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Le président de la République se rend jeudi et vendredi à la Martinique et en Guadeloupe pour apporter sa pierre aux états généraux ouverts afin de tenter de remédier à une crise politique et sociale persistante. Annoncée pour le coup d'envoi de cette grande consultation, la visite du chef de l'Etat, la troisième de son quinquennat en outre-mer après la Guyane et la Martinique l'an dernier, est restée longtemps suspendue à un "retour au calme" après l'agitation du début d'année.
Mais le calme actuel semble précaire puisque les syndicats préparent à Nicolas Sarkozy un comité d'accueil bien senti. A la Guadeloupe, le syndicat LKP a ainsi appelé ses militants à une "semaine de mobilisation", qui coïncide avec la venue de Nicolas Sarkozy. Rappelons que le LKP est à l'origine d'une grève générale de six semaines en début d'année en Guadeloupe. Du côté de l'Etat, on prend les devants en cas de débordement : 900 gendarmes mobiles ont été dépêchés pour prévenir toute violence.Et, preuve s'il en est que la tâche s'annonce rude pour Sarkozy et sa nouvelle secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Marie-Luce Penchard (lire notre article), le leader du collectif LKP, Elie Domota, estime que les "états généraux sont un échec total" dans un entretien au Parisien paru mercredi.
"Dans la réalité, rien n'a changé"
"C'est un débat de bureaucrates et d'experts" estime le secrétaire général de l'Union Générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG) qui prévient que "pour cacher la vérité, on va dire que cela a été la plus grande consultation qui a jamais existé sur l'outre-mer". Lundi à Versailles, le président a évoqué la question de l'égalité à propos de l'outre-mer en promettant de dégager des moyens. Elie Domota affirme que "c'est en totale contradiction avec les décisons qui sont prises en Guadeloupe d'autant que la discrimination raciale à l'embauche ne fait que s'accentuer contre les Guadeloupéens" et que "dans la réalité rien n'a changé, bien au contraire".
Domota affirme, par ailleurs, ne pas avoir été invité à rencontrer le président de la République au cours de son séjour dans l'île. De son côté l'Elysée explique au contraire que le leader du LKP a été invité "à plusieurs reprises ces derniers jours, tous comme les autres responsables syndicaux".
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