François-Henri Pinault bloqué dans une voiture par des salariés en colère (31 mars 2009) © TF1/LCILes actionnaires de PPR se souviendront de cette assemblée générale. Une centaine de salariés du groupe de luxe et de distribution (Fnac, Conforama...), rassemblés jeudi à Paris, salle Pleyel, les ont accueillis par des jets d'œufs et des sifflets... Les manifestants ont scandé les slogans "voyous, voyous" et "Pinault, sale escroc, la crise elle a bon dos" à l'adresse du PDG du groupe, François-Henri Pinault.
Les manifestants ont déployé une banderole orange sur laquelle figurait la mention "intersyndicale PPR: non aux 1.800 suppressions de postes", en référence aux plans d'économies à La Redoute (suppression de 672 emplois), la Fnac (400 emplois) et Conforama (800). Sur des pancartes, ils ont inscrit cette mention: "les actions du groupe PPR: 418 millions d'euros de dividendes = salariés sacrifiés". "On aimerait que les actionnaires renoncent à leurs 418 millions d'euros de dividendes, y compris (le PDG François-Henri) Pinault, pour les investir dans les emplois du groupe PPR", a dit Catherine Gaigne (Sud Fnac Paris). Au cours de l'assemblée générale, les actionnaires ont finalement voté le versement de dividendes équivalent à 418 millions d'euros pour l'exercice 2008.
Un actionnaire, Lionel Biebuyck, a qualifié "d'agression" les jets d'oeufs. "C'est peut-être moi qui ai le plus perdu entre l'effondrement des cours de bourse et les dividendes qui fondent", a-t-il dit. Un autre actionnaire, Christian Flamard, a dit "comprendre la détresse" des manifestants. "C'est l'occasion pour eux de montrer leur mécontentement à la direction", a-t-il ajouté. Un peu plus tard, les actionnaires du groupe de luxe et de distribution ont voté le versement d'un dividende équivalent à 418 millions d'euros pour l'exercice 2008, au grand dam des employés qui demandent que l'argent soit investi dans la société.
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