Image d'archives © AbacaLes partenaires sociaux étaient réunis mercredi à l'Elysée autour du chef de l'Etat et de plusieurs ministres, à la fois pour tirer un bilan d'étape des mesures gouvernementales prises depuis le début de la crise et mener une première concertation sur l'emprunt national. Sur ce point, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il souhaitait confier à une commission, qui sera présidée par deux hautes personnalités que je désignerai prochainement, le soin de réfléchir à ce que doivent être les priorités nationales pour l'avenir".
De leur côté, les dirigeants syndicaux, en arrivant à l'Elysée, ont réclamé de nouvelles "mesures d'urgence" pour sortir du "petit braquet". "La crise sociale n'a pas vu son apogée. les problèmes sociaux sont encore devant nous", a affirmé François Chérèque (CFDT) devant la presse. Pour sa part, Jean-Claude Mailly (FO) a jugé qu'"aujourd'hui, l'essentiel ce sont les mesures d'urgence à court terme". Il a évoqué la question du pouvoir d'achat, "toujours pendante", les préretraites, "la création d'une allocation de solidarité intergénérations favorisant le tutorat (des jeunes en insertion) avec une réduction du temps de travail" pour les séniors assurant ce tutorat. Jacques Voisin (CFTC) a réclamé des "mesures très concrètes" notamment "200 euros de prime" pour les familles, "versés au moment de la prime de rentrée scolaire".
Concertation jusqu'en octobre
Dans son intervention liminaire, Nicolas Sarkozy a indiqué à ses interlocuteurs syndicaux et patronaux qu'il "examinerait" avec le gouvernement leur demandes, mais sans se prononcer dans l'immédiat. Il a rejeté implicitement de nouvelles mesures immédiates pour les jeunes, invoquant le plan d'urgence d'avril dernier en leur faveur. Il a souhaité que la ministre de l'Emploi examine avec les partenaires sociaux "les moyens de rapprocher encore la convention de reclassement personnalisée du contrat de transition professionnelle", deux dispositifs réservés aux licenciés économiques.
Selon Nicolas Sarkozy, la concertation avec les partenaires sociaux pour définir les "priorités d'avenir" doit se poursuivre "jusqu'en octobre prochain". "Nous en tirerons les conclusions dans la première quinzaine de novembre", a-t-il ajouté, confirmant ainsi le calendrier annoncé par son Premier ministre François Fillon, le 28 juin, à l'issue d'un séminaire gouvernemental. "Je vous propose en parallèle que Xavier Darcos (ministre du Travail), avec ses collègues concernés du gouvernement, vous reçoive dans les prochaines semaines et à la rentrée à l'occasion de réunions bilatérales", a-t-il également affirmé.
(D'après agence)
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