© AbacaEn quête de rentabilité, Shell veut recentrer son réseau de stations-service sur les grands axes. Et selon Les Echos, le groupe pétrolier anglo-néerlandais prévoit de vendre 70% de ses stations-service françaises et de supprimer quelque 400 postes en France sur un total de 1200 salariés. D'après les chiffres du quotidien économique, c'est en tout 240 stations-service qui seront mises en vente par Shell sur 340 dans le pays. Mais ce n'est pas la seule réorganisation en cours : le centre de recherche de Shell en France, totalisant 82 postes et installé à Petit-Couronne, en Normandie, va notamment fermer, et cette activité ira en Inde et aux Pays-Bas, a précisé la direction.
Selon les syndicats qui appellent, à quelques jours d'un comité de groupe, au gel de "toutes les suppressions d'emplois", la direction, tout en confirmant la suppression "d'environ 400 postes", a évoqué "un plan social parmi les meilleurs en France, et qui ne sera effectif qu'après le 1er septembre 2009". "Nous avons fait des annonces en juin 2008, nous voulions donner du temps aux gens pour se préparer et jouer la transparence", a déclaré Marc Specque, un porte-parole de Shell France. A priori, aucun départ n'aura lieu en 2009 grâce à des dispositifs de maintien des salariés à leur poste pendant plusieurs mois, aux congés reclassement de neuf mois et à des postes créés pour assurer les réorganisations internes.
"La seule motivation de la direction : réduire les coûts"
"Il est inadmissible qu'une société européenne florissante continue de détruire des emplois sur le territoire national et en Europe", ont pour leur part estimé les syndicats dans un communiqué, soulignant que Shell a réalisé 31 milliards de dollars de bénéfices en 2008. Les syndicats pointent aussi des restructurations dans la filiale Butagaz. En outre, le service aux clients (vente à distance) ira en Afrique du Sud et certaines fonctions support (services financiers, juridiques...) en Pologne, a-t-on indiqué de source syndicale, confirmée par la direction.
"La seule motivation de la direction, c'est de réduire les coûts et de délocaliser pour être plus rentable", a affirmé Fred Beurion, délégué CFDT. Les suppressions de poste se font par des départs anticipés à la retraite et des aides à la réalisation de projets personnels, mais la direction n'exclut pas des licenciements économiques.
D'après agence
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