Accord à l'arraché entre agriculteurs et laiteries

le 03 juin 2009 à 22h28 , mis à jour le 04 juin 2009 à 00h14

Les négociations sur le prix du lait ont abouti dans la nuit de mercredi à jeudi au ministère, avec un prix moyen du lait fixé en 2009 à 280 euros les 1000 litres.

Lait

Depuis plus de trois semaines que dure le conflit sur le prix du lait, les agriculteurs mènent des actions tous azimuts, bloquant laiteries et grandes surfaces. Mercredi, le blocage de l'usine Lactalis de Riom-ès-Montagnes, dans le Cantal, s'est poursuivi mais la justice a ordonné aux éleveurs de libérer l'accès sous peine de pénalités. A Nantes la fromagerie de Bouvron (faisant également partie du groupe Lactalis) est restée bloquée. Pour tenter de trouver une issue à la crise, agriculteurs et laiteries ont repris les négociations sur le prix du lait après avoir rencontré le ministre de l'Agriculture. Et c'est en pleine nuit qu'un accord, qui devrait permettre une sortie de crise, a enfin été trouvé : il fixe un prix moyen du lait en 2009 à 280 euros les 1000 litres et, pour les années suivantes, prévoit la mise en place "d'indices de tendance des marchés laitiers tous les trimestres à partir de 2010", a annoncé le ministère de l'Agriculture. Il prévoit aussi "un engagement (...) pour définir les futures relations contractuelles entre producteurs et transformateurs".

La FNSEA, premier syndicat agricole français, devrait de nouveau consulter jeudi matin les 22 responsables de régions pour définir la suite à donner à la mobilisation des producteurs après ce compromis. Il semblerait donc qu'on s'achemine vers une fin des actions coup de poing des producteurs. Avant cette réunion de la dernière chance, Michel Barnier s'était déclaré prêt à mettre la main à la poche pour "accompagner" les trésoreries des producteurs laitiers, fragilisées par la chute des prix du lait en avril, mais sans préciser le montant de l'enveloppe ni les modalités de cette aide. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, avait lui aussi évoqué la possibilité d'un "plan d'accompagnement" pour les éleveurs les plus vulnérables.

Un si difficile compromis

Depuis le début de la crise, les discussions achoppaient systématiquement sur le prix du lait. Dans la nuit de mardi à mercredi les trois familles - producteurs, industriels et coopératives - de la filière s'étaient ainsi séparées sans compromis possible. "Il y a eu rupture des négociations (...), les écarts de prix sont restés trop importants", avait expliqué un négociateur de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL). Selon lui, les industriels avaient alors proposé 276 euros pour 1000 litres alors que les éleveurs laitiers étaient restés sur leur position de 290 euros. Le premier round de négociations qui s'était tenu jeudi dernier avait aussi achoppé sur le prix. Dans un premier temps, les producteurs avaient demandé 305 euros la tonne puis 290 euros mais les industriels avaient tenu à 267 euros.

Aussi, pour tenter de sortir de l'impasse, Michel Barnier a assuré mercredi vouloir "favoriser un accord sur le prix le plus juste possible qui sera un prix de compromis". Le ministre a dit souhaiter la fixation d'un prix assurant de la "visibilité" pour les producteurs comme pour les industriels, plaidant "l'urgence" car la "paye du mois de mai va être annoncée" à partir du 5 juin aux producteurs.

D'après agence

le 03 juin 2009 à 22:28
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3 Commentaires

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  • Bernard, le 16/10/2009 à 14h49

    OK angelaur de la Rochelle on arrete l'aide a tous les secteurs en difficultés , mais alors il faudra promettre de n'acheter que leurs produits acheter des sardines fraiches de votre région et non du poisson qui viendrait congelé du viet nam . En un mot consommer local ou Français. j'ignore votre profession , mais compte tenu de votre localisation , le tourisme ne doit pas en etre éloigné imaginez cette région sans le tourisme. Alors là oui il faudrait embaucher tous les chomeurs et les employés dans les hopitaux et autres services publics. MAIS QUESTION ? qui payera tous ses fonctionnaires .

  • PATASSOT, le 13/06/2009 à 12h54

    Continuez la manif car il n'y a que avec celà que vous obtiendrez quelque chose de ces grandes surfaczs ! S'il faut faire comme les routiers pour vus faire entendre alors allez -y et bon courage !!! mon père a été à son compte alors les facturesou la misère il a connu un supporter de l'agriculture !!!!

  • ANGELAUR, le 04/06/2009 à 07h22

    Mais, c'est dans la poche des contribuables que M. BARNIER à la main... pas dans la sienne !!! Et elle est grande la générosité de ce gouvernement avec tous ces pseudos chefs d'entreprise ; ce sont des centaines de millions d'? que l'on a donné aux pecheurs, ostréiculteurs, mytiliculteurs, agriculteurs, routiers... j'en passe et des meilleurs. Un peu de courage , arretons de fonctionnariser tous ces "libéraux" ! Et peut être pourrons nous investir dans les hopitaux et autres services publics.

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