Goodyear veut supprimer plus de 800 emplois à Amiens

le 26 mai 2009 à 12h45 , mis à jour le 26 mai 2009 à 15h37

La direction de Goodyear-Dunlop Tires France a annoncé mardi un nouveau plan social prévoyant 817 licenciements pour l'usine de pneus d'Amiens-Nord.

TF1/LCI : Site de Goodyear-Dunlop d'AmiensSite de Goodyear-Dunlop d'Amiens © TF1/LCI

En mai 2008, la direction de Goodyear-Dunlop Tires France annonçait un plan social prévoyant 402 licenciements. C'était le début d'un bras de fer avec les syndicats qui devait aboutir à l'annulation de la procédure en novembre par le tribunal de Nanterre, pour non respect par l'entreprise des procédures légales, avant que le plan social ne soit finalement autorisé par la cour d'appel de Versailles. Un an plus tard, la crise est passée par là, et c'est non plus 400 emplois que l'entreprise prévoit de supprimer, mais 817 dans son usine de pneus d'Amiens-Nord, qui emploie en tout 1400 personnes. L'annonce de ce nouveau plan social a été faite lors d'une réunion du CCE, et le projet a été dévoilé par la CFTC. 

  • Contact renoué pour le sauvetage du site Goodyear d'Amiens

    Les discussions rompues début décembre ont repris avec Titan international. Une réunion entre la CGT et le fabricant américain de roues s'est tenue mardi après-midi au ministère du Travail à Paris. Ce mercredi, c'est qui est attendu à son tour Goodyear au ministère.

    Publié le 04/01/2012 Contact renoué pour le sauvetage du site Goodyear d'Amiens
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Goodyear va entreprendre "un plan visant à interrompre sa production de pneumatiques tourisme dans son usine d'Amiens, dans le cadre de sa stratégie de réduction de ses capacités de production dans les pays à coût élevé de fabrication", a indiqué le groupe américain dans un communiqué. "Cette initiative, qui devrait être finalisée au troisième trimestre 2010, aboutira à la suppression d'environ 820 postes" sur le site d'Amiens-Nord, a ajouté l'entreprise. La direction, invoquant une dégradation supplémentaire de son activité due à la crise, avait fait savoir dès mars qu'un millier de postes de l'activité pneumatiques tourisme étaient menacés, tout en annonçant aux syndicats le retrait du précédent plan. Les 817 licenciements concernent la production de pneus automobiles, dite "pneu tourisme". La direction a par ailleurs annoncé la mise en vente de son activité de pneus agricoles, qui concerne plus de 440 postes, selon la CFTC.

"Ils veulent nous faire porter le chapeau"

Alors qu'elle produisait près de 23.000 pneus tourisme par jour il y a encore deux ans, l'usine d'Amiens-Nord n'en produit plus aujourd'hui que 9000 et les salariés sont contraints au chômage partiel une semaine par mois depuis six mois. Du côté des syndicats, après l'annonce du plan social, c'est l'abattement. "On est sous le choc, même si on savait que ça allait nous tomber dessus. C'est dramatique, une catastrophe pour 817 familles et pour l'agglomération amiénoise", a commenté Virgilio Mota da Silva, délégué Sud. "La direction n'a pris aucun engagement, si ce n'est de suivre la procédure légale. On va se bagarrer pour arracher le maximum. Ils ont gagné assez d'argent avec nous".

En juillet 2008, soit bien avant la crise, Goodyear-Dunlop avait décidé de mettre en oeuvre un plan de réduction de la production d'Amiens-Nord, après une décision de la CGT, majoritaire, de refuser une réorganisation du travail en quatre équipes au lieu de cinq. Pour le délégué Sud, le nouveau plan social constitue une "punition" pour ce refus syndical. "Ils veulent nous faire porter le chapeau, mais les gestionnaires, c'est eux. On ne peut pas nous rendre responsables de ce qui arrive. Ça fait 15 ans qu'ils n'investissent plus dans l'usine". Dans son communiqué de mardi, le syndicat CFTC a dénoncé l'attitude de la CGT, affirmant qu'elle "porte une lourde responsabilité devant les salariés et leurs familles".

D'après agence

le 26 mai 2009 à 12:45
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25 Commentaires

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  • Futur licencié!!, le 27/05/2009 à 23h02

    Nos bénéfices passés ont servi à construire les usines concurrentes toutes neuves dans les pays lowcosts;nous ne sommes pas dans un contexte de concurrence loyal nos outils de production sont obsolétes en comparaison avec le reste du groupe(gy),on nous a fait couler doucement .l'important pour gy c'est d'avoir pris des parts sur notre marché(regardez bien vos autos)aprés le textile,la sidérurgie,c'est l'industrie auto qui s'en va!!!!

  • Bernard, le 27/05/2009 à 19h21

    Messieurs les syndicalistes vous êtes vraiment pittoyables. On passe de 400 à 800 licenciements, tout simplement parce que vous avez refusés par principe le plan social de 2008. Les syndicats politisés ne sont pas responsable de la situation ? Vous rigolez. Résultat, les entreprises délocalisent avant de couler, cela ce comprend. Bien évidement c'est dramatique de perdre son emploi, bien évidement les syndicalistes sont heureux de voir arriver des nouveaux adhérents. Chères entreprises étrangers, les ex pays socialistes sont heureux de vous acceuillir dans leurs vastes zones d'activités fiancées par l' union européenne.

  • Christ, le 27/05/2009 à 11h33

    Je suis salarié depuis quelques années dans l'entreprise et je voudrais dire que la CGTfait du bon boulot et a reussi depuis le premier plan social a preserver notre emploi depuis un ans. je voudrais dire a quelques beaux parleurs de venir retrousser leurs manches et venir dans l'usine.

  • Pierre, le 26/05/2009 à 20h18

    Logique, les entreprises étrangéres ont le droit de ce deplacer, ce qu'il faut faire interdire de venir s'implanter en france. il faut pas sortir de saint cyr, pour croire que l'on va faire 40 ans dans une société étrangére

  • Pascal51, le 26/05/2009 à 18h07

    On parle des grosses entreprises qui licencie : 800 salariés, 1000 salariés, 1500 salariés,.....on ne parle pas non plus des petites PME qui ferment !!! crise ou pas crise cela fait peur !!!!! dans un monde ou on fonctionne à 100 à l'heure, ou il faut de plus en plus être compétitif, ou le stress ronge les salariés et les patrons, ou le boulot qu'on gardait pendant 30 ans disparait cela m'inquiète. Quand il n'y aura plus la crise, il y aura d'autre problème (hausse du pétrôle, conflis d'intéret de richesse dans certains pays,...) ce n'est pas un beau monde que l'on va laisser aux enfants alors que faire ??? Etre moins individualiste, essayons de trouver des solutions ensemble et espéront que cette crise permettra aussi de changer les mentalités. Bon courage pour ceux qui vont perdre leur emploi !!!! et surtout, il faut garder l'espoir d'un monde meilleur.

  • DD, le 26/05/2009 à 18h01

    Pour Goodyear, la CGT a une part de responsabilité, et en Plus le député communiste Maxime Gremetz également, mais ce que les gens oublient c'est qu'ils vont s'implanter dans les pays de l'est, chez les camarades du dit député qui gagnent 200 euros par mois ( bilan globalement positif comme disait G Marchais ) Merci a l'Europe des Giscard, Delors etc etc

  • Un salarié, le 26/05/2009 à 17h44

    Je suis choqué de lire certains commentaires, pour comprendre la situation chez goodyear il faut y travailler. Les syndicats ou le syndicat majoritaire n'est pas responsable de la situation. Sans la prèsence de ce syndicat l'usine serait fermée. Chez goodyear le patron ou les actionnaires n'y ont jamais mis les pieds. depuis des années les presses tourismes sont dans un états lamentables, pu de préventif. Preuve qu'ils veulent fermer pour délocaliser, quand ils délocalisent des usines des pays voisins, vous vous en moquez! Pour information aux urgences de l'hopital d'Amiens on appelle Goodyear l'abatoire de la zone industrielle.

  • Phil, le 26/05/2009 à 17h33

    Ce que certains ici ne comprennent pas c est que lorsque la demande chute forcement le production aussi , il faut s adapter

  • Biar, le 26/05/2009 à 17h12

    Lorsque une entreprise majeure supprime un emploi c'est trois emplois supprimés par les sous-traitants de cette même entreprise. Il faut donc annoncer 2.400 emplois supprimés.

  • Remi, le 26/05/2009 à 17h12

    Alain, vous me faites rire, apres mes etudes j'ai travaille 6 ans en Republique Tcheque pour la moitie d'un salaire Francais a poste equivalent. Donc oui, j'accepte les salaires locaux. Ceux qui veulent reussir doivent s'en donner les moyens et non pas s'en prendre a ceux qui ont eus plus de courage.

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