Barnier réunit les professionnels pour trouver "un compromis"

le 03 juin 2009 à 08h28 , mis à jour le 03 juin 2009 à 12h46

Les producteurs de lait et les industriels ne sont pas parvenus à un accord mardi soir sur les prix du lait pour 2009. Michel Barnier appelle à poursuivre les discussions.

Lait

Les douze heures de négociations n'ont débouché sur rien. Industriels et producteurs de lait ont échoué une fois de plus à se mettre d'accord dans la nuit de mardi à mercredi sur les prix du lait pour 2009, a indiqué la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL). La rencontre, qui s'est tenue sous l'égide des deux négociateurs nommés par le gouvernement, avait débuté en début d'après-midi et s'est terminée à 02h45. "Il y a eu rupture des négociations, les positions de chacun étaient trop  éloignées", a expliqué un négociateur de la FNPL qui représente les producteurs. "Les écarts de prix sont restés trop importants", a-t-il ajouté. Alors que  les industriels ont proposé 276 euros pour 1000 litres, les éleveurs laitiers sont restés sur leur position de 290 euros pour 1000 litres.
 
"Aucune nouvelle réunion n'est prévue", a encore indiqué le négociateur de  la FNPL. Cette nouvelle rencontre s'est tenue sous la pression conjointe des  producteurs, fortement mobilisés sur le terrain, et celle du gouvernement qui a appelé à plusieurs reprises à un "prix juste" pour les éleveurs et à une issue rapide du conflit.
 
Risques de débordements
 
Après l'annonce de ce nouvel échec, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a annoncé qu'il allait recevoir ce mercredi les professionnels. "Je vais réunir les présidents des trois familles (producteurs, industriels  et coopératives) dans mon bureau pour évaluer la discussion et favoriser un accord sur le prix le plus juste possible qui sera un prix de compromis", a  déclaré le ministre sur LCP. Mais, a-t-il précisé, "ce n'est plus le gouvernement qui fixe les prix du lait". "C'est au Cniel (comité national interprofessionnel de l'économie  laitière), l'interprofession, d'aboutir à un prix entre ce que demandent  les éleveurs et ce que proposent les industriels". Michel Barnier "espère que l'on aboutira dans les heures ou les jours qui viennent" à "un prix d'orientation pour assurer une visibilité sur toute  l'année". Le ministre s'est par ailleurs déclaré "prêt à accompagner" la trésorerie des producteurs, mais sans préciser l'enveloppe et les modalités de cette aide.
 
La réunion de mardi, qui avait été qualifiée de "la dernière chance" par la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL), était consacrée exclusivement à la question du prix. Il y a d'autant plus urgence que le prix du lait collecté en mai n'est toujours pas fixé. La FNPL a mis en garde à plusieurs reprises contre d'éventuels débordements  sur le terrain si aucun accord n'était conclu avant le 5 juin, date à laquelle les entreprises vont commencer à préparer les payes pour les livraisons de mai. Les industriels pourraient, comme ils l'ont fait pour le lait d'avril, fixer eux-mêmes le prix, une décision qui a débouché sur une baisse de 30% des prix par rapport à l'an dernier et a entrainé la colère des producteurs.
 
D'après agence

le 03 juin 2009 à 08:28
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5 Commentaires

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  • Pepone, le 03/06/2009 à 22h27

    Qui a dérégulé les prix du lait sinon le gouvernement et que fait le copain de Sarko president de la fnaim Alors les agriculteurs la prochaine fois que vous voterez réfléchissez C'est fini le temps de Chirac ou celui ci allait toucher le cul des vaches Maintenant c'est la visite en 30 minutes avec 500 flics devant et derriere et un verre d'eau aux produits du terroir C'est fini le pain blanc il n'y a que la finance qui en mange tout le reste mange du pain bis alors bienvenue au club

  • Nossim, le 03/06/2009 à 13h09

    Barnier ce n'est pas un ministre mais le pere noel des agriculteurs chaque mois il leur fait des gros chèques parce que la météo n'est pas bonne les cours pas assez hauts ... Rien que la PAC c'est 9 milliards d'euros d'argent de nos impots chaque année. Visiblement les français préférent payer pour engraisser 600 000 agricukteurs que pour la santé de 60 millions de français.

  • René, le 03/06/2009 à 13h05

    Exact, Rwan de Quimper, qu'on commence par interdire les fameuses marges arrières sur les produits de première nécessité comme le lait. Les producteurs de lait on tout à fait raison de s'insurger contre le profit des industriels. Et les consommateurs sont sympathisants à leur cause. Non seulement les prix baissent à l'achat, mais il augmente à la revente finale. Que les industriels n'invoquent pas la crise, car le lait n'est franchement pas concerné par ce genre d'argument. Qu'ils revoient donc plutôt à la baisse leur marge bénéficiaire, car après l'avoir considérablement augmentée, il serait de bon augure qu'elle retrouve une valeur décente, à la faveur de ceux qui peinent pour les enrichir.

  • JJD, le 03/06/2009 à 10h00

    On aura encore droit à voir brûler des pneus et à la belle fumée cancérigène que nous pourrons respirer. Pourrait on faire comprendre à n'importe quel manifestant et pour n'importe quelle cause de ne pas faire cela. Cela doit faire 10 fois que je poste ce mail et jamais il n'apparaît dans le courrier lecteurs. Bizarre non????

  • RWAN, le 03/06/2009 à 09h58

    Pourquoi ne force t on pas les grandes surfaces a participer a ces reunions ce sont elles qui prennent le plus de marge faut arreter les conneries a ce rythme certaines laiteries fermeront et qui achetera le lait des producteur?

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