Des grandes surfaces déjà victimes de ruptures de stock

le 12 juin 2009 à 07h12 , mis à jour le 12 juin 2009 à 23h05

Dénonçant les marges des grandes surfaces, les agriculteurs bloquent depuis jeudi soir deux tiers des plateformes d'approvisionnement.

Certains supermarchés déjà victimes de pénurieDeux tiers des plate-formes d'approvisionnement sont bloqués par des agriculteurs en colère. Conséquence, certains rayons commencent à se vider. Le point. © eTF1

Les agriculteurs sont remontés et ils entendent le faire savoir. Depuis jeudi soir, ils bloquent deux tiers des plateformes d'approvisionnement des grandes surfaces afin de dénoncer leurs marges. La mobilisation est plus importante que prévu et déjà les ruptures d'approvisonnement commencent à toucher certaines grandes surfaces. "Selon les enseignes, les ruptures d'approvisionnement peuvent aller jusqu'à 25% des produits laitiers", estime la Fédération du commerce et de la Distribution. Une situation qui "risque encore de s'aggraver avec le pic de consommation que l'on connaît traditionnellement le week-end". Selon la fédération, "si la situation ne se débloque pas immédiatement, plus de 50% des produits laitiers ne manqueront dès demain ou lundi dans les linéaires".

Vendredi après-midi, 41 plateformes sur 60 étaient bloquées par quelque 7000 agriculteurs, sur tout le territoire, à l'exception de l'Ile-de-France et du Nord-Pas-de-Calais. La FNSEA, principal syndicat agricole, réclame notamment la création d'un "dispositif d'encadrement des marges" des grandes surfaces, déplorant les effets pervers de la LME. Ce texte, adopté il y a près d'un an, "a conféré à la distribution un pouvoir de négociation encore plus grand qui, aujourd'hui, se répercute lourdement sur les équilibres économiques de leurs fournisseurs et par là même sur ceux des producteurs", déplore le syndicat, qui estime également que l'Observatoire des marges, mis en place en décembre 2008, "ne fonctionne pas". La FNSEA attend par conséquent "des engagements réels" de la part des industriels, des coopératives et de la grande distribution.

La transparence des prix

Face à la grogne des agriculteurs, le ministre de l'Agriculture  Michel Barnier a d'abord assuré que le gouvernement était disposé à envoyer des inspecteurs du ministère des Finances dans les grandes surfaces ne jouant pas "le jeu de la transparence" sur les marges des produits agricoles. En milieu d'après-midi, le ministère a également annoncé que les agriculteurs seront reçus samedi à 10 heures par Michel Barnier et Luc Chatel, le secrétaire d'Etat à l'Industrie et la Consommation. La rencontre se tiendra à Bercy en présence des présidents de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs et portera notamment "sur la transparence dans la formation des prix alimentaires et sur les conditions d'application de la loi de modernisation de l'économie en matière de relations commerciales".

Après cette annonce, les agriculteurs du Puy-de-Dôme et de l'Allier ont décidé de lever leur blocage, estimant avoir "réussi à attirer l'attention des gens sur le problème des marges avec la grande distribution". Levée du blocage également de la plate-forme Aldi de Cavaillon, dans le Vaucluse, dans l'attente de la réunion de Paris et d'une autre mardi en préfecture. En Loire-Atlantique, les agriculteurs ont aussi levé vers 22 heures leurs barrages qui bloquaient depuis plusieurs jours deux centrales d'achats à Sautron et Saint-Etienne-de-Montluc, selon la FRSEA. Déterminés à obtenir gain de cause, la plupart des manifestants maintenaient toutefois la pression sur le terrain vendredi en début de soirée. Prévu pour durer 48 heures, le mouvement avait débuté officiellement jeudi soir, mais a en fait commencé depuis plusieurs jours dans le Grand Ouest à l'initiative d'éleveurs en colère contre le récent accord sur le prix du lait, jugé très insuffisant.

D'après agence

le 12 juin 2009 à 07:12
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116 Commentaires

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  • Liz, le 13/06/2009 à 12h55

    à Sam tu sais ne comparre pas les agriculteurs qui ne comptent pas lur nombrede travail par jour et qui ont leurs banquiers derrière eux si l'argent ne rentre pas et les fonctionnaires qui stressent parce qu'ils ont un peu plus de travail en période fiscale ce n'est pas leur argent et ils n'ont pas le risque de perdre tout c'est à dire maison, outils de travaillent et famille. Tu sais je cotois les 2 mondes des fonctinnaires aux impôts et des agriculteurs. Je ne lancent la pierre à aucun des 2 mais je les recpecte car chacun a choisi sa fonction mais va à la rencontre d'agriculteurs et tu verras que c'est un métier très pénible. Tous derrière les agriculteurs mais aussi les exploités du système que nous sommes !

  • Fabr, le 13/06/2009 à 10h22

    Boycotter les hyper supermarchés !

  • Caponeal, le 13/06/2009 à 10h17

    Bientôt en 2015, les agriculteurs subventionnés consommeront leur lait à la ferme, et les industriels/distributeurs s'approvisionneront ailleurs

  • Caponeal, le 13/06/2009 à 10h15

    Les agriculteurs, on ne les a pas trop entendus en 2007 quand les prix du lait FLAMBAIENT! Ils pensaient sans doute que ça allait durer alors qu'ils ont des prix exorbitants par rapport aux cours mondiaux Seules les associations de consommateurs attiraient l'attention Mais voilà, il y a eu la loi LME, la concurrence internationale, et la chute de la demande

  • Caponeal, le 13/06/2009 à 10h10

    La VERITE, c'est que les produits laitiers fançais payés aux agriculteurs sont déjà les plus élevés du monde... 360 euros aux 1000 litres contre 250 ailleurs en Europe Peut on m'expliquer comment empêcher Neslé ou Danone d'acheter sur les marchés mondiaux? De plus la demande européenne et mondiale est actuellement en chute libre, ce qui pèse encore plus sur les prix

  • Yoyo, le 13/06/2009 à 08h36

    Ce site n'a pas le courage de publier toutes les réactions

  • Bernard, le 13/06/2009 à 06h14

    Bien que sois fonctionnaire, je soutiens à fond les agriculteurs. Chaque fois que je mange, je pense aux agriculteurs ou aux paysans de France ou de l'étranger ,qui ont souvent travaillé dur pour me nourrir. Ils ne doivent pas céder avant d'obtenir une juste rémunération de leur travail, c'est à dire ne pas devoir mendier des subventions payées avec nos impôts. Quand les magasins seront vides depuis plusieurs jours, il faudra bien leur proposer des prix d'achats décents. Ce mouvement devrait se faire au niveau Européen, pour faire plier Mr Baroso et ses sbires, qui s'empiffrent presque tous les jours de petits fours dans les réceptions, et qui attraperaient plein d'ampoules aux mains et de crampes, si on leur demandait de jardiner.

  • Marie, le 13/06/2009 à 06h12

    Bravo aux agriciulteurs et Merci. Ils travaillent dur pour êre sous payés. Et où sont les grandes fortunes? Carrefour, Leclerc et j'en passe ou de jeunes caissières ont des salaires de misère pour des horaires dépassant souvent les 35h. Un monde à changer, les prix ont augmenté et les poids baissé pour que certains en profitent largement trop. On devrait acheter directement aux agriculteurs ça contenterait tout le monde. A étudier.

  • Pierre, le 13/06/2009 à 05h58

    Enfin !! Organisez votre propre reseau de distribution de produits frais. Ecoutez ce que veulent les consommateurs. Regardez le concept Wholefood aux Etats Unis. Profitez de la crise pour changer votre modele. Prenez votre destinee en mains plutot que de la laisser a d'autres et de vous plaindre.

  • Clementine, le 13/06/2009 à 01h35

    Tout a fait d'accord avec eux, abert de Lille a tout résumé. marre de ces marges incroyable qui ne profite qu' a la grande distribution car nous payons toujours le prix fort .merci aux agriculteurs qui fond un métier de plus en plus dur pour des salaires minables. depuis l'euro les prix ont tripler et c'est toujours pour les mêmes! j'en ai ras le bol de payé mon camembert plus de 2 euros et ma salade 1 euros réveillez-vous et convertissez en franc ça calme. nous devrions tous être solidaire et accepter de payé uniquement le juste prix. pour ma part si on achetait directement aux agriculteurs avec des passages de camion ou pour les plus chanceux a la ferme et bien peu être... dans un monde idéal tout le monde aurait de quoi s'acheter a manger des produits de qualité a des prix raisonnable mais bon ...

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