Les agriculteurs haussent le ton

Par L.D. (AVec agence), le 15 juin 2009 à 08h05 , mis à jour le 15 juin 2009 à 08h15

200 producteurs ont bloqué pendant plusieurs heures la quatre voies Rennes-Brest sur le viaduc de Morlaix après avoir allumé d'énormes brasiers.

agriculteurs bretagne barrageUn barrage a été mis en place sur l'axe Brest-Rennes à hauteur de Morlaix (Finistère). © TF1/LCI

Laitiers en ébullition, producteurs de porc à bout de nerf... La crise continue d'enfler. En témoigne cette nouvelle action dimanche soir à Morlaix où près de  200 agriculteurs ont bloqué pendant plusieurs heures la quatre voies Rennes-Brest sur le viaduc après avoir allumé d'énormes brasiers.

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Plus d'infos

 
Les manifestants étaient arrivés vers 21 heures sur le site avec une cinquantaine de tracteurs et remorques chargés de détritus en tous genres. Axe vital de la Bretagne nord, cette quatre voies, la RN 12, est la seule route directe permettant de parcourir les 245 km séparant Brest de Rennes. Bien que les manifestants aient levé leur barrage vers 1 heure du matin lundi, la police a mis en place des déviations car la voie restera, pour partie au moins, inutilisable en raison des feux, allumés de part et d'autre du pont, qui nécessitent une remise en état de la chaussée.

"On n'a plus le temps d'attendre"
 
De nombreux jeunes, ainsi que des femmes, figuraient parmi les manifestants qui déclaraient agir en dehors des syndicats agricoles et représenter les diverses productions en crise (lait, porcs, légumes, etc..). Les jeunes sont les plus fragilisés car, pour s'installer, ils ont réalisé des investissements lourds, d'autant plus difficiles à rembourser en période de crise. "C'est un mouvement hors syndicat. On est à la base et on interpelle l'Etat parce que les réunions officielles sont à chaque fois repoussées et nous, on n'a plus le temps d'attendre. On perd 10 euros par porc et un producteur de lait ne peut pas vivre à moins de 305 euros pour 1000 litres", a déclaré l'un des manifestants, producteur de porcs. Lors d'une réunion au ministère, il y a dix jours, un accord contesté entre industriels et représentants des producteurs avait fixé un prix moyen annuel d'achat du lait à la production, pouvant s'échelonner de 262 à 280 euros/1.000L en fonction de différents critères. Mais certains industriels ont déjà fait savoir que leur prix d'achat se situerait nettement en dessous de cette fourchette.
 
Dimanche matin déjà, une vingtaine de tracteurs avaient déversé sans incidents ballots de paille et détritus divers à Quimper devant la chambre d'agriculture, les services vétérinaires et le crédit agricole notamment. Les agriculteurs multiplient les manifestations depuis le début du mois en Bretagne pour protester contre la chute des cours des principales productions de la région (lait, porcs, volaille) et dénoncent le manque de transparence des marges de la grande distribution.

Par L.D. (AVec agence) le 15 juin 2009 à 08:05
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21 Commentaires

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  • Domiique59, le 16/10/2009 à 14h48

    Les petits agriculteurs ont déjà disparus C'est terminé la petite agriculture , regardez donc les tracteurs qu'ils ont ,pas moins de 120 cv ,donc des exploitations importantes Vous pouvez me croire lorsque j'affirme qu'ils sont riches, ils investissent des millions d'euros dans leurs exploitations pour que cela ne rapporte rien ? on ne trouve aucun terrain disponible ...? Ils se battent pour agrandir et pourquoi ? De deux choses l'une ou ce sont des imbéciles ou des profiteurs , moi, je serais pour le seconde hypothèse car je les connais très bien .....! j'ai été élevé dedans

  • Sam, le 19/06/2009 à 21h14

    Au lieu de balancer sur les agri qui triment pour vous faire vivre, pensez plutôt a leurs filer un coup de main, car il me semble qu'ils ne sont pas seuls dans cette m*rde ! Vous y êtes avec eux ! Alors eu lieu de balancer, Soyez solidaires !

  • Shabaze, le 15/06/2009 à 23h20

    Et bien moije pense qu'ils ont raison, et puis ceux qui manifeste st ceux ayant pas degros moyen contrarement ux céréaliers de beauce qui se rincent bien comme il faut...ils bénéficient d'enormes aides pour des terres afort rendement...cest abérant pour ceux qui nt du mal, barnier a raison la dessus!!faut voir ttlargent quils brassent pour un traviail qui nest en somme plus tres difficile vu es engins quilspeuvent se payer! parole de saisonnier, svp mon dieu faite moi paraitre!!!!

  • Loic, le 15/06/2009 à 22h18

    Y EN A MARRE ! après avoir fait plus de 100000? de dégâts à st brieuc, causé des acidents à guingamp à cuase du lait en poudre renversé sur la route, gonflé des centaines d'automobilistes, ils continuent... où est l'etat de droit? le droit à manifester, oui, mais pas à casser ni bloquer ceux qui ont besoin de se déplacer pour gagner leur vie. quand j'ai un différent avec qqn, je vais le voir, je prends pas en otage le voisin, moi !

  • Saturnin, le 15/06/2009 à 18h49

    La solution ne serait-elle pas de revenir à une agriculture durable et respetueuse de l'environnement et des consommateurs? Chacun de nous serait prêt à payer plus cher pour manger mieux, pas pour manger des produits à base d'engrais et de pesticides. Il faudrait aussi limiter les subventions agricoles par agriculteur et non par hectare afin de permettre de plus petite exploitations et ces subventions devraient êtredonnées en fonction de critères environnemental.

  • CaptainDangeax, le 15/06/2009 à 18h01

    Notre président, tout vert depuis la semaine dernière, parle d'une révolution sociale. Moi, je vais vous donner une idée, comme ça : parité entre le prix de vente au consommateur final et le prix d'achat au producteur. Aujourd'hui, le litre de lait bio vaut 1,20 euro. Parité à 1/3, 40 cts au producteur, pas moins. Mais s'il est payé 41 cts, le prix final a le droit de monter à 1,23 euro, pas plus. Et on applique la même règle pour le poisson, le porc, le boeuf... Avec ça, plus besoin de PAC, les paysans auront de quoi vivre. Parce qu'aujourd'hui, sans parité forte entre le prix d'achat au producteur et le prix de vente au consommateur, ce sont les intermédiaires qui s'enrichissent, au détriment de l'argent public (bah oui les subventions...) Il faut donc serrer le kiki aux affameurs !

  • Hugo, le 15/06/2009 à 16h15

    La Grande distrubtion se rince sur le dos du consommateurs..... Les agriculteurs vont crevés de la politique de la grande distribution qui actuellement sont en situation de monopole.

  • éric, le 15/06/2009 à 16h03

    Consommer français c'est trop cher !!! bientôt consommer chinois ou autre sera trop cher aussi !!!!

  • Jibe, le 15/06/2009 à 14h32

    "J'ai un problème" Vous parlez d'agriculteurs? Non je pense que ceux dont nous débattons sont simplement des industriels. Soumis aux marchés (pas ceux du centre de nos villes) mais plutôt au CAC. Ils n'ont pas hésité à couper leur lait, a faire pousser leurs légumes hors sol, a pourrir nos nappes, et, surtout dans certaines régions a couper la queue de leurs animaux, a les vacciner, a mettre des pesticides (record mondial). Bref a transformer nos campagnes et nos champs en complexes industriels agro-alimentaires. Alors aujourd'hui ils devraient non seuleument se démerder car nous sommes les payeurs, mais en plus remettre en état a tout le moins comme ils l'ont trouvé de leurs parents nos campagnes. Ils ne font plus de transhumance, nos blondes sont acheminées par camion ( merci pour le carbone), ils ont coupé leurs haies merci pour le lessivage des sols et les désormai répétitives inondations, leurs engins ne peuvent même plus circuler sur nos routes car trop larges (et quid de l'application du code de la route?)..... Non je ne les plaindrai pas, tout du moins ceux la. J'achète mon lait cru chez mon voisin, les poulets aussi et bien entendu les oeufs. J'aime bien mon voisin "Paysan ou Marraîcher", mais vous je ne pourrais mettre de majuscule à des termes professionnels usurpés. Vous êtes rentrés dans le systéme, vous le soutenez, espérant sans parler de la PAC ou autre que votre vie ressemblera au patron de Danone ou autre groupe ou coopérative. Sauf que ceux-la vous fournissent les semences, les engrais, les pesticides, les moyens et ............leur droit de vie et de mort. Juste retour

  • Damien, le 15/06/2009 à 13h48

    Eric, avant de critiquer gratuitement, vous devriez aller voir ce qu'il se passe vraiment dans une ferme française (ce ne sont pas les "lords" ou des personnes du même genre qui touchent les subventions européennes en France). Demandez vous aussi pour quelles raisons la Grande Bretagne n'est pas un pays leader en production agricole. Réfléchissez aussi à ce qu'il se passera si l'on (la France et l'Europe) perdait notre autonomie alimentaire (cf Afrique) et comment seraient nos campagnes sans eux. Qu'ils ferment leur exploitation s'ils sont en situation de faillite? Mais c'est ce qu'ils commencent à faire... simplement cette fois-ci ce n'est pas juste les plus faibles qui vont disparaître mais bien la majorité si rien ne change. Ces gens aiment leur métier, leurs animaux et la nature, c'est donc normal qu'ils se défendent... trop violemment peut-être certes; mais apprenez que dans le monde agricole français, on ne se plaint pas vite et on travaille durement, donc quand la limite est atteinte, cela explose d'autant plus fort. Enfin, je concluerais sur un fait qui ne parait pas évident à certains : les paysans se passeraient volontiers des subventions européenes s'ils pouvaient vivre du fruit de leur travail... ne croyez pas que ce sont des assistés.

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