Accord à Paris, fin du mouvement ?

le 04 juin 2009 à 07h47 , mis à jour le 04 juin 2009 à 10h37

Les négociations sur le prix du lait ont abouti dans la nuit de mercredi à jeudi au ministère, avec un prix moyen du lait fixé en 2009 à 280 euros les 1000 litres.

Lait

L'accord est conclu, mais le mouvement n'est pas terminé. Agriculteurs et laiteries se sont mis d'accord mercredi soir sur le prix du lait pour 2009 et sur les modalités pour fixer ce prix à l'avenir, après plusieurs jours de négociations. Aux termes de cet accord, les 1.000 litres de lait seront payés 280 euros en  moyenne en 2009 et, surtout, les trois familles du secteur laitier (producteurs,  indiustriels et coopératives) se sont entendues pour établir des règles qui  permettront de fixer le prix du lait pour les prochaines années.
 
Ainsi, le Cniel (centre national interprofessionnel de l'économie laitière)  est chargé d'élaborer des indices de tendances des marchés tous les trimestres,  et les trois familles se sont engagées "à négocier un accord interprofessionnel  qui définira les relations contractuelles entre producteurs et transformateurs", selon le ministère. Les professionnels du lait avaient repris les négociations, les troisièmes  depuis le début de la crise, en milieu de journée mercredi, au ministère de  l'Agriculture, sous l'égide des deux médiateurs nommés par le gouvernement le 19  mai.
 
"Situation inadmissible"
 
Auparavant, les professionnels avaient rencontré le ministre de  l'Agriculture, Michel Barnier, qui s'était déclaré prêt à mettre la main à la  poche pour "accompagner" les trésoreries des producteurs laitiers, fragilisées  par la chute des prix du lait en avril. Ces aides, sous forme "d'allègement de charges financières et sociales" et  de "renforcement du dispositif de modernisation des bâtiments d'élevage" s'élèveront à "30 millions d'euros", précise le ministère. Depuis près d'une semaine, les négociations achoppaient sur le prix moyen du  lait en 2009.
 
L'accord risque cependant de ne pas satisfaire tous les producteurs. Quelques heures après l'accord conclu à Paris, des agriculteurs ont déversé plus de 15.000 litres de lait devant la préfecture du Puy-de-Dôme à  Clermont-Ferrand. Les éleveurs ont aussi déroulé des bottes de foin devant l'établissement dont les marches ont été abondamment arrosées de lait. "Nous sommes venus vider le lait qui n'a pas été collecté par l'usine  Lactalis de Riom-ès-Montagne (Cantal), situation inadmissible et intenable pour  les éleveurs puisque ce lait est perdu", a déclaré le secrétaire général de l'UDSEA du Puy-de-Dôme.
 
"On est en train de mourir"

 
Des éleveurs du Cantal bloquent depuis lundi cette usine pour réclamer un  prix du lait plus élevé dans les zones de moyenne montagne. Selon la FDSEA du  Cantal, la direction fait valoir que le blocage empêche la collecte de lait et a  saisi la justice pour libérer l'accès à l'usine. "Les éleveurs auvergnats sont en colère, l'exaspération monte" a estimé pour  sa part Pascal Servier, président de la Fédération départementale des  producteurs laitiers (FDPL, affiliée à la FNSEA).
 
L'accord "est qualifié de satisfaisant par les agriculteurs de l'ouest de la France mais pour ceux du Puy-de-Dôme qui connaissent d'autres contraintes de  production du fait du climat et de la situation géographique, c'est  insuffisant", a ajouté le secrétaire général de l'UDSEA. "On est en train de mourir, 280 euros, ça couvre à peine le prix de la  production, il faut qu'on vive à côté", a estimé Alexandra Tournadre, jeune agricultrice de 31 ans. "On travaille pour la gloire et on aimerait bien vivre de notre métier", a  renchéri à ses côtés Sylvain Murat, un autre éleveur. La FNSEA, premier syndicat agricole français, devrait de nouveau consulter jeudi matin les 22 responsables de régions pour définir la suite à donner à la mobilisation des producteurs après le compromis signé à Paris.

Le président de FNSEA, Jean-Michel Lemétayer a estimé jeudi que les producteurs de lait ne "pouvait pas obtenir mieux" et que la FNSEA avait  pris "ses responsabilités" en signant l'accord sur le prix du lait. Il dit s'attendre à de la "déception" de la part des producteurs qui souhaitaient un prix de 290 euros et craint de la "démagogie sur le terrain". "Ce qui est important dans l'accord, c'est qu'il y a un rendez-vous dans la  deuxième quinzaine de septembre", pour permettre des évolutions du prix en  fonction du marché, a-t-il souligné.

D'après agence

le 04 juin 2009 à 07:47
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4 Commentaires

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  • JohnDeere, le 04/06/2009 à 16h13

    Bonjour Agriluxe, merci de bien m'expliquer comment le prix aux 1000 litres perd 400 ? par mois. Cette perte serait de 4800 ? les 1000 litres par an !!! Désolé, mais je n'ai rien compris. De plus, si vous perdez 2400 ? par vache et par an, faut vraiment mal gérer son outil de travail. Des vaches à 6000 arrivent rarement à un produit lait équivalent à cette somme. Un bon conseil. Mettez-vous au contrôle laitier. Ils pourront vous aider... à calculer

  • BOYROCKY, le 04/06/2009 à 12h10

    Maintenant se sera aux consommateurs d'entrer dans l'action, les producteurs ne seront pas payés suffisamment et on paiera nous le litre 1 euros, en qualité bas de gamme : vive l'Europe, dimanche je fais la grasse matinée, ensuite je visionne le grand prix en Turquie, mais je m'abstiendrais ! ! !

  • Roucoucou, le 04/06/2009 à 11h57

    On peut comprendre leurs colères mais jeter tout ce lait ca me degoute vous pouvez pas en faire cadeau aux personnes âgées maisons de retraite aux demunies le distribuer à ceux qui sont dans la rue vous feriez une bonne action et une comprehension de notre part....voit pas que ce que c est le manque de faim...pensez à ceux qui aurait eu ne serais ce un bol de lait dans le ventre et aux intellectuels tant pis pour les fautes c est mon coeur qui parle...

  • Agriluxe, le 04/06/2009 à 10h23

    Le prix du lait ? aujourd'hui le lait est très peu utiliser en boisson la valeur ajoutée est importante seulement on dirait qu'on est comme du temps de la guerre on ramasse le lait les gens le boivent. agriculteur on vend du lait entier au dessus de 38 de matière grasse. Arrivé a la laiterie il est entièrement écrémé et puis retravailler suivant la production (yaourth, créme dessert, beurre, fromage blanc) aujourd'hui a la campagne il y a des gens qui n'ont plus d'argent mais qui comprend ce que cela veut dire. Les commissaires européen sont indemnisés a hauteur de 10 000 euros par mois les agriculteurs moyens touchent 20 000 euros en moyennes par an . Il y a deux mondes . Mais un éleveur laitier qui a une vache qui fait 6000l par an sachant que le prix de 1000l perd 400 euros par mois la vache qui produit la même quantité lui fait perdre 400x6 soit 2400 euros par vaches on fait comment pour remplacer cet argent

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