Image d'archives © TF1Licenciement éclair pour les 25 salariés d'une entreprise iséroise de mécanique industrielle, Constructions Mécanique Bernard, basée à Pontcharra. C'est, tout d'abord, par une simple note de service qu'ils ont appris le 24 juillet la liquidation de leur société et leur licenciement. Une annonce faite en toute illégalité, le tribunal de commerce de Grenoble n'ayant officiellement ouvert que mardi la procédure de liquidation de l'entreprise.
Le délégué du personnel, André Dufayard, de la CGT, témoigne : vendredi dernier, vers 11 heures, le PDG de CMB "m'a appelé au téléphone pour m'annoncer la liquidation de l'entreprise", explique-t-il. Dans la foulée, une note de service a été distribuée au personnel, stipulant que "le tribunal de commerce de Grenoble (procédait) à la liquidation judiciaire" de la société. "En conséquence, à compter de ce jour, vendredi 24 juillet 2009, à 12 heures", la société CMB est "fermée et l'ensemble du personnel licencié. Un courrier sera adressé à chaque membre du personnel par le mandataire", ajoutait la note, publiée mardi dans le quotidien régional Le Dauphiné libéré. Une méthode pour le moins expéditive, surtout lorsque l'on sait que chez CMB, les salariés ont en moyenne entre 20 et 40 ans d'ancienneté.
L'avocat reconnaît une "maladresse"
"Cela nous a vraiment surpris. Depuis un moment, il y avait une baisse des commandes mais ça avait tendance à revenir. Le patron ne nous avait rien dit et ça faisait trois semaines qu'on ne le voyait plus", a souligné André Dufayard.
Le délégué du personnel affirme avoir tenté en vain de contacter son PDG, actuellement hospitalisé, sa secrétaire refusant de lui donner ses coordonnées. Ne sachant que faire d'autre, lundi, les salariés se sont présentés à l'entreprise, où ils ont trouvé l'accès fermé par un cadenas.
De son côté, l'avocat du PDG de CMB, Me François Pasquier, tout en reconnaissant une certaine "maladresse" dans l'annonce des licenciements, a souligné que le cadre légal de la procédure avait été respecté. En chambre du conseil le 22 juillet, "le juge nous a annoncé qu'il liquiderait la société et a recommandé" au PDG d'inviter les salariés "à rentrer chez eux", dans l'objectif "de protéger les actifs", a souligné l'avocat.
D'après agence
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