Image d'archives © AbacaD'ores-et-déjà l'Elysée souligne : "Il n'y aura pas de décision prise sur-le-champ". Nicolas Sarkozy reçoit mercredi les syndicats et le patronat pour un bilan des mesures sociales prises par le gouvernement depuis le début de la crise et une première concertation sur les "priorités nationales" à financer par l'emprunt national prévu début 2010.
Cette rencontre, rappelle le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, ponctue un "premier semestre de fort mécontentement social" marqué par des conflits sociaux abondants et parfois durs dans les entreprises et des mouvements d'ensemble qui, à leur apogée le 19 mars, ont réuni de 1,2 à trois millions de personnes dans les rues.
Mais, en vue de la rentrée, les syndicats sont aujourd'hui à la recherche d'une stratégie, la protestation sociale unitaire s'étant spectaculairement effilochée à l'approche de l'été. Les syndicats ne sont pas parvenus à réorienter la politique gouvernementale: maintien du bouclier fiscal et de la défiscalisation des heures supplémentaires, baisse continue du nombre d'agents publics, absence de conditionnalité des aides aux entreprises.
"Les secteurs d'avenir"
En revanche, sous la pression des premières manifestations de l'hiver, le gouvernement a décidé en février une série d'aides aux plus défavorisés et aux classes moyennes: prime exceptionnelle de 500 euros pour certains salariés précaires, suppression des deux derniers tiers provisonnels de l'impôt sur le revenu (six millions de foyers bénéficiaires), aide accrue de l'Etat à l'indemnisation du chômage partiel, entre autres.
Annoncée le 22 juin devant le Congrès, la dernière initiative de Nicolas Sarkozy - donner à tout licencié économique la possibilité de garder son salaire pendant un an en échange d'une formation - devrait être abordée à la réunion élyséenne. Selon l'Elysée, il s'agit en fait d'augmenter au-delà de 25 le nombre de bassins d'emplois concernés par le contrat de transition professionnelle.
La rencontre de l'Elysée doit aussi servir, selon M. Sarkozy, à lancer une concertation "pendant trois mois" sur "les secteurs d'avenir" auxquels sera affecté le produit de l'emprunt. Cela "ne veut pas dire du tout la cogestion", assure son entourage, car des syndicats comme FO et la CGT se méfient de tout ce qui pourrait s'apparenter à "une union sacrée".
(D'après agence)
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