
La réunion de la dernière chance aura lieu quelques heures avant la fin de l'ultimatum. Les salariés de New Fabris doivent être reçus vendredi à la préfecture, alors qu'ils réclament toujours 30.000 euros d'indemnités par employé à leurs principaux clients, Renault et Peugeot. Avant cela, les salariés de New Fabris et une vingtaine de délégations de salariés d'entreprises en difficulté (Aubade, Continental, Philips, Molex, Ford, SBFM, Goodyear, etc.) sont attendues ce jeudi après-midi pour une manifestation devant le site de l'entreprise. Le sénateur Vert de Paris Jean Desessard a annoncé qu'il serait également présent, de même qu'une délégation du NPA.
A l'issue d'une réunion au ministère de l'Industrie mercredi dernier, une prime de 11.000 euros, financée par les deux constructeurs leur a été proposée. Mais depuis, la situation est bloquée. Si les négociations de vendredi échouent, les salariés menacent toujours de faire sauter leur usine.
"D'une façon ou d'une autre, ce sera fini vendredi"
Mercredi, le coordinateur du mouvement des salariés Guy Eyermann (CGT) a estimé qu'il n'y avait "aucun dialogue avec la direction ou la préfecture". "Il faut de vraies propositions actées. Si c'est par oral, on n'acceptera rien", a-t-il martelé, dénonçant le "semblant de réunion" prévu à la préfecture vendredi. "On nous pousse à bout. Il faut arrêter de nous prendre pour des moutons de Panurge. Tout le monde attend impatiemment la manifestation, il est temps que ça se termine. Vendredi, les salariés seront appelés à voter en fin de matinée, et ils décideront. D'une façon ou d'une autre, ce sera fini vendredi", a-t-il assuré.
Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a averti jeudi les salariés qu'ils n'obtiendraient rien s'ils ne renonçaient pas à la violence. "Profondément choqué du maintien de cette attitude fermée, contraire aux engagements que les délégués syndicaux avaient pris la semaine dernière, Christian Estrosi tient à adresser un avertissement solennel aux salariés et à leurs représentants", explique le ministère dans un communiqué. "Sans une renonciation explicite et sans ambiguïté à tout recours à la menace et la violence, le protocole de fin de conflit, qui reprend tous les aspects acquis au cours de la négociation, ne pourra être mis en oeuvre", ajoute-t-il.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




