Image d'archives © TF1/LCIVisite sous haute tension en perspective pour Nicolas Sarkozy. Alors que le président est attendu pour deux jours à la Guadeloupe et la Martinique, à partir de jeudi, les syndicats lui préparent un comité d'accueil bien senti. A la Guadeloupe, le syndicat LKP a ainsi appelé ses militants à une "semaine de mobilisation", qui coïncide avec la venue de Nicolas Sarkozy. Rappelons que le LKP est à l'origine d'une grève générale de six semaines en début d'année en Guadeloupe.
Ainsi, à la Guadeloupe, environ 200 militants du LKP se sont massés dès lundi soir, au premier jour de la "semaine de mobilisation" du collectif, à l'intérieur et devant un immeuble du Pôle emploi dans la banlieue de Pointe-à-Pitre. Des militants et dirigeants du LKP s'étaient tout d'abord rendus lundi au Pôle emploi pour y renouveler leurs revendications au sujet des "contrats aidés", financés en tout ou partie par l'Etat et dont ils revendiquent la consolidation des emplois et l'augmentation des rémunérations. Par ailleurs, les stations-services des environs de Pointe-à-Pitre, dont les accès demeurent obstrués depuis lundi matin par des barricades de pneus et palettes, sont "bloquées totalement", a précisé un communiqué du syndicat UGTG des pompistes.
Nicolas Sarkozy doit se rendre jeudi en Martinique, puis vendredi en Guadeloupe, dans le cadre des états généraux de l'outre-mer lancés officiellement par le gouvernement le 21 avril. Il sera accompagné par Michèle Alliot-Marie (ministre de l'Intérieur), Yves Jégo (secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer) et Patrick Karam (délégué interministériel). Ce qui se veut "la plus grande consultation jamais réalisée en outre-mer" se poursuit jusqu'en juillet. Sans le LKP, qui boycotte les réunions.
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