Martin Hirsch, initiateur du RSA, revenu de solidarité active. © TF1/LCI![]() |
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Le RSA, revenu de solidarité active, entre en vigueur lundi pour remplacer le RMI (revenu minimum d'insertion) et, au-delà des sans-emploi, s'adresse aux "travailleurs pauvres" en se basant sur le principe qu'un retour à l'emploi doit s'accompagner d'une hausse de revenus.
Concrètement, le 1er juin les Rmistes basculent automatiquement dans le RSA et percevront la même somme, 454 euros pour un célibataire. Les autres, ceux qui gagnent moins de 880 euros par mois, doivent entamer les démarches notamment auprès de leur Caisse d'allocation familiale (Caf) avant le 15 juin, pour toucher les premiers versements le 6 juillet. Une personne qui n'a pas de travail touchera le RSA à taux plein. Celles qui ont un salaire faible bénéficieront, avec le RSA, d'un complément de revenus dégressif au fur et à mesure que son salaire va augmenter. Le RSA remplace également l'API (allocation de parent isolé).
Emplois précaires
Comme le RMI, il est réservé aux plus de 25 ans. Pour une durée indéterminée, le RSA permet de cumuler revenu et allocation. Conçu comme un "bouclier pour les pauvres et les modestes", selon son initiateur, le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch, il devrait concerner 3 millions de personnes contre 1,2 million pour le RMI, créé il y a 20 ans. Mais si le gouvernement affirme que le RSA permettra à 700.000 personnes de passer au-dessus du seuil de pauvreté, ses détracteurs estiment qu'il encourage les entreprises à recourir aux salariés précaires, d'autant plus que le dispositif voté en novembre par le Parlement est mis en place en pleine crise de l'emploi.
Le budget consacré au RSA s'élève à 9,8 milliards d'euros, soit un surcoût, par rapport au système précédent de 1,5 milliard d'euros, financé par une nouvelle taxe de 1,1% sur les revenus du capital.
(D'après agence)
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Premier anniversaire en demi-teinte pour le RSA
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