Nicolas Sarkozy arrive à Fort-de-France, le 25 juin 2009 © TF1-LCI
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> Domota rencontrera-t-il Sarkozy ? |
"Je suis persuadé que le statu quo n'est pas possible." Nicolas Sarkozy s'est engagé jeudi à trouver des solutions et à rechercher l'apaisement aux Antilles françaises quatre mois après les émeutes contre "la vie chère". Le président français, accompagné de son nouveau ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et de la secrétaire d'État à l'Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, Guadeloupéenne d'origine et fille de la sénatrice UMP Lucette Michaux-Chevry, a entamé à Fort de France une visite en Martinique et en Guadeloupe par un hommage de la nation aux "dissidents" antillais de la Seconde Guerre mondiale et l'ouverture des états-généraux de l'Outre-mer. "Bien sûr, il y a des difficultés depuis très longtemps. Il faut trouver une solution, apaiser les choses et apporter une réponse à la fois à la demande d'égalité et d'identité", a dit Nicolas Sarkozy à la presse, à l'issue de la cérémonie.
"Je vais m'y consacrer pendant ces deux jours. Je vais rencontrer beaucoup de gens, écouter, faire des propositions, on prendra des décisions au mois d'octobre. En tout cas, je suis persuadé que le statu quo n'est pas possible", a-t-il ajouté. En octobre, un conseil interministériel tirera les conclusions des états généraux de l'Outre mer. "On ne peut pas gérer un département au coeur de la Caraïbe comme un département de la métropole, c'est une évidence", a insisté Nicolas Sarkozy. Dans son discours, le chef de l'Etat a souligné "qu'à l'heure où certains ont pu douter, dans un contexte de crise, de la force du lien qui nous unit", avoir voulu rappeler "ce que pouvait avoir de concret le fait de vivre un destin commun." "Notre histoire est partagée, nos sangs sont mêlés et c'est un ciment que nul ne pourra jamais brider", a-t-il dit.
Pas de rencontre Sarkozy-Domota hors états généraux
"Je parlerai avec tous ceux qui veulent me parler", a aussi affirmé Nicolas Sarkozy, répondant à une question sur une éventuelle rencontre avec le leader du collectif LKP, Elie Domota, en pointe lors de la crise antillaise. Le président ne devrait pas rencontrer le leader et porte-parole du LKP à moins que ce dernier n'accepte de se rendre à la réunion des états généraux que Nicolas Sarkozy doit présider durant son séjour dans l'île, avait auparavant affirmé le préfet dans un communiqué.
Or le LKP refuse depuis le début de participer à ces états-généraux, lancés le 19 février par Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise, considérant qu'ils ne font qu'entériner des décisions déjà prises à Paris. Elie Domota a pour sa part indiqué jeudi "qu'aucune invitation n'a été faite au LKP pour rencontrer le président de la République" lors de son déplacement en Guadeloupe et a accusé "l'Etat, allié au patronat, de revenir" sur les accords conclus après la grande grève du début de l'année.
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