La justice gèle la restructuration de Molex

Par D'après agence, le 19 mai 2009 à 15h42 , mis à jour le 19 mai 2009 à 15h46

Le juge des référés du tribunal de Toulouse a ordonné la suspension du plan de restructuration et des licenciements à l'usine automobile.

molex industrie automobileAffiche devant l'usine Molex de Villemur en décembre 2008 © TF1/LCI

Elle avait suscité la colère des "Conti", cette fois la justice devrait recueillir la satisfaction des ouvriers de Molex. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Toulouse a ordonné mardi la suspension du plan de restructuration et des licenciements à l'usine de connectique automobile de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). Dans le détail, le juge a ordonné à la société Molex Automotive "de suspendre la mise en oeuvre du projet de restructuration et des licenciements pour motifs économiques qui en résulteraient, tant que le comité d'entreprise n'aura pas été régulièrement informé et consulté".
 
Les syndicats de Molex avaient engagé une action en référé devant le tribunal de grande instance pour obtenir la "suspension" du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), estimant que le comité d'entreprise n'avait "pas été loyalement informé" des projets de la direction. Le comité "n'a jamais disposé d'informations sérieuses et loyales lui permettant de comprendre pourquoi l'usine devait fermer", avait plaidé, lors de l'audience, le 7 mai, l'avocat des salariés, Me Jean-Marc Denjean.
 
283 emplois sont menacés
 
L'avocat avait évoqué des "propos mensongers et malhonnêtes" et des "scénarios rideau de fumée pour cacher la volonté de fermeture" pour justifier la plainte déposée au tribunal par le CE pour "entrave au fonctionnement du comité d'entreprise". Les avocats du groupe américain Molex avaient au contraire estimé qu'il était "absolument faux" que la direction ait cherché à "cacher des choses", affirmant qu'elle avait "informé de manière transparente".
 
Les représentants du personnel, la direction de l'usine et les services de l'Etat ont signé début mai un accord repoussant de quatre mois la fermeture du site (fin octobre au lieu de fin juin). Un total de 283 emplois sont menacés par le projet de fermeture de cette usine située à une trentaine de kilomètres au nord de Toulouse. Les salariés de Molex avaient retenu contre leur gré, fin avril, pendant plus de 24 heures, deux dirigeants de leur entreprise, pour protester contre la fermeture et la décision de l'entreprise de créer aux Etats-Unis une usine identique, sans en informer le CE.

Par D'après agence le 19 mai 2009 à 15:42
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11 Commentaires

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  • Resistance 31, le 25/05/2009 à 14h11

    Franchement j'ai du mal à comprendre certains commentaires!!!! si j'en crois certains il faudrait que les salariés s'assoient sur leur droit, peu importe que les prérogatives du ce ont été baffouées, peu importe si le motif economique n'est pas justifié, nous n'aurions qu' à prendre des indemnités de licenciements et puis basta.... eh bien heureusement que certains luttent avec abnégations et convictions pour obtenir leurs droits, améliorer leur sort tandis que certains sont passif et donneurs de leçons devant tant d'injustice. courage à tous ceux qui luttent pour plus de justice dans ce pays et ailleurs...

  • Matt, le 19/05/2009 à 21h39

    Et après que va-t-il se passer pour les 283 salariés de Molex ? un nouveau ou une reprise avec la forme adéquate du plan de restructuration. Que veulent les gens, que veulent les syndicats ? Pensent ils à l'avenir des salariés qui seront fichés Molex ? D'où viennent ces avocats parisiens ? comment sont ils rémunérés et par qui ? Tout cela n'est qu'une histoire de temps. Je comprends la volonté des gens à se défendre mais à mon sens la stratégie n'est pas la bonne.

  • ALAIN, le 19/05/2009 à 21h28

    Oui Françoise, vous êtes en France, et si ça continue comme cela, bientôt, à part vous il n'y aura plus beaucoup de monde pour vouloir y rester. A force de scier la branche sur laquelle on est assis...

  • Francine, le 19/05/2009 à 19h26

    Bravo , en voilà une bonne nouvelle et pour les pas contents qui pensent aux futurs investisseurs en france que de toute façon on ne verra jamais , et bien qui aillent les rejoindre.. non mais , on est en france oui ou non

  • ANNE, le 19/05/2009 à 17h10

    Excellent, comme quoi il n'est pas inutile de se battre pour son emploi. Encore bravo et continuez

  • Alain, le 19/05/2009 à 16h54

    C'est peut-être une petite victoire temporaire, mais la France avec ses lois sur l'emploi rétrogrades ne fait que creuser un trou de plus en plus profond en chassant les employeurs actuels et futurs vers des cieux plus cléments!

  • Charles, le 19/05/2009 à 16h40

    Ras le bol d'entendre parler de ces affaires sociales, et régionales.

  • Michel, le 19/05/2009 à 16h40

    Avec tout ce qui se passe en France, sur le plan social, je reconnais que c'est bien triste, mais ce qu'il y a de plus inquiétant pour l'avenir et c'est-là ou les syndicats n'anticipent pas du tout, c'est l'après-crise avec des réinvestissements ou investissements qui seront ou devraient être plausibles sur les entreprises installées en France à capitaux européens ou étrangers, qui risquent de ne pas se faire simplement à cause d'une désastreuse mentalité qui peut tout remettre en question et mener tout le monde tout droit à l'ANPE. Réflexion.

  • Philippe1978, le 19/05/2009 à 16h32

    Encore est toujours un peut plus de chômeur en France. Vive Sarko

  • Philippe1978, le 19/05/2009 à 16h31

    Encore est toujours un peut plus de chômeur en France. Sa deviens une habitude. VIVE SARKO

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