L'unité

Par A.Ga. (avec agences), le 01 mai 2009 à 16h04 , mis à jour le 01 mai 2009 à 22h14

Bras dessus, bras dessous, les huit syndicats ont défilé vendredi à Paris pour réclamer une nouvelle politique face à la crise. Le nombre des manifestants en France est compris entre 465.000 et 1,2 million.

syndicats 1er MaiTous unis pour la même cause © TF1

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L'image est forte. Bernard Thibault, François Chérèque, Jean-Claude Mailly et les leaders de cinq autres syndicats bras dessus bras dessous à Paris. CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU et Solidaires, ils étaient tous là et c'était du jamais-vu depuis la Libération, sauf en 2002 pour dénoncer la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. Sous une forêt de drapeaux aux couleurs des huit organisations, la manifestation parisienne du 1er Mai s'est déroulée vendredi après-midi sous un beau soleil. 

La banderole de tête résumait l'ensemble des problématiques liées à la crise : "Ensemble face à la crise, défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics, arrêt des suppressions d'emploi, augmentation générale des salaires et des pensions". Les partis de gauche n'étaient pas en reste dans les cortèges. Le Parti socialiste, en tête. (Lire notre article).

Plus qu'en 2008, moins qu'en mars
 
La mobilisation parisienne a rassemblé 65.000 personnes, selon la police et 160.000 selon les syndicats, beaucoup plus que lors du 1er mai 2008 (15.000 à 30.000) mais nettement moins que pour la journée de mobilisation du 19 mars (85.000 à 350.000). Une participation exceptionnelle pour un 1er mai, selon les syndicats qui reconnaissent que la mobilisation est inférieure à celle de la précédente journée nationale d'action. Quinze personnes ont été interpellées en marge de la manifestation parisienne.

En province, les défilés dans la matinée n'ont pas fait le plein. A Marseille, par exemple, ils étaient entre 8.500 et 35.000 personnes, à Strasbourg 4.000 à 6.500 personnes, à Lyon 10.000 et 15.000... Et quelques couacs dans cette unité syndicale annoncée et affichée, notamment à Nantes et Marseille, où FO s'est désolidarisée des défilés. Au total, 283 rassemblements étaient prévus.

"Les choses continueront"
 
La manifestation n'était pas encore terminée que déjà se posait la question de la suite. Les leaders syndicaux doivent se retrouver lundi à ce sujet. Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque s'est déclaré "certain" vendredi que tous les syndicats se mettraient d'accord sur de nouvelles initiatives communes après le 1er mai. "Ne vous faites aucune illusion. Demain, ça durera et ça continuera", a-t-il affirmé lors de la manifestation parisienne. "On trouvera une solution lundi soir, j'en suis sûr. Ce qui change aujourd'hui, c'est que, malgré nos différences, à chaque fois on trouve une solution entre les organisations syndicales. On arrivera à trouver une date. On arrivera à trouver un moment et une forme de mobilisation, j'en suis certain. Les choses continueront", a-t-il dit.

Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a estimé vendredi que le gouvernement répondait aux inquiétudes des salariés, qui se sont exprimées dans les défilés du 1er mai, en agissant "progressivement" sur "l'emploi" et les personnes "les plus fragiles". "Il y a des inquiétudes qui se sont exprimées dans la rue: je crois que ça n'a rien d'étonnant quand on voit la gravité de la crise que nous traversons aujourd'hui", a déclaré Luc Chatel sur RTL. "Notre réponse, c'est d'avoir une attention pour l'emploi, qui est le sujet le plus important du moment pour les Français et puis surtout pour les plus fragiles. Le gouvernement met en oeuvre progressivement une réponse à la crise qui est exactement sur ces deux axes là", a-t-il poursuivi. Brice Hortefeux, ministre du Travail, a pour sa part estimé que "cette mobilisation est un témoignage d'inquiétude qui est compréhensible dans le contexte de crise économique mondiale. Pour y répondre, le gouvernement est attentif, réactif et pragmatique. Nous sommes entièrement mobilisés aux côtés des Français."

Par A.Ga. (avec agences) le 01 mai 2009 à 16:04
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42 Commentaires

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  • Martin, le 02/05/2009 à 18h05

    Message a Remi: je pense qu'il s'agit moins de la faute d'un systeme liberal que de notre propre avarice a vouloir toujours depenser moins. Nous incitons constamment les entreprises a produire moins cher pour nous et donc a reduire leurs couts- en particulier en periode de crise. Par consequent, elles reduisent leur masse salariale - qui reste souvent leur principale charge - et donc soit delocalisent, n'embauchent plus ou au mieux gelent les salaires. L'achat a credit n'est pas un tort en soit et n'a rien avoir avec du liberalisme. Il sert de supletif a un manque de revenus comme vous le dites (patrimoine, actions ou salaire). Bref, nous partons du meme constat sur la consommation Remi. La ou je voulais en venir c'est que je suis convaincu que la situation est beaucoup moins triste qy'il n'y parait, il reste beaucoup d'argent en France. Il faut juste liberer l'inhibition a la consommation qui regne.

  • Jean, le 02/05/2009 à 15h54

    En ces temps de crise et alors que le nombre de chômeurs augmente , personne n'a profité de ce défilé du 1er mai pour demander aux syndicats ou passe l'argent de la Formation Professionnelle ? On avait tous les représentants syndicaux sous la main et c'était bel et bien l'occasion de leur dire avec fermeté qu'ils devaient cesser d'utiliser l'argent de la formation professionnelle pour eux , c'est à dire pour financer leurs syndicats , et qu'il était grand temps qu'il mettent la totalité de cet argent au profit des chômeurs afin que ceux-ci puissent se former et pour beaucoup bénéficier d'une nouvelle orientation professionnelle

  • Derniervirage, le 02/05/2009 à 12h32

    RIRI de RUEIL vous avez raison continuer de jouer vous ne faites qu'aggraver la situation les futurs chomeurs pourront vous dire merçi ce n'est pas en geulant dans les rues que vous allez faire changer les choses regarde autour de vous c'est en FRANCE que la situation est la moins mauvaise

  • Remi, le 02/05/2009 à 12h02

    Message à Martin: pour fonctionner le capitalisme a besoin de consommation. Pour consommer les gens ont besoin de pouvoir d'achat. Pour avoir du pouvoir d'achat, soit on a du patrimoine, des actions... soit on est salarié. COmme 90% des actifs sont salariés, il faut distribuer des salaires qui suivent au moins le cours de la vie. Quand ce n'est pas le cas, il y a le crédit, quand il y a trop de crédit, il y a surendettement, effondrement de la demande, une offre excédentaire, des prix qui chutent alors, comme les profits, donc licenciements... Ce fut le cas en 29... C'est le cas aujourd'hui avec des ménages américains surendettés parce que les salaires n'augmentent plus depuis 30 ans, la révolution libérale de REagan....

  • Jean-Paul, le 02/05/2009 à 10h36

    Unité de façade, oui, entre les carpes et les lapins, pour des revendications totalement démagogiques et utopistes !

  • Bruno, le 02/05/2009 à 09h51

    Bien sûr ! Augmentez les salaires, c'est le moment. Quand les entreprises coulent ou licencient, il est judicieux d'augmenter leurs charges, c'est logique...

  • Maxereg, le 02/05/2009 à 09h44

    En ce temps de crise et de chômage, le message des syndicats est inaudible qui réclame des hausses de salaires aors que le problème est de s'occuper de ceux qui perdent ou ont perdu leurs emplois et de conserver les entreprises qui sont les seules à en fournir sauf à subventionner des emplois publics dont le poids est déjà exhorbitant. Pas étonnat que cette manif soit un fiasco; il n'y a pas que des moutons en France

  • Martin, le 02/05/2009 à 09h28

    Je ne suis pas sympathisant de gauche mais je trouve ca tout a fait legitime de manifester un 1er mai - je prefere largement ca a une manifestation un jour ouvre ou ils embetent tout le monde. J'ai trouve le defile assez bon enfant et ca passe beacoup mieux du coup.... Cela dit, beaucoup de nos syndicalistes n'ont toujours pas compris le monde qui les entoure. Autant on peut etre degoute que les banquiers et "riches" partagent leurs pertes, et non leurs gains, la crise actuelle montre bien une chose: des que ces derniers sont frileux et ne pretent plus leur argent ou n'investissent plus, nous perdons des emplois.... Toute politique de relance des emplois passe donc forcemment par une incitation en leur faveur ! C'est une realite! Par ailleurs, achetez et consommez, et votre argent ira sous forme de salaire aux travailleurs dans les usines et aux patrons qui ouvriront d'autres ateliers, embaucheront d'autres travailleurs qui consommeront a leur tour etc....

  • Stelme, le 02/05/2009 à 05h42

    Sous mitterrand il y avait3,5millions de chaumeurs.....................

  • Zewinner, le 02/05/2009 à 02h57

    Décidément tout arrive à point pour le gouvernement et les patrons voyous !! après la crise, voici maintenant une pandémie de grippe !!! mdrrr et pendant ce temps là la casse sociale continue...

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