Tous unis pour la même cause © TF1![]() |
> "Il était nécessaire de se retrouver"
> Les 8 syndicats côte à côte, une première > Les Conti, Caterpillar, Molex... en tête de cortèges |
L'image est forte. Bernard Thibault, François Chérèque, Jean-Claude Mailly et les leaders de cinq autres syndicats bras dessus bras dessous à Paris. CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU et Solidaires, ils étaient tous là et c'était du jamais-vu depuis la Libération, sauf en 2002 pour dénoncer la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. Sous une forêt de drapeaux aux couleurs des huit organisations, la manifestation parisienne du 1er Mai s'est déroulée vendredi après-midi sous un beau soleil.
La banderole de tête résumait l'ensemble des problématiques liées à la crise : "Ensemble face à la crise, défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics, arrêt des suppressions d'emploi, augmentation générale des salaires et des pensions". Les partis de gauche n'étaient pas en reste dans les cortèges. Le Parti socialiste, en tête. (Lire notre article).
Plus qu'en 2008, moins qu'en mars
La mobilisation parisienne a rassemblé 65.000 personnes, selon la police et 160.000 selon les syndicats, beaucoup plus que lors du 1er mai 2008 (15.000 à 30.000) mais nettement moins que pour la journée de mobilisation du 19 mars (85.000 à 350.000). Une participation exceptionnelle pour un 1er mai, selon les syndicats qui reconnaissent que la mobilisation est inférieure à celle de la précédente journée nationale d'action. Quinze personnes ont été interpellées en marge de la manifestation parisienne.
En province, les défilés dans la matinée n'ont pas fait le plein. A Marseille, par exemple, ils étaient entre 8.500 et 35.000 personnes, à Strasbourg 4.000 à 6.500 personnes, à Lyon 10.000 et 15.000... Et quelques couacs dans cette unité syndicale annoncée et affichée, notamment à Nantes et Marseille, où FO s'est désolidarisée des défilés. Au total, 283 rassemblements étaient prévus.
"Les choses continueront"
La manifestation n'était pas encore terminée que déjà se posait la question de la suite. Les leaders syndicaux doivent se retrouver lundi à ce sujet. Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque s'est déclaré "certain" vendredi que tous les syndicats se mettraient d'accord sur de nouvelles initiatives communes après le 1er mai. "Ne vous faites aucune illusion. Demain, ça durera et ça continuera", a-t-il affirmé lors de la manifestation parisienne. "On trouvera une solution lundi soir, j'en suis sûr. Ce qui change aujourd'hui, c'est que, malgré nos différences, à chaque fois on trouve une solution entre les organisations syndicales. On arrivera à trouver une date. On arrivera à trouver un moment et une forme de mobilisation, j'en suis certain. Les choses continueront", a-t-il dit.
Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a estimé vendredi que le gouvernement répondait aux inquiétudes des salariés, qui se sont exprimées dans les défilés du 1er mai, en agissant "progressivement" sur "l'emploi" et les personnes "les plus fragiles". "Il y a des inquiétudes qui se sont exprimées dans la rue: je crois que ça n'a rien d'étonnant quand on voit la gravité de la crise que nous traversons aujourd'hui", a déclaré Luc Chatel sur RTL. "Notre réponse, c'est d'avoir une attention pour l'emploi, qui est le sujet le plus important du moment pour les Français et puis surtout pour les plus fragiles. Le gouvernement met en oeuvre progressivement une réponse à la crise qui est exactement sur ces deux axes là", a-t-il poursuivi. Brice Hortefeux, ministre du Travail, a pour sa part estimé que "cette mobilisation est un témoignage d'inquiétude qui est compréhensible dans le contexte de crise économique mondiale. Pour y répondre, le gouvernement est attentif, réactif et pragmatique. Nous sommes entièrement mobilisés aux côtés des Français."
Retour MYTF1




Chargement en cours...





