Des salariés de Michelin de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire retiennent 4 responsables © TF1/LCILa mise à pied d'un des salariés de l'usine Michelin de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire, à l'origine de la séquestration de quatre cadres mardi, a été transformée en blâme "dans un souci d'apaisement", ont annoncé les syndicats et la direction. "Nous nous sommes engagés à réduire la sanction de ce salarié en CDD d'une mise à pied à un simple blâme, sans incidence sur son salaire, et ce dans un souci d'apaisement", a expliqué Gérard Brunel, directeur du site, à la sortie d'une réunion de médiation organisée sous l'égide du directeur départemental du travail.
L'objet du conflit portait sur des sanctions disciplinaires prises à l'encontre de deux employés, dont un CDD, qui refusaient de travailler, et dont les syndicats réclamaient la levée. "C'est un soulagement, on souhaitait également l'apaisement même si on ne peut parler pas de victoire", a souligné Alexandre Piazzolla, délégué du syndicat SUD. M. Piazzolla a précisé que le deuxième salarié, menacé d'une mise à pied, passerait un entretien avec sa hiérarchie le 28 juillet. "Nous restons vigilants, notamment en cette période de départ en congés", a-t-il ajouté. "La médiation a permis d'apaiser le climat et on est plutôt optimiste", a souligné la préfecture de Saône-et-Loire, qui a par ailleurs précisé qu'une nouvelle réunion se tiendrait jeudi après-midi.
Les quatre cadres, dont le directeur du site, séquestrés plusieurs heures mardi soir par des salariés en colère, avaient quitté l'usine peu après 00H30. Michelin a annoncé le 17 juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 et la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord, 276 postes) près de Lille, promettant toutefois qu'il n'y aurait "aucun licenciement". Outre le site de Montceau-les-Mines, concerné par la suppression de 477 postes sur 1.400, l'usine de Tours est visée par 340 suppressions de postes sur 1.300.
(D'après agence)
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