Image d'archives © TF1/LCIIl y a eu le cas de Sony à Pontonx-sur-l'Adour, ceux de 3M à Pithiviers, de Caterpillar à Grenoble, de Scapa dans l'Ain, de Faurecia dans l'Essonne, de FM Logistic à Woippy, de la papeterie de Malaucène... La liste des dirigeants d'entreprise séquestrés par des salariés menacés de perdre leur emploi s'allonge semaine après semaine. A tel point que la séquestration, en quelques mois de crise, semble devenue une préoccupation réelle chez un certain nombre de cadres d'entreprise.
Le dernier cas en date est celui du sous-traitant automobile Raguet à Monthermé, dans les Ardennes. Trois membres de la direction sont retenus dans l'enceinte de l'usine par des salariés qui protestent contre un plan de 73 licenciements. "L'usine est bloquée depuis ce matin et on a enfermé au moins pour cette nuit le directeur général, le directeur financier et le directeur des ressources humaines", a déclaré Pascal Baudouin, délégué CGT de l'entreprise.
Une baisse d'activité de 62% depuis mai
La direction a annoncé lundi son plan social aux 187 salariés du site spécialisé dans l'usinage de pièces ferroviaires, d'attelage et de poids lourds, lors d'un comité central d'entreprise. Selon Pascal Baudouin, les salariés "en colère" refusent en bloc les suppressions de postes et le plan social proposé.
La crise du site est patente et l'activité de l'entreprise en chute libre, ce que ne nient pas les salariés : "On observe une baisse d'activité de 62% depuis le mois de mai" explique le délégué CGT de Raguet. Mais il reproche aussi à la direction des "dysfonctionnements qui ont fait perdre beaucoup d'argent à l'entreprise".
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





