Voilà un sondage qui devrait conforter les leaders syndicaux dans leur action. Une très forte majorité (80,1%) de Français estiment que les syndicats ont un rôle important à jouer en cette période de crise, même s'ils sont en "perte de vitesse" et "pas assez représentatifs" pour négocier, indique un sondage Obea pour France Info/20 minutes publié dimanche. Au total 60% des sondés ont une bonne image des syndicats de salariés, contre 24% qui disent en avoir une image négative (6% sans opinion). (1)
Le sondage a été réalisé quelques jours avant la manifestation unitaire du 1er mai, lors de laquelle les syndicats ont prévu de se réunir ce lundi, pour évoquer la suite à donner au mouvement. François Chérèque, le patron de la CFDT, a promis vendredi que l'unité des huit principaux syndicats, décidée en janvier face à la crise, durerait encore de "nombreuses semaines". Bernard Thibault (CGT), s'est dit convaincu que "tous les syndicats une nouvelle fois se mettront d'accord pour contribuer à ancrer cette protestation". Lundi matin sur LCI, Jean-Claude Mailly (FO) a pourtant laissé entendre que les syndicats n'étaient pas "tous d'accord". "Il y a des divergences d'approches sur les modalités d'action", a-t-il ajouté.
"Le sarkozysme, c'est la réactivité"
Le pouvoir exécutif promet lui le dialogue : tour à tour, le ministre du Travail Brice Hortefeux et Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, ont évoqué une rencontre avec les partenaires sociaux pour procéder à "l'évaluation" des mesures déjà prises. Le premier "à l'été", le second "d'ici la fin du mois de juin".
"Ce que souhaite le président, c'est d'avoir un contact permanent avec les organisations syndicales et les organisations patronales de manière à avoir toujours une réponse adaptée et concrète", a affirmé Raymond Soubie. "Il faut du temps pour que les nombreuses mesures déjà prises se déploient et que leurs bénéficiaires en perçoivent les effets. Mais le sarkozysme, c'est la réactivité. Si la crise perdure ou s'intensifie, nous nous adapterons", a de son côté assuré Brice Hortefeux, reprenant un argument souvent avancé par le chef de l'Etat.
D'après agence
(1) Enquête réalisée par téléphone du 20 au 27 avril 2009 auprès d'un échantillon représentatif redressé de la population des salariés de 1001 personnes habitant la France Métropolitaine, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (sexe, âge, région).







