Des salariés grévistes menacent d'une explosion © TF1/LCILes onze bombonnes de gaz placées dans locaux de l'usine Nortel France SA de Chateaufort, dans les Yvelines, ont été retirées mercredi matin par les salariés grévistes qui les avaient posées là mardi. "On a réussi à arracher une réunion cet après-midi avec l'administrateur français et l'administrateur anglais pour enfin parler de nos problèmes", a déclaré Denis Vinçon, un des quatre représentants des salariés grévistes, lors d'un assemblée générale devant le site."Enfin, ça bouge", a-t-il ajouté.
"Les bombonnes de gaz, on s'en moque, ce qu'on veut, c'est être écouté sur nos revendications", a-t-il poursuivi. Denis Vinçon a également annoncé qu'une délégation sera "reçue à Gif-sur-Yvette par Valérie Pécresse", ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, mercredi soir.
"Qu'on nous prenne en considération"
Mardi, des salariés avaient menacé de faire sauter ces bombonnes s'il n'y avait pas d'avancées dans la journée de mercredi. Un représentant syndical CFTC s'était montré plus modéré. "Les employés sont très énervés", avait-t-il indiqué. "On est des cadres trop gentils, il faut passer à la vitesse supérieure" dans la mobilisation, a-t-il ajouté. "Pour l'instant, on mène ces actions pour qu'on nous prenne en considération".
Nortel France SA, filiale française de l'équipementier en communication canadien et centre de recherches sur les technologies sans fil, a été placée en liquidation judiciaire le 28 mai. Le tribunal de commerce de Versailles a assorti sa décision d'une continuation d'activité en vue de la revente et fixé au 19 août la date limite de dépôt d'offres de reprise. Parallèlement, un plan social prévoit la suppression de 480 des 680 postes. En l'absence de reprise des activités de Nortel France SA, l'ensemble des 680 employés devraient être licenciés.
D'après agence
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