© TF1Alors que le secrétariat d'Etat à la Fonction publique a disparu mardi soir, à l'occasion du remaniement ministériel (une première depuis au moins 1958, selon la CGT, ce qui suscite la préoccupation de la plupart des syndicats de fonctionnaires), le ministère du Badget a rendu public mercredi un document d'orientation budgétaire. Document selon lequel 33.754 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2010, dont 16.000 dans la seule Education nationale. Après le non remplacement de 30.600 fonctionnaires partant en retraite en 2009, "cet effort de productivité est poursuivi et amplifié en 2010" avec 33.754 postes ETP (équivalent temps plein) supprimés sur 67.900 départs à la retraite prévus, indique ce document, soumis aux députés de la commission des Finances.
Selon ce document présenté en vue du prochain débat d'orientation budgétaire pour 2010, l'Education nationale perdrait ainsi 16.000 postes, tandis que les effectifs stagneraient dans l'Enseignement supérieur et la Recherche, de même qu'au ministère du Logement. Le ministère de l'Intérieur perdrait 3.450 postes, celui du Budget et de la Fonction publique 3.020 et celui de l'Ecologie 1.294. Le ministère de l'Agriculture verrait ses effectifs réduits de 730 postes, celui du Travail de 364, celui de l'Economie de 324 et celui des Affaires étrangères de 255. Seul le ministère de la Justice verrait ses effectifs progresser (400 postes), ainsi que les services du Premier ministre (69).
| Déficit public entre 6% et 6,5% en 2011, loin des critères de l'UE |
La France ne renouera pas avec les critères européens de déficit et de dette publics en 2012 en raison de la crise mais l'inflation ne saurait constituer une issue, a prévenu mercredi le ministre du Budget, Eric Woerth. L'inflation n'est pas une solution valable pour assainir les finances publiques car cela "remettrait en cause les fondements même de la construction européenne, de l'euro, du couple franco-allemand", a-t-il déclaré devant la commission des finances de l'Assemblée, en présentant les nouvelles prévisions. Le gouvernement prévoit désormais que le déficit public atteindra 5 à 5,5% du PIB en 2012, après 6 à 6,5% en 2011 et 7 à 7,5% en 2009 et 2010. En 2008, il avait été de 3,4%. La dette publique passera de 68,1% du PIB en 2008 à 77% en 2009, 83% en 2010, 86% en 2011 et 88% en 2012, lit-on dans le document préparatoire au débat d'orientation budgétaire présenté mercredi à la commission des finances. Le pacte de stabilité et de croissance européen fixe comme limite 3% de déficit et 60% de dette, critères que la France s'était engagée à respecter au plus tard en 2012. |
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