Mesures anti crise : l'heure du bilan

le 01 juillet 2009 à 07h57 , mis à jour le 01 juillet 2009 à 07h59

Nicolas Sarkozy reçoit mercredi les partenaires sociaux pour un bilan des mesures prises par le gouvernement depuis le début de la crise. Au menu également : une première concertation sur les "priorités nationales" à financer par l'emprunt national prévu début 2010.

Nicolas Sarkozy président ElyséeImage d'archives © Abaca

D'ores-et-déjà l'Elysée souligne : "Il n'y aura pas de décision prise sur-le-champ". Nicolas Sarkozy reçoit mercredi les syndicats et le patronat pour un bilan des mesures sociales prises par le gouvernement depuis le début de la crise et une première concertation sur les "priorités nationales" à financer par l'emprunt national prévu début 2010.
 
Cette rencontre, rappelle le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, ponctue un "premier semestre de fort mécontentement social" marqué par des conflits sociaux abondants et parfois durs dans les entreprises et des mouvements d'ensemble qui, à leur apogée le 19 mars, ont réuni de 1,2 à trois millions de personnes dans les rues.
 
Mais, en vue de la rentrée, les syndicats sont aujourd'hui à la recherche d'une stratégie, la protestation sociale unitaire s'étant spectaculairement effilochée à l'approche de l'été. Les syndicats ne sont pas parvenus à réorienter la politique gouvernementale: maintien du bouclier fiscal et de la défiscalisation des heures supplémentaires, baisse continue du nombre d'agents publics, absence de conditionnalité des aides aux entreprises.
 
"Les secteurs d'avenir"
 
En revanche, sous la pression des premières manifestations de l'hiver, le gouvernement a décidé en février une série d'aides aux plus défavorisés et aux classes moyennes: prime exceptionnelle de 500 euros pour certains salariés précaires, suppression des deux derniers tiers provisonnels de l'impôt sur le revenu (six millions de foyers bénéficiaires), aide accrue de l'Etat à l'indemnisation du chômage partiel, entre autres.
 
Annoncée le 22 juin devant le Congrès, la dernière initiative de Nicolas Sarkozy - donner à tout licencié économique la possibilité de garder son salaire pendant un an en échange d'une formation - devrait être abordée à la réunion élyséenne. Selon l'Elysée, il s'agit en fait d'augmenter au-delà de 25 le nombre de bassins d'emplois concernés par le contrat de transition professionnelle.
 
La rencontre de l'Elysée doit aussi servir, selon M. Sarkozy, à lancer une concertation "pendant trois mois" sur "les secteurs d'avenir" auxquels sera affecté le produit de l'emprunt. Cela "ne veut pas dire du tout la cogestion", assure son entourage, car des syndicats comme FO et la CGT se méfient de tout ce qui pourrait s'apparenter à "une union sacrée".
 

(D'après agence)

le 01 juillet 2009 à 07:57
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

15 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Philorealiste, le 16/07/2009 à 13h28

    Si Sarko voulait vraiment augmenter le pouvoir d'achat , il devrait diminuer la TVA et la TIPP , car quand on pense qu'a chaque achat , c'est 5,5 ou 18,6% qu'ils mettent dans leurs poches !! quand sur vos tiquets de caisse on voit 35 euros de TVA pour 150 d'achat , ca fait peur !! et l'essence j'en parle meme pas !! une reduction d'impots ? une goutte d'eau comparé a cette TVA !! Ammuser vous a comptabiliser le total annuel tva et vous verrez !! ca fait 2,5x votre salaire !! sans compter les retenues et cotisations j'aimerais voir ce que les gens en pensent !! et passe ce message a tout le monde ! j'enverrais bien ce message a qui de droit mais impossible d'acceder a quoi que ce soit !!

  • Max, le 02/07/2009 à 16h59

    Merci martin de Brest pour ce petit rappel ca fait plaisir de lire des réactions comme la votre avec autant de lucidité. Je pense comme vous et bon nombres de Francais n'ont qu'une obssession en avoir encore plus, je peut juste rajouter un petit truc que j'ai entendut il y a peu d'une personne agée : faudrait pas qu'il y ai une guerre.

  • A.S.S. à 57,5 ans, le 01/07/2009 à 16h55

    A 57,5 ans, seul, au chomage, je n'ai plus rien sauf l'ASS (14,96?/jour) l'APL de la CAF pour payer mon loyer, une fois celui ci payé je me nourri avec ce qui reste (toujours le moins cher, jamais d'alcool et de tabac et jamais d'écart). Je m'habille de récupération que des gens me donnent. Pas de vacances, de week end, de sorties, de cinéma, de restaurant,..... Je ne fais que respirer tant que l'air est gratuite et de regarder ce qui se passe autour de moi. Au regard de mon départ dans la vie active, je ne pensais vraiment pas finir comme cela, c'est toujours ceux qui en ont le plus qui se plaignent le plus.

  • Martin, le 01/07/2009 à 16h38

    Allez donc faire un voyage, soit en Chine, soit en Russie, soit aux USA et voyez comme on y vit, comme on n'y est (pas) soigné, comme tout est cher et comme il n'y a aucune redistribution sociale : pas de sécu, pas de CMU, pas de prime pour l'emploi, pas de retraites par répartition, pas de prime de NOël, pas de chomage, pas de minimum vieillesse, pas d'aide au logement : RIEN. Ici, des dizaines de milliards d'aides à tous. Revenez et profitez de ce paradis qu'est la France ou taisez vous!

  • Franck, le 01/07/2009 à 15h39

    @Jean de Lyon : Il ne s'agit pas de "moi, moi et moi" ici. C'est la classe moyenne (de moins en moins moyenne et de plus en plus basse...) qui s'exprime et elle est la plus importante en nombre en France. C'est d'ailleurs cette classe qui a élu NS en 2007... Résultat ? Rien pour elle et un beau bouclier fiscal pour les riches (qui sont bien peu nombreux en comparaison). Je ne vois donc pas ce qu'il y a de si méprisable dans cette manifestation de mécontentement d'une attente non comblée. Mais quand on a pas d'argument, il est de bon ton de dire que les Français ne sont que d'égoïstes râleurs.

  • Jim, le 01/07/2009 à 15h02

    Mr le Président - tenez bon! Les changements par petites touches donnent rârement de bons résultats, ce sont les révolutions dont les effets perdurent. Demander à un syndicat d'accepter ne serait-ce que l'idée d'une révolution, c'est lui demander de scier la branche sur laquelle ils est assis! Ses objectifs sont oppposition avec ceux du gouvernement (rigueur de gestion, réduction des déficits publics,...) malgré le vocabulauire utilisé. Lorsque les syndicats accepteront de dire que les patrons après tout il en faut et ils doivent faire des bébéfices pour réinvestir, le soleil aura de nombreuses rotations autour de la terre. Mr le Président, persévérez dans vos trains de réformes, de réduction des dépenses publiques, de reéquilibrage des comptes de la Sécu et des caisses de retraites ; nous vivons depuis trop longtemps au-dessus de nos moyens ... nous sommes toujours encore dans un '"ancien régime", les autres pays ont déjà franchi le pas, sautons nous aussi!

  • Jean, le 01/07/2009 à 14h25

    C'est bien français ce que je lis dans tous ces commentaires ! Moi ..... moi ... moi ..... Et moi ..... je n'ai rien eu . Pourquoi lui et pas moi ? Il a eu ça et moi je ne l'ai pas eu ! Comment faire pour essayer de grapiller quelques aides ?

  • Ivory, le 01/07/2009 à 13h36

    Jgh tu as oublié le principal verbe : " Imposer" !

  • Bruno, le 01/07/2009 à 11h46

    Vous avez vu quelque chose vous ? En tout cas, aucune réduction d'impôt, aucune aide, rien de rien pour la classe moyenne comme d'habitude ! Mais c'est vrai il vaut mieux aider les riches et les nantis du bouclier fiscal, ils en ont beaucoup plus besoin que la classe moyenne, c'est une évidence, nous on a le droit de tout juste manger, et encore !!!!!!

  • VA, le 01/07/2009 à 11h34

    T'inquietes pas Christophe, on est pareil, en couple a 2700 net par mois, avec prêt maison voitures a rembourser (il faut bien une voiture pour bosser), on se sent pas riche du tout. Et que ca soit la réduction prévu pour les achats de maison en 2007, qu'on a pas eu le droit a 2 mois près, aucun bénéfice de réduction d'impots non plus... Franchement, il ne fait pas bon être dans la catégorie basse juste au dessus des smicards. Merci sarkosy de ne pas aider, ceux qui pourraient relancer l'économie avec un minimum de moyen. Enfin, y'a pire que nous, on le sait bien, mais est ce une raison ? Travailler plus, pour gagner rien ?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience