Il est attendu avec impatience par les salariés de Continental. Un représentant du groupe MAG, basé à Dubaï, en discussions sur une éventuelle reprise de l'usine de l'équipementier automobile à Clairoix, doit être reçu ce lundi à Paris par le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel et le ministre de la Relance Patrick Devedjian.
Sur Europe 1, ce représentant, qui est le vice-président stratégie et finances de MAG a assuré que le groupe était un candidat "sérieux" pour la reprise de l'usine. "Nous sommes intéressés (par l'idée) d'acquérir une usine de fabrication de pneus depuis à peu près dix ans. Il n'y avait pas d'occasion, le marché était très prospère et personne ne voulait vendre. Maintenant, avec la crise, il y a vraiment un potentiel sérieux pour nous d'acheter une usine", a-t-il ajouté.
Discuter des avantages aux investisseurs
Le représentant de MAG a confirmé à demi-mot que la direction de Continental avait tenté de les dissuader d'acquérir l'usine de Clairoix - une attitude choquante selon Patrick Devedjian. Concédant que MAG n'avait toujours pas fait de "demande sérieuse", le ministre a toutefois exhorté dimanche la direction de Continental à lui "laisser sa chance".
Mag dit cependant comprendre la "stratégie" des dirigeants de Continental. Sur le modèle de l'Opep, qui réduit la quantité de pétrole, le fabricant allemand veut "vraiment la baisse de la quantité de production pour maintenir le prix". Pour l'instant, le groupe MAG n'a vu l'usine que sur photos et demande toujours la possibilité d'aller la visiter. "Les Allemands ne s'opposent pas clairement mais disent : 'si quelqu'un assure votre sécurité allez-y'", a dit le dirigeant.
D'après agence







