Les salariés votent l'accord de sortie de crise

le 21 juillet 2009 à 19h16 , mis à jour le 21 juillet 2009 à 23h03

Les salariés étaient en grève depuis 15 jours. Ils avaient menacé pendant 24 heures de "faire sauter" le site à l'aide de bonbonnes de gaz.

Des salariés grévistes menacent d'une explosionDes salariés grévistes menacent d'une explosion © TF1/LCI

Le conflit dans la filiale  française de Nortel à Châteaufort s'est achevé mardi avec l'obtention par les salariés d'indemnités de 30 à 50.000 euros après une grève de 15 jours ponctuée  par la brève menace de faire sauter leur usine. Environ 85 % des salariés ont voté en assemblée générale pour la levée de la  grève et l'adhésion à un protocole d'accord négocié jusque dans la nuit de lundi  à mardi. L'accord prévoit un total de 30 à 50.000 euros d'indemnités par salarié, grâce au déblocage de 19 millions d'euros de crédit impôt recherche par l'Etat  et le retour de fonds bloqués en Angleterre par la société, ainsi que par la  "garantie" de bénéficier "du fruit des ventes des actifs de Nortel", ont  détaillé des salariés.

L'équipementier canadien en télécommunications Nortel s'est placé mi-janvier sous la protection des tribunaux contre ses créanciers au Canada et aux Etats-Unis et a aussi placé plusieurs filiales étrangères sous administration  judiciaire. Le site de Nortel Networks SA à Châteaufort, qui compte 680 salariés, s'est ainsi trouvé sous le coup d'une liquidation et d'un plan social visant 467  personnes. "C'est une fin pénible mais heureuse", a estimé Elie Bensaci (CFTC), qui a  souligné l'intervention "primordiale" du ministre de l'Industrie, Christian Estrosi et de ses services. "On est satisfaits dans la mesure où on est convaincus qu'on est allés au  maximum de ce qu'on pouvoir avoir", a fait valoir un des représentants des  salariés, Farid Bazizi. L'indemnité supra-légale sera la même quels que soient l'ancienneté ou le  poste des salariés.

"La violence conduit à l'impasse"

Ce qui importait au ministre de l'Industrie était "que les intérêts des  salariés licenciés soient préservés" et "que l'activité reprenne afin que nous  donnions toutes les chances d'avoir un repreneur de haut niveau, ce qui se  présente plutôt bien", a-t-il déclaré, évoquant "plusieurs offres"  sérieuses.  Les repreneurs éventuels ont jusqu'à mi-août pour se manifester. "Les menaces et la violence conduisent à une impasse, seul le dialogue  vaut", a ajouté le ministre, qui s'était rendu sur le site mercredi et dont les  services ont joué le rôle de "facilitateur" entre avocat des salariés et  administrateurs anglais et français.

Dans le sillage des salariés de New Fabris qui menaçaient de faire sauter  leur usine à Châtellerault (Vienne), les Nortel avaient également menacé mardi  pendant 24 heures de "faire sauter" le site à l'aide de bonbonnes de gaz. Parmi les grévistes, Fabrice Dinochau a dit ressentir "une grosse fatigue".  "On va enfin baisser la garde, ça va être un soulagement" même s'"il y a  toujours des incertitudes" sur les ventes. Le protocole d'accord devait être intégré dans la soirée dans la proposition  de plan social soumis au comité d'entreprise.
 

(D'après agence)

le 21 juillet 2009 à 19:16
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6 Commentaires

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  • Riri, le 22/07/2009 à 09h58

    Je réponds à Jack de Nice, qui à l'aire de jouer aux innoncants, tout ce que nous donne l'état, ça vient d'où? De nos impots forcément, vous ne pensez pas que SARKOZY ou un autre, sort cet argent d'un chapeau MAGIQUE????. On dirait qu'il y a des gens qui viennent de naitre pour poser des questions pareille?????

  • Ludo, le 22/07/2009 à 09h39

    Bravo !!! Maintenant que ces primes sont acceptées, on va avoir le droit à n'importe quoi aux futures fermetures d'usine. Je ne comprend vraiment plus comment on peut avoir confiance dans la logique humaine !!! Après le gaz viendront, les explosifs puis les enlèvements puis ... ???

  • Nicolasleroidec, le 22/07/2009 à 07h42

    Quels repreneurs? Qui voudraient de tels employés? Maintenant ils sont grillés sur le marché du travail. Qu'ils profitent bien de leurs primes (nos impôts, merci Mr. le Ministre) et se préparent à une longue traversée du désert.

  • Moi, le 22/07/2009 à 07h23

    Nos impots?????

  • Jack, le 21/07/2009 à 21h33

    Donc leur prime "machin" = nos impôts !

  • Papy mousot, le 21/07/2009 à 20h55

    Bien joué.... les actionnaires ne vont pas etre content il vont avoir du mal a gagner de l'argent en dormant avec Nortel bravo a vous malheureusement en France pour pouvoir se faire entendre il faut bien souvant employer des mesures en rapport avec les fournisseurs du pole emplois

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