Les "Molex" repartent en grève

le 07 juillet 2009 à 06h56 , mis à jour le 07 juillet 2009 à 07h03

Les salariés qui avaient, en avril, séquestré deux dirigeants de leur usine avant d'obtenir le gel de la restructuration qui menaçait leurs emplois, ont voté une grève illimitée.

Grève à l'usine de connectique automobile MolexGrève à l'usine de connectique automobile Molex © TF1/LCI

En avril, ils avaient retenu deux de leurs dirigeants pour protester contre un plan social. La direction de l'usine de connectique automobile sise dans la périphérie Nord de Toulouse, qui emploie 283 personnes, avait en effet annoncé en octobre 2008 son intention de fermer l'unité de Villemur-sur-Tarn à la mi-2009, en invoquant un problème de rentabilité. Mais les salariés contestaient le bien-fondé économique de cette décision. Manifestations à répétition, soutien des élus locaux et régionaux n'y avaient rien fait, jusqu'à ce pic de la crise : la séquestration. L'exemple avait fait école dans les semaines suivantes avec la floraison d'une série de mouvements semblables de séquestrations de dirigeants d'entreprises menacées par des plans sociaux. Les "Molex", pour leur part, avaient obtenu le gel par la justice de la restructuration.

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Aujourd'hui, les salariés relancent la lutte. Réunis lundi en assemblée générale, ils ont voté pour une grève illimitée à compter de ce mardi matin. Un nouveau mouvement lancé alors que la direction de l'usine avait engagé une nouvelle procédure de plan social. Il est justifié par le secrétaire du comité d'entreprise, Denis Parise, de la CGT : "Des réunions toutes stériles, (...) on n'a strictement rien. On n'a pas un interlocuteur décisionnaire en face de nous, on n'a qu'une boîte à lettres".

"La direction ne veut pas faire un pas de plus"

De son côté, le patron de l'usine, Marcus Kerriou, s'est "étonné qu'il y ait à ce stade ce genre de mouvement. On est en plein dans la discussion, il n'y a pas eu d'interruption. Donc je suis assez étonné de voir que c'est à ce moment qu'ils veulent commencer une grève illimitée", a-t-il souligné. "On a recommencé la procédure à zéro. Nous donnons les informations. On est en cours de discussion. C'est incompréhensible".

Mais pour Denis Parise, "on voit la volonté de la direction qui ne veut pas faire un pas de plus. On est entré dans la procédure du plan social, a-t-il par exemple cité, et la direction a refusé de prendre en charge le coût d'un Fongecif (Fonds de gestion du congé individuel de formation, ndlr) demandé par trois salariés et refusé par l'organisme : ils disent qu'ils veulent tout faire pour reclasser les salariés, et quand trois d'entre eux veulent se reclasser pour faire un nouveau métier, c'est non. Pour toutes ces raisons-là, on a compris qu'ils veulent que le plan social se déroule, (...) et s'accaparer notre outil de travail - moules et outils - pour l'envoyer aux Etats-Unis".

Pour la direction, la cessation d'activité est désormais prévue pour fin octobre. Mais pour Denis Parise, "la principale revendication des salariés est de conserver leur outil de travail".

D'après agence

le 07 juillet 2009 à 06:56
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2 Commentaires

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  • John Duff, le 08/07/2009 à 08h53

    La qualite est un savoir faire Francais.La greve en est un autre.Les deux necessitent de ne jamais etre satisfait par son travail.

  • Le gaulois, le 07/07/2009 à 11h55

    Allez y les gars foi de gaulois!.......

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