L'usine Kléber de Toul du groupe Michelin © TF1Plus d'un millier de personnes dont des élus du Bassin minier ont manifesté samedi après-midi à Montceau-les-Mines pour "soutenir les Michelin" touchés par 477 suppressions de postes sur les 1.400 du site. "Tous ensemble, tous ensemble" scandaient les manifestants, qui se sont rassemblés dans le calme devant la mairie à l'appel de la CGT et de Sud, après avoir défilé dans la ville. Prenant la parole, Serge Allègre, secrétaire général de la CGT Michelin, a dit son "écoeurement devant le mur que présente la direction, qui refuse tout dialogue et toute proposition". "Michelin avait une marge d'exploitation de 3,5% et ils veulent monter à 10% et c'est pour cela qu'ils suppriment des emplois", a-t-il affirmé.
De son côté, le maire PS de Montceau-les-Mines, Didier Mathus s'en est pris au gouvernement. "Le gouvernement soutient Michelin dans son entreprise de démolition avec 1.093 suppressions d'emplois, dont 477 à Montceau, en ne dénonçant pas le plan de restructuration", a-t-il lancé. Egalement présent, le député PS Arnaud Montebourg, président du conseil général a appelé "au combat pour faire plier l'indécence des actionnaires qui en même temps qu'ils décident de supprimer 1.093 emplois en France annonce un investissement d'1 milliard d'euros pour une usine en Inde". "L'indécence de Michelin, c'est elle qui provoque la révolte", a ajouté le député, appelant à ce que "le plan de relance ne serve pas uniquement aux banques, mais aussi à maintenir l'outil de travail".
Le bras de fer devrait se poursuivre cette semaine avec le début des négociations sur le plan de restructuration, programmé lundi par la direction de Michelin, au grand dam des syndicats, qui veulent attendre le rapport de l'expert désigné par le comité d'entreprise. Michelin a annoncé le 17 juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 en France et la fermeture d'une usine près de Lille, en promettant qu'aucun licenciement n'aurait lieu. Parallèlement, la direction ouvrira dès septembre un plan sur trois ans de départ volontaire sur tous ses sites, pour 1.800 salariés, ce qui devrait conduire à quelque 3.000 postes en moins en France à l'horizon 2011.
(D'après agences)
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