Estrosi promet : ni délocalisations, ni fermetures de sites

le 28 juillet 2009 à 21h14 , mis à jour le 28 juillet 2009 à 21h22

Le ministre de l'Industrie a reçu mardi une délégation de salariés d'Alcatel-Lucent, qui a annoncé la semaine dernière un projet de réduction d'environ 850 postes sur deux ans.

Images RFO Christian EstrosiChristian Estrosi © Images RFO

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a assuré mardi qu'il n'y aurait pas de fermetures de sites en France, ni de délocalisations d'emplois dans le secteur Recherche et Développement (R et D) chez Alcatel-Lucent, après avoir rencontré à Bercy une délégation de salariés. "Il n'y aura aucune délocalisation des emplois de R et D" et, concernant les sites du groupe, "aucun d'entre eux ne connaîtra de fermeture sur le territoire national", y compris celui de Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), a assuré M. Estrosi, qui a qualifié Alcatel-Lucent de "fleuron de l'industrie française".

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Les salariés du site de Sophia-Antipolis, où travaillent 32 personnes, étaient en grève mardi, pour dénoncer un projet de fermeture. "J'ai des garanties de la part de la direction d'Alcatel, à laquelle je vais demander des confirmations parce que les salariés m'ont apporté un certain nombre d'éléments importants pour le dossier", a ajouté M. Estrosi, qui est aussi maire de Nice. Christian Estrosi avait assuré vendredi que l'équipementier en télécommunications "ne procèderait à aucune délocalisation à l'étranger" dans le cadre de la restructuration annoncée la veille. Mais les syndicats avaient soutenu que 150 emplois allaient être externalisés.
 
Alcatel-Lucent, qui compte près de 11.000 salariés en France, a présenté la semaine dernière aux représentants du personnel un projet de réduction d'environ 850 postes sur deux ans, accompagné d'"un plan de sauvegarde de l'emploi principalement sur la base du volontariat". Depuis la fusion en 2006 entre le Français Alcatel et l'Américain Lucent Technologies, le groupe a lancé plusieurs plans de restructuration, totalisant 17.500 suppressions d'emplois d'ici fin 2009, dont plus de 2.000 en France.

le 28 juillet 2009 à 21:14
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7 Commentaires

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  • Marie, le 29/07/2009 à 22h10

    Tout à fait d'accord avec Nicolasleroidec, plus le gouvernement met son nez dans les entreprises c'est le désastre assuré !

  • Bob, le 29/07/2009 à 10h06

    En attendant, Alcatel-Lucent délocalise de plus en plus vers l'Inde, la Roumanie et autres pays à bas coût.

  • Bob, le 29/07/2009 à 10h05

    "Estrosi promet : ni délocalisations, ni fermetures de sites": ah bon ? Et le site de Châteaufort, où les ex-Nortel qui ont été rachetés par Alcatel-Lucent il y a 2 ans vont gicler?

  • Franky, le 29/07/2009 à 08h38

    Estrosy, ne connait rien mais alors rien a l'industrie...Pauvre France

  • Antonio, le 29/07/2009 à 07h29

    Il est rassurant de constater que notre gouvernement sait infléchir les décisions du management des entreprises. Pour combien de temps ? Alcatel-Lucent produit des pertes en 2009.

  • Nicolasleroidec, le 29/07/2009 à 07h10

    Ce n'est pas à un ministre de décider de la politique d'un groupe industriel. Ce n'est pas non plus aux syndicats d'en décider. Ces deux sources d'intervention entrainent sytématiquement détérioration des conditions d'existence des entreprises concernées avec à la clef l'utilisation dévoyée de fonds publics et plus tard la mise au chomage et/ou la délocalisation inéluctable du personnel. Une entreprise est un être viavant qui doit s'adapter à son milieu. L'en empêcher, c'est la condamner.

  • Jean luc, le 29/07/2009 à 00h05

    Monsieur le ministre vous nous prenez pour des gogol !!!!!!!!!! ce n'est pas la premiere fois que ca arrive et il y a plein d'exemples recents et malheureusement c'est toujours les salaries qui payent !

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