© DRDepuis sa création après la canicule de 2003 pour financer la prise en charge des personnes âgées, la journée de solidarité suscite toujours autant d'incertitudes. Sur le principe, il s'agit d'un jour de travail supplémentaire par an, non-rémunéré, l'argent économisé par les employeurs étant versé à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie. Initialement, cette journée avait été fixée au lundi de Pentecôte pour tout le monde. Après de vives protestations, depuis 2008, les entreprises décident de ses modalités. Cette journée de travail en plus peut être placée n'importe quand dans l'année : c'est la formule qu'avait fait voter Xavier Bertrand, alors ministre des Relations sociales. De sorte qu'aujourd'hui encore, en 2009, le flou demeure pour certains salariés.
Rappelons-le donc, le lundi de Pentecôte est de nouveau férié, comme avant 2003. Comme un lundi de Pâques ou comme un 14 juillet, écoles et administrations seront fermées ; pas la peine d'envoyer vos enfants en classe, pas la peine non plus d'essayer de déposer une lettre à la Poste ; et vous risquez d'être tout aussi déçu si vous comptez avancer dans votre recherche d'un employeur au Pôle Emploi. En revanche, nombre de commerces seront ouverts, notamment des grandes surfaces.
Sur la manière dont les entreprises s'organisent, on trouve plusieurs cas de figure : la loi permet à l'employeur de demander à ses employés de travailler n'importe quel jour férié - y compris ce fameux lundi de Pentecôte - sauf le 1er mai. Dans la pratique, peu ont opté pour cette solution et beaucoup ont décidé de supprimer un jour de congé ou de RTT pour tenir compte de la journée de solidarité. D'autres ont gardé le lundi de Pentecôte travaillé. D'autres enfin ont décidé d'offrir purement et simplement cette journée à leurs salariés. La CFTC a déposé un préavis de grève pour lundi afin de protéger de toute sanction les salariés qui seraient "obligés de travailler".
Avec agence
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