ les magasins le dimanche!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Lizilia, le 07/07/2009 à 13h37

    Cher Jérôme de Toulouse, A quoi bon toutes ces informations,n'oubliez pas que 53% de vos compatriotes, ont voté pour le présidents en question, moyennant quoi, depuis Mai 2007, ils sont lobotomisés, décérébrés, anesthésiés,et dés que leur idôle parle, ils disent ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.......... sans rien comprendre de ce qu'il raconte. C'est CA la Démocratie Cher Jérôme .

  • Jerome, le 06/06/2009 à 20h21

    Il ne va plus voir ceux qui se lèvent trop tôt, se couchent trop tard, et s'épuisent au point de se suicider au travail. A force qu'il se déplace partout, s'occupe de tout, fasse des projets et des lois sur tout, faits divers, accidents de la route, feux de forêts, tour de France, infirmières bulgares, comment ne pas s'étonner par les questions qu'il « laisse tomber », sur lesquelles il n'intervient pas, ne parle pas, ne réagit pas, ne légifère pas ? Pas de photo, pas d'image, pas de flash info, pas de visite d'entreprise, sur le dernier des suicides au travail? Rien. Il y a eu 360 cas de suicides liés directement au travail l'an passé, un par jour. Cela concerne des employés, des ouvriers, et les cadres, manuels et intellectuels, le stress au travail, la souffrance au travail, la violence des rapports d'exploitation, les rapports de « management » hiérarchiques, le chantage à l'emploi et au salaire? Plus grave que la délinquance criminelle, ce phénomène est pourtant ignoré : Rachida Dati ne fait pas de loi, pas d'enquête, on n'envisage pas de remède, rien. Pas visite dans une entreprise, pas de déclaration au Journal télévisé, pas de visite à la famille, pas de rendez-vous express, pas de « petite phrase », rien. Pas de proposition ! Parce que n'est-ce pas, dans le régime où nous sommes, si le Président ne réagit pas en personne, ne propose rien, c'est que le sujet n'est pas important.

  • Jerome, le 06/06/2009 à 20h20

    En France, on utilise les mots « burn out » (anglais) ou « karochi » (japonais) pour parler de l'auto destruction par la travail? n'y a t il pas de mot français ? Pourtant cette violence au travail concerne plus de 22 millions de personnes? Ah si ! Le Ministre du travail Xavier Bertrand a dit qu'il « suivait, qu'il se tenait au courant » et a parlé du « CHSCT » de la dernière entreprise où il y a eu un suicide? Les Chsct sont en général réduits à une peau de chagrin. Il n'y en a que 22 000 pour 1,2 million d'entreprises ayant au moins un salarié. Ils n'ont droit d'exister que dans 3 % des entreprises, celles de plus de 50 salariés, mais même là, dans la majorité des cas, il n'y en a pas. Ne parlons pas des 97 % de plus petites entreprises (8 millions de salariés) où le taux d'exposition aux risques est pourtant plus grand. Lui, le Président, si prompt d'ordinaire en tout, il n'a pas proposé, par exemple, d'élargir les pouvoirs et d'augmenter les moyens des Chsct (Comité d'hygiène, sécurité, conditions de travail), ces institutions qui devraient normalement être en charge de réagir à de tels risques ! Créés en 1982, les CHSCT ne disposent pratiquement pas de « crédits d'heures » pour leurs membres, sauf par accord exceptionnel, dans les très grandes entreprises. Ils n'ont pas de budget propre. Leurs membres ne sont pas élus mais cooptés, ce qui diminue l'impact de leur action auprès des salariés.

  • Jerome, le 06/06/2009 à 20h18

    Seulement 1 % des CHSCT font appel à une expertise comme ils y ont droit, et dans la majorité de ces cas, cette demande est contestée par l'employeur. Surtout, les CHSCT n'ont pas de moyens d'imposer leurs décisions, ils rabâchent des recommandations de réunions trimestrielles en réunions trimestrielles, que l'employeur n'est pas tenu de respecter, il n'y a pas d'avis conforme, ni d'obligation de faire? Si bien qu'aucun contre pouvoir, en dehors des faibles et impuissants moyens de l'inspection du travail, de la médecine du travail, n'est en mesure, dans l'entreprise, de pouvoir stopper les folies managériales qui exigent chaque jour toujours plus de rentabilité, de productivité, d'objectifs de plus en plus inatteignables, avec une pression de plus en plus féroce sur chaque salarié, avec des heures supplémentaires en nombre exponentiel et non déclaré, non payé, non récompensé. Même les syndicats, dans un tel contexte, sont conduits à sous estimer les CHSCT, à pas investir dans de l'énergie perdue car inefficace. Pourtant il existe des propositions, des mesures, de quoi faire un projet de loi, plus utile, plus vital, plus impératif pour la vie de millions de salariés, que d'autres actuellement priorisés au Parlement pour « l'affichage ». Mais le président a décidé de ne pas « afficher » cela, ne de pas légiférer, de ne pas réagir, de ne pas se pencher sur le sujet. Dans le régime actuel, les suicides au travail, à cause du travail peuvent continuer à raison de un par jour? Gérard Filoche, 21 juillet 07 Cf. étude « vingt ans de CHSCT » conseil économique et social, Journal Officiel, 2001. François Fillon était venu en 2002 plancher sur cette étude devant le Conseil économique et social? sans rien proposer. Déjà !

  • Jerome, le 27/05/2009 à 02h32

    Cherchez l'intrus : l'un de ces deux textes est incorrect : 1-"Le ministre du Travail a indiqué que le gouvernement prévoyait "de donner de nouvelles garanties aux salariés" en reformant le travail dominical." 2- "-"Le ministre du Travail a indiqué que le gouvernement prévoyait "de donner de nouvelles garanties aux salariés" en applicant le droit du travail." Dur dur, hein ? ;)

  • Jerome, le 27/05/2009 à 02h05

    A quand une loi sur le respect du droit du travail ? Bientot, toutes les entreprises vont devoir tourner 24h sur 24h ? Et ça changera quoi d'avoir la possibilité d'acheter un CD, une pizza, un livre, une voiture, et que sais-je encore, à 4hoo du matin ?? J'te jure vraiment, on est pas aidés? Evidemment, je suis pour le droit de travailler le dimanche, pour le respect de la loi, pour le Respect tout court, évidemment : Il faut simplement réaliser que le droit du travail n'est pas respecté, et que rien, mais vraiment rien n'est effectué dans cette voie. Et les patrons font depuis toujours subir des pressions à leurs employés pour qu'ils travaillent le dimanche, malgré les arrêtés préfectoraux qui stipulent clairement que c'est interdit. Et faire appliquer la loi par son patron ?oublieux? quand on est un employé loyal et consciencieux, condamne ce dernier à perdre définitivement sa place au sein de son entreprise, en pointant au chomage et dans l'attente du verdict du tribunal des prud'hommes qui ne connait pas le terme de comparution immédiate. On nivèle la France d'en bas par le bas, et la France d'en haut... parle haut.

  • Jerome, le 27/05/2009 à 01h14

    On travaille plus ( mal ) pour gagner plus ( en irrespect ) : Les inspecteurs du travail en France sont aussi peu nombreux que les médecins au Sénégal ( 1 pour 10.000 ), on se demande bien pourquoi ;) ; Les étudiants qui effectuent un travail salarié pour payer leurs études ont trois fois plus d'échecs aux examens que les étudiants "à temps plein" ( oui, il y en a qui réussissent ); Il y a en France une tentative de suicide toute les trois minutes, et, là aussi, il y en a qui réussissent : un suicide réussi chaque jour en 2006 sur le lieu de travail. (Quelqu'un connait les chiffres de 2008 ? ...M. Hortefeux peut-être... Non? ) Le travail le dimanche, si autorisé, finira par devenir obligatoire pour tous, sur le mode du "volontariat obligatoire", dans le cadre de "journées solidarités" par exemple. Du vocabulaire sur lequel méditer pourrait être utile : Le jour férié est un jour travaillé, La guerre ,c'est la paix, La nuit c'est le jour, Les vessies sont des lanternes, La pauvreté c'est la richesse... Les clients du dimanche et les politicien croient ce qu'ils voient, Ils voient ce qu'ils regardent, Ils regardent ce qu'ils veulent. Et faire tourner toutes les entreprises 24h sur 24h, c'est pour quand cette idée géniale ? Ah j'te jure...

  • Ld38, le 20/05/2009 à 23h08

    Loi de désinformation Le ministre et les supporters de la loi contre le repos dominical veulent nous faire croire que les commerces sont similaires à des industries de fabrication. Il est économiquement plus rentable et autorisé par la loi de faire travailler des machines de production le dimanche en plus des autres jours, car en payant des ouvriers supplémentaires mais sans payer de machines supplémentaires, il y a augmentation de la production de l'usine et les salariés pourront y gagner plus en travaillant autant ou plus. Le cas des commerces est différent, ils ne produisent rien, ils rendent d'abord un service de répartition d'objets dans une multitude de lieux de vente existants près de l'acheteur. Quand les grands commerces fonctionneront le dimanche les acheteurs y dépenseront le dimanche une somme qu'ils ne dépenseront plus dans ce magasin un autre jour ou chez le petit commerçant. Il y a baisse de la productivité horaire dans ce magasin et dans les commerces concurrents et mise au chômage de commerces concurrents. Comme ces magasins sont en moyenne plus éloignés des acheteurs, ils diminuent le service apporté au client. (à la limite ils peuvent être supprimés alors les objets sont vendus aux consommateurs à la sortie de l'usine). En définitive la valeur ajoutée des commerces est diminuée avec des horaires plus longs de salariat (c'est travailler plus pour gagner moins) et un coût supplémentaire payé par les commerces et la collectivité pour les restructurations, aménagements et déménagements induits. Pour compenser le commerce augmente la pression pour diminuer la masse salariale des employés et pour accaparer la valeur ajoutée des fournisseurs. C'est le cercle vicieux de la paupérisation d'un nombre croissant de salariés, de la délocalisation des productions et du gonflement du chômage, des prix et des impôts.

  • Pierre-Alain Weill, le 20/05/2009 à 15h02

    Devant les chiffres catastrophiques du chômage, l'échec de la relance par un plan qui n'est pas à la hauteur de la situation, le gouvernement, en la personne de Brice Hortefeux revient avec l'annonce d'une nouvelle proposition de texte pour l'ouverture des commerces le dimanche. Autoriser l'ouverture inconditionnelle serait lourd de menace pour les droits des salariés, dont la liberté du consentement ne peut pas être vérifiée au cours de la relation de travail. Une telle évolution aurait inéluctablement pour conséquence de contraindre, de fait, nombre de salariés à travailler le dimanche, contre leur volonté. . De nombreuses dérogations excitent déjà pour le commerce alimentaire et les zones touristiques. un grand nombre d'experts et des organisations syndicales ou patronales représentant les artisans et les petites entreprises, par cette nouvelle concurrence, ce sont des milliers d'emplois qui pourraient être ainsi menacés dans le commerce.de proximité. Quel bénéfice pour les consommateurs ? Les surcoûts de charges fixes et les éventuelles majorations de salaires seraient évalués à 4 ou 5% On imagine que ces hausses de coûts seront répercutées au consommateur qui risque donc à cette occasion de voir les prix augmenter. La vie s'est organisée pour que les associations, le sport, la culture, la famille, entre autres trouvent leur espace-temps le plus souvent le dimanche. Le parti socialiste s'est battu pour empêcher l'adoption du texte présenté au parlement fin 2008 saura se mobiliser pour défendre le droit des salariés et la coexistence des différentes formes de commerces. Après les heures supplémentaires c'est le travail le dimanche qui nous est proposé pour relancer l'économie. En période de récession, de qui se moque-t-on ? Ce n'est pas du travail le dimanche dont ont besoin les Français, c'est du travail en semaine et de pouvoir d'achat par une juste rémunération Pierre-Alain Weill

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