Les salariés mettent la pression sur la direction

le 11 juin 2009 à 09h59 , mis à jour le 11 juin 2009 à 16h26

Près de mille salariés ont manifesté jeudi devant le siège de Rueil Malmaison contre les 820 suppressions d'emplois annoncées par le fabricant de pneus.

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Les "Goodyear" ne désarment pas. Entre 700 et 900 salariés ont manifesté jeudi devant le siège de la société, à Rueil Malmaison, dans les Hauts-de-Seine. Ils entendaient ainsi protester contre les 820 suppressions d'emplois annoncés par le fabricant de pneus à Amiens, alors que s'est tenue jeudi la première réunion du Comité central d'entreprise depuis l'annonce le 26 mai des suppressions d'emplois.

La vingtaine de gendarmes mobiles qui étaient postés devant l'immeuble pour l'occasion ont été la cible d'une pluie d'oeufs, de poignées de terre et de pétards, utilisant plusieurs fois du gaz lacrymogène pour faire reculer des salariés. Dans un communiqué à l'issue du CCE, la direction a indiqué que deux membres des forces de sécurité avaient été blessés.

"Aller chercher du fric"

De leur côté, les syndicats ont annoncé leur intention de déposer des recours en justice pour contester le plan social, notamment pour délit d'entrave et pour dénoncer le nombre de suppressions de postes. "Nous allons aller en justice le plus vite possible pour faire annuler ce plan social (...). Si cette bataille est perdue, l'autre bataille sera d'aller chercher du fric", a lancé au micro, juste avant la réunion, Mickaël Wamen, responsable CGT de l'usine d'Amiens-nord. Plusieurs élus de la région, dont le maire socialiste d'Amiens, Gilles Demailly, étaient présents. "Ce qui est inadmissible, c'est qu'on profite de la crise pour tenter de faire passer des licenciements qui n'ont pas vraiment de cause économique", a déclaré le conseiller général socialiste du canton d'Amiens-nord, François Lec.

Goodyear-Dunlop, qui emploie 3500 personnes en France, avait annoncé le 26 mai le licenciement de 820 personnes sur 1400 dans son usine d'Amiens-nord, invoquant la crise automobile. La direction du groupe met en avant le refus de la CGT d'accepter sur le site, en juillet 2008, une nouvelle organisation du travail en "4x8", accompagnée par "un plan de modernisation comprenant 52 millions d'euros d'investissements sur trois ans". "Chez Continental, ils ont signé et voyez où ils en sont", a répondu M. Wamen. Selon les salariés, le site d'Amiens-Nord tourne au ralenti depuis le 26 mai, en produisant environ 3000 pneus par jour contre 9000 il y a quelques semaines et 23.000 au plus fort de sa production.
 
D'après agence

le 11 juin 2009 à 09:59
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2 Commentaires

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  • Ouioui, le 11/06/2009 à 18h17

    Le WAMEN conduit les salariés au fond du gouffre, il faut pas qu'il rêvé jamais il n'obtiendra 50 000 euros.

  • Michel, le 11/06/2009 à 11h32

    L'industrie automobile US étant en pleine déconfiture, c'est bien dommage pour tout le monde. Mais,je vois mal ce fabricant de pneumatique faire un prévisionnel 2010 positif. Sinon autres possibilités pour les employés, rentrer dans le capital de cette firme, ce qui pourrait permettre au facturier de pouvoir réinvestir rapidement tout en évitant les ondes de chocs négatives d'une faillite industrielle. Cà s'appelle "être actionnaire".

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